Cosmétique de l’ennemi

Un avion annulé, un voyageur importun…

Voilà comment débute ce court mais bien assez long roman. Quelle intensité!

Du grand Nothomb! Je voudrais te faire un résumé plus détaillé, mais un détail de plus et te voilà spoilé!

Alors on arrête là, je te parle de ma lecture plus bas.

Résumé au dos du livre:

« Sans le vouloir, j’avais commis le crime parfait : personne ne m’avait vu venir, à part la victime. La preuve, c’est que je suis toujours en liberté. »
C’est dans le hall d’un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite.
Le coupable désigné d’avance.
Il lui a suffi de parler. Et d’attendre que le piège se referme. C’est dans le hall d’un aéroport que tout s’est terminé.
De toute façon, le hasard n’existe pas.

Ce que j’en ai pensé:

Les +:

  • La folie d’Amélie Nothomb! La revoilà! Ça fait du bien!
  • Le rythme! Dès qu’on a commencé cette lecture on lit le roman d’une traite! Et pourtant, c’est acide, désagréable, suffocant.
  • L’intrigue. Sur seulement 120 pages, Amélie Nothomb te prend par la main, puis sans crier gare te colle au sol tel un judoka et te tourne, te retourne, puis finalement s’en va, te laissant au sol étourdi, ébahi. L’histoire est menée avec brio, on ne se doute pas de ce qui va suivre et ça fait du bien! Et la fin! La fin! Fracassante!
  • Les personnages! Surtout Textor Texel (quel nom!). Il est insupportable, arrogant, on en aurait presque envie de gifler le livre. Il me rappelle beaucoup Prétextat Tach (Hygiène de l’assassin), mon personnage préféré entre tous, tant il est imbuvable et sadique mais à la fois très perspicace.

Les – :

  • Je n’ai pas grand chose à dire, je ne peux pas dire que c’est un coup de cœur comme Hygiène de l’assassin, mais sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi. Peut être que les personnages manquent un peu de finesse, ou simplement que c’est ce si grand malaise que j’ai ressenti qui m’empêche de dire que c’est mon préféré. Ou peut être un impression de déjà vu?

Ma note:

17/20 J’ai adoré la folie de ce roman, relevé au moins 10 citations sur ces 120 pages, j’ai ri, j’ai été gênée, dégoûtée, renversée, surprise. Mais je n’ai malgré tout pas trouvé Textor du niveau de Prétextat.

Citations choisies:

« – Moi j’ai envie de vous casser la gueule.

– Pas de chance pour vous : ce n’est pas légal. Moi, ce que j’aime dans la vie, ce sont les nuisances autorisées. Elles sont d’autant plus amusantes que les victimes n’ont pas le droit de se défendre. »

« Qu’est-ce qui coule dans vos veines? De la tisane? »

« La vie?

– Je connais. C’est surfait. »

« C’est drôle, ce besoin qu’ont les gens d’accuser les autres d’avoir gâché leur existence. Alors qu’ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l’aide de quiconque! »

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Agatha Raisin enquête – La quiche fatale

Changement d’univers pour cette lecture, on reste en Angleterre, mais à l’époque contemporaine.

 

J’avais remarqué que ce livre ainsi que les tomes suivants étaient mis en avant à la Fnac et j’avais noté ça dans un coin de ma tête, sans pour autant m’y intéresser tout de suite. Et puis j’ai trouvé ce tome qui est le premier d’une longue série dans une boîte à livres alors je me suis dit que c’était l’occasion de le découvrir.

 

Résumé au dos du livre:

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin.

 

Ce que j’en ai pensé:

Les +:

  • Ceci est entièrement subjectif, mais je suis passionnée par l’Angleterre, donc le fait que l’histoire s’y déroule, qui plus est ailleurs qu’à Londres pour une fois, n’était pas pour me déplaire.
  • L’intrigue plutôt bien menée. On nous annonce dès le début un meurtre, et personnellement j’ai trouvé que tous les suspects avaient les mobiles parfaits pour être les meurtriers. J’ai donc deviné qui c’était à un moment, oui, sauf que je soupçonnais aussi tous les autres! 
  • Ce n’est pas une histoire prise de tête, je l’ai lu (passé les 100 premières pages) avec plaisir et j’ai ri quelques fois.

Les – :

  • Malgré le fait que ce roman ne soit pas très long (320 pages), il m’a fallu au moins 100 pages pour m’intéresser à l’histoire. Je trouvais le début sans intérêt, long et sans qu’il se passe vraiment grand chose. Mais je me dis que l’auteur a certainement pris le parti de prendre le temps de bien planter le décor étant donné que d’autres tomes vont suivre. Celui-ci est en quelque sorte une introduction, à mon avis.
  • Les personnages plutôt caricaturaux, à commencer par Agatha elle même, mélange de Miss Marple et de Bridget Jones à qui il n’arrive que des catastrophes.
  • Peut être le manque de finesse, j’ai trouvé que tout est un peu « trop » : les personnages un peu trop caricaturaux, le village un peu trop cliché, et la fin un peu trop facile. Par facile, j’entend que j’ai trouvé la chute aurait mérité d’être plus subtile alors que l’intrigue avait été si bien menée. Mais je n’en dirai pas plus au risque de vous spoiler.

 

Ma note:

14/20 J’ai eu beaucoup de mal à m’immerger dans l’histoire au début, j’ai même pensé à abandonner cette lecture, mais je suis contente d’avoir poursuivi. Passé les 100 premières pages, j’ai tout de même passé un bon moment. Je pense même que je vais donner une chance au tome 2, pour voir.

 

Citations choisies:

« Si je suis venu vous rendre visite, Agatha Raisin, c’est pour vous donner un bon conseil : n’allez pas mettre le bazar dans la vie des gens, ou alors il y aura bientôt un meurtre pour de vrai, et c’est vous qui jouerez le rôle du cadavre ! »

« Autour de cette grand-rue s’étalaient quelques ruelles désordonnées où les cottages étaient blottis les uns contre les autres comme pour se soutenir dans la vieillesse »

« Les vieilles maisons craquent et soupirent quand elles se préparent pour la nuit. »

Un monde sans fin

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De retour sur la blogosphère, je pense passer un peu de temps ici à l’avenir. J’ai plein de lectures en retard à partager, Son altesse reprend du service.

Je reviens avec ma lecture du deuxième tome de la saga Les Piliers de la Terre de Ken Follett.

Résumé au dos du livre:

1327 Quatre enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait mettre en danger la Couronne d’Angleterre.
Ce jour lie à jamais leurs sorts.
L’architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le moine dévoré par l’ambition. Mus par la foi, l’amour et la haine, le goût du pouvoir ou la soif de vengeance, chacun devra se battre pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation – secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la peste noire.

Avec Un monde sans fin, Ken Follett nous offre une nouvelle fresque historique aussi séduisante et captivante que Les Piliers de la Terre, cette superbe épopée romanesque qui avait pour cadre l’Angleterre du XIIème siècle.

Ce que j’en ai pensé:

Les +:

  • J’ai repris cette lecture il y a peu après une interruption plutôt longue, et j’ai complètement dévoré la suite jusqu’à la fin. On retrouve les mêmes types de personnages que dans le premier tome, un bâtisseur, une femme autonome et qui lutte pour sa liberté, qui n’a besoin de personne pour prendre sa vie en main, des gens perfides et d’autres violents. On retrouve aussi le monastère et le couvent, dans lesquels se déroule la majeure partie de l’histoire. Tout ça donne une impression de déjà vu, mais on est malgré tout emporté par l’intrigue.
  • Bien sûr une invitée surprise vient se greffer à la vie de l’époque (sinon comment pourrait-on se marrer deux minutes?): la peste. J’ai beaucoup aimé la manière avec laquelle Ken Follet décrit la vie et l’attitude des gens face à la maladie, l’évolution des soins et de la médecine (je n’ai en revanche aucune idée de la véracité de ces faits vis à vis de l’époque).
  • Le fait que l’auteur arrive à dépeindre si bien ses personnages que l’on en vient nous même à les adorer ou les détester.

Les – :

  • Je dois dire que j’ai eu du mal à accrocher au début avec ce tome qui se veut être la suite des Piliers de la Terre (et qui en réalité se déroule toujours à Kingsbridge, mais deux siècles plus tard, donc n’a pas vraiment de lien avec l’histoire précédente). L’histoire met du temps à se mettre en place. J’ai préféré mettre cette lecture en pause un moment, pour me tourner vers d’autres romans avant de le reprendre.
  • Des longueurs dont on aurait pu se passer dans un roman de plus de 1300 pages, surtout au début.
  • Certains personnages dont j’aurais personnellement voulu connaître un peu plus l’histoire, comme le tisserand ou Lolla, par exemple.

Ma note:

15/20 Pas aussi bon que les Piliers de la Terre pour moi, une impression de déjà vu. J’ai malgré tout beaucoup aimé ma lecture et j’ai hâte de découvrir le troisième tome quand il sortira en poche.

Citations choisies:

« La faim était plus redoutable que le fouet. Elle durait plus longtemps. »

« L’homme qui prépare les onguents et les médecines a pour nom apothicaire. Lorsque c’est une femme qui exerce cette activité, on l’appelle sorcière. »

« Il y avait une fois un évêque qui répandait des glands sur la route partout où il se rendait. Pour se protéger des lions, expliquait-il. Et quand on lui fit remarquer qu’il n’y avait pas de lion en Angleterre, il répondit: « Vraiment? C’est encore plus efficace que je ne le pensais ». »

Dracula

Cher lecteur je t’adresse toutes mes salutations les plus distinguées (je vous prie d’agréer, tout ça tout ça…). Avant toute chose, jeudi dernier j’ai regardé, comme à mon habitude, la Grande librairie et j’ai adoré cette émission tout particulièrement, surtout le témoignage de Delphine Minoui à propos d’une bibliothèque clandestine en Syrie. Ce sont des jeunes qui ont récupéré pendant plus d’un an des livres des décombres alors que la guerre éclatait tout autour d’eux et qui ont créé une bibliothèque clandestine. Je te conseille de regarder en replay l’émission en entier, mais si telle n’est pas ton intention, au moins ce passage. Cet épisode m’a vraiment fait réfléchir, et donné une seule envie : lire, lire encore et toujours plus, parce que c’est une chance immense que l’on a de pouvoir accéder à tous ces ouvrages et à autant de connaissance alors que certains sont obligés de se battre encore aujourd’hui pour ça.

J’ai donc décidé de ne pas me cantonner à un thème finalement mais de lire tout ce qui est à ma disposition, et de partager avec toi je l’espère cette envie que j’avais, mais qui s’est réellement accrue ces derniers temps.

Sur ce…

Attention coup de cœur!!! Je viens de terminer ma lecture et, oh mon dieu je me demande bien ce que je vais pouvoir lire ensuite qui pourra autant me captiver! Pas de tergiversations, on commence tout de suite!

Résumé royal:

La Transylvanie. Un voyage angoissant, un hôte aux étranges manières qui ne vit que dans les anciennes demeures, des pièces fermées à clé, l’absence de miroirs. La folie. Le somnambulisme. La maladie. Van Helsing. La non mort. Un fou philosophe. La traque.

Résumé au dos du livre:

Jonathan Harker, jeune et brillant clerc de notaire, se rend pour affaires dans les Carpates, où réside son client, le comte Dracula. Celui-ci se révèle un hôte chaleureux et prévenant, mais la curiosité incite Jonathan à pousser son exploration de l’immense château toujours un peu plus loin. A travers les lettres qu’il lui envoie presque chaque jour, Mina, sa jeune épouse restée à Londres, découvre qu’une effroyable réalité se tapit dans l’ombre de la légende…

Ce que j’en ai pensé:

Les +:

La forme du récit, entre roman épistolaire et journaux intimes, j’ai adoré.

L’ambiance et les descriptions si bien menées par l’auteur : on est aussitôt immergé dans le décor, que ce soit la Transylvanie ou l’Angleterrevictorienne, happé par l’angoisse ambiante ou les enquêtes menées par les différents personnages.

Le personnage de Van Helsing, le sage de l’équipe (tant par son savoir que par le fait qu’il ne recule d’emblée devant aucune hypothèse, aussi invraisemblable soit-elle), mais d’un humour noir qui m’a fait me tordre de rire.

Le personnage de Mina, femme forte et très indépendante pour l’époque (ce qui fait dire aux autres personnages qu’elle dispose certainement d’un cerveau d’homme, voyez un peu!), qui prend les choses en main face à certains messieurs qui n’auraient pas fait la moitié de ce qu’ils ont fait sans elle et son courage.

Et surtout, le personnage de Renfield, un fou philosophe que j’ai trouvé attachant dès le départ même si son comportement était vraiment étrange et répugnant (je n’en dirai pas plus pour vous laisser la surprise).

En parlant de fou, les descriptions de l’asile tellement réalistes, et les études du docteur Seward, contemporain de Charcot (dont l’auteur a du lire les ouvrages étant donné la précision avec laquelle il décrit les crises d’hystérie de Renfield ou l’hypnose pratiquée par Van Helsing). J’ai très envie d’approfondir ce sujet, la psychiatrie et la médecine de cette époque, si tu as des romans ou ouvrages à me conseiller n’hésite pas.

Les – :

Le personnage de Lucy que j’ai trouvé un peu exaspérante, mais c’est entièrement subjectif.

La fin un peu trop précipitée à mon goût, et en même temps je ne suis pas sûre que la lecture de quelques pages supplémentaires aurait été soutenable.

Ma note:

19/20 Coup de cœur pour moi! J’ai aimé la forme, l’histoire, l’époque bien sûr, le côté sombre et à la fois l’enquête qui prend le dessus, tous les personnages. Je conseille vivement cette lecture, pas si sanglante contrairement à ce à quoi on peut s’attendre.

Citations choisies:

« Des portes, encore des portes et toujours des portes, partout, et toutes étaient fermées et verrouillées à double tour. Il n’y a que les fenêtres pratiquées dans les murs du château qui offrent un semblant d’issue de secours.

Le château est une véritable prison et je suis donc prisonnier. »

« A cette remarque, il répondit de manière très énigmatique : « Les demoiselles d’honneur réjouissent la vue de ceux qui attendent la mariée, mais quand la mariée fait son entrée, ces mêmes demoiselles ne brillent plus du même éclat au regard de ceux qui n’ont d’yeux que pour la promise. »  »

« Vous êtes un homme brillant, ami John, vous raisonnez juste et votre esprit est ouvert et même, si je peux dire, audacieux, mais vous avez encore trop de préjugés. Vous ne laissez pas vos yeux voir ni vos oreilles entendre, et ce qui est en dehors de vos préoccupations quotidiennes ne retient pas votre attention. Ne pensez-vous pas qu’il existe des choses que vous ne pouvez pas comprendre et qui pourtant existent, que certaines personnes voient des choses où d’autres ne voient rien? Mais il existe des choses vieilles ou nouvelles qui ne doivent pas être contemplées uniquement avec les yeux parce qu’ils savent ou croient savoir des choses que d’autres hommes leur ont racontées. Ah, c’est la faute de notre science qui cherche à tout expliquer et, si elle n’y parvient pas, c’est tout simplement parce qu’il n’y a rien à expliquer. »

Le Bon Gros Géant

 

Avant de partir en vacances, j’inaugure la série de ceux que je nommerai #lesgensparticuliers avec ma première lecture : Le BGG de Roald Dahl.

Quel bonheur de me replonger dans l’écriture de cet auteur! J’avais vu avant ma lecture l’adaptation de Spielberg (qui est plutôt pas mal faite et fidèle au livre bien que peut être plus enfantine) donc je connaissais déjà l’histoire, mais quel plaisir de la lire!

Voici la bande annonce du film, si tu es intéressé(e) :

Résumé royal:

Un kidnapping. Un géant végétarien souffleur de rêves qui s’entortille dans ses mots. La frambouille. L’Avaleur de chair fraîche. La chasse aux rêves. Un cauchemard. Une idée. La reine d’Angleterre…

Résumé au dos du livre:

Sophie ne rêve pas, cette nuit-là, quand elle aperçoit de la fenêtre de l’orphelinat une silhouette immense vêtue d’une longue cape et munie d’une curieuse trompette. Une main énorme s’approche et saisit la petite fille terrifiée pour l’emmener au pays des géants. Mais heureusement, Sophie est tombée entre les mains d’un géant peu ordinaire : le Bon Gros Géant, qui se nourrit de légumes et souffle des rêves dans les chambres des enfants…

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Bien sûr l’inventivité de l’auteur, qui crée un monde de A à Z. Le pays des rêves par exemple est tellement bien décrit qu’on n’a aucun mal à l’imaginer même s’il est complètement surréaliste.

La traduction! Le BGG parle en déformant tous les mots (parce qu’il n’est jamais allé à l’école, alors il est « tout plein de fautes »), et la traduction est tellement bien faite! Je voudrais lire un passage en VO pour me faire une idée de ce que ça donne en anglais.

Les Mots tordus, justement. A la façon d’Alice au Pays des Merveilles, de Zazie dans le métro ou encore des livres de PEF que je dévorais étant petite, quelle inventivité et quel plaisir que cette écriture!

Les illustrations. Gros coup de cœur pour celles de la reine qui est immédiatement reconnaissable.

En parlant de reine, la participation de la Reine d’Angleterre, ma chère consœur, à cette histoire!

L’humour! Parlons de la « frambouille »…

Les suppléments de cette édition, ludiques et intéressants.

La dernière phrase (à ne pas lire avant de commencer cette lecture!).

Les – : Rien ne me vient à l’esprit.

Ma note:

18/20 Tant de poésie, de douceur, d’humanité se dégagent du BGG! C’est une histoire émouvante, drôle, qui donne envie d’en lire beaucoup d’autres, et de découvrir les romans destinés aux adultes de cet auteur. Bref, une lecture « délexquisavouricieuse ! »

Citations choisies:

« – Moi? ! s’exclama le géant en faisant trembler de sa voix puissante les rangées de bocaux alignés sur les étagères, moi, me nourrir d’hommes de terre? ! Ça, moi, jamais! Les autres, oui! Tous les autres en dévorent chaque nuit, mais pas moi! Moi, c’est un géant farfelu! Un gentil géant tout confus! Je suis le seul gentil géant tout confus au pays des géants! »

« – Comparée à moi, tu es aussi sourde qu’une brioche! s’exclama le BGG, tu n’entends que les gros bruits lourdauds avec tes petites oreillouchettes. Mais moi, j’entends tous les secrets murmures du monde!

– Comme quoi, par exemple? demanda Sophie.

– Dans ton pays, j’entends les pas d’une coccinelle qui marche sur une feuille d’arbre.

– Vraiment? s’étonna Sophie, impressionnée.

– Et en plus, je les entends très fort, ajouta le BGG, quand une coccinelle marche sur une feuille d’arbre j’entends ses pas qui font polotop polotop, tout comme ceux d’un géant!

– Mon Dieu ! s’écria Sophie, et qu’entendez vous d’autre?

– J’entends les petites fourmis qui bavardouillent quand elles trottent sur le sol.

– Vous voulez dire que vous entendez parler les fourmis?

– Chaque mot qu’elles prononcent, assura le BGG, bien que je ne comprenne pas leur baragouin. »

« – Non, cela ne me plaît pas, répondit fermement le BGG, ce n’est pas parce qu’on a un peu raison qu’on n’a jamais tort. »

« On ne devient pas maître d’hôtel de la reine sans pouvoir faire preuve au plus haut point d’ingéniosité, d’adaptabilité, de souplesse, de dextérité, d’astuce, de sophistication, de sagacité, de discrétion et d’une foule d’autres qualités que ni vous ni moi ne possédons. M. Tibbs, en revanche, les avait toutes.

Il se trouvait à l’office en train de boire paisiblement sa première bière de la journée, lorsque l’ordre royal lui parvint. »

La ballade de l’impossible

Cher toi,

J’ai mis beaucoup de temps à revenir ici, je m’en excuse. A vrai dire j’ai passé beaucoup de temps sans vraiment lire, juste quelques passages piochés ça et là, pas de quoi faire un article. J’ai commencé un nouveau travail, et je commence à trouver un nouveau rythme. Et surtout je me suis remise à créer. J’ai brodé, beaucoup, et la broderie demande beaucoup de temps. J’aurais pu te parler de ce que je faisais, mais ça ne rentrait pas « dans le cadre » d’un blog de lecture. J’aurais pu aussi te parler, par exemple, de ce que j’écoutais en travaillant, mais ça non plus ne rentrait pas « dans le cadre ». Alors j’ai créé un autre site pour parler de ça.

Ça fait un petit moment maintenant que je réfléchis à tout ça, et je me dis que c’est vraiment trop bête de créer cinquante choses et d’être sans arrêt hyper frustrée de ne pas pouvoir accorder assez de temps à chacun de mes projets et surtout à la lecture sous prétexte que ça n’est « pas compatible »…

Qui décide?

Il va donc y avoir du nouveau ici. Déjà je vais publier plus souvent (euh ça, Majesté, c’est pas dur en fait!), et je ne parlerai pas uniquement de lecture mais de tout ce que je fais et qui m’intéresse. Je voudrais te parler de gens qui font des choses bien, au niveau de la culture, mais pourquoi pas aussi de l’environnement ou de l’humain, je voudrais partager mon travail de création sous tous ses aspects, je voudrais aussi me mettre à la calligraphie et m’améliorer en photo et création graphique, et je voudrais le partager avec toi. Bien sûr, je continuerai de te parler bouquins puisque je vais arrêter de m’interdire de lire sous prétexte d’avoir besoin de temps pour le reste. Ça m’a manqué, énormément.

Je vais modifier l’allure de ce blog, et je vais essayer d’arranger tout ça de sorte que tu t’y retrouves si seulement certains sujets t’intéressent.

Je vais aussi être un peu plus active sur les réseaux sociaux, en particulier sur instagram qui est définitivement mon favori. Tu peux d’ailleurs m’y suivre ici si le cœur t’en dis.

Voilà, comme ça la boucle est bouclée, les moutons sont bien gardés et les piqûres de moustiques se portent au mieux.

*   *   *

Sur ces entrefaites, je reviens donc avec une nouvelle lecture.

Je crois que c’est la première fois que je vais avoir du mal à parler d’un livre de Murakami. Cette lecture est spéciale et m’a chamboulée. Je vais faire de mon mieux.

Résumé royal:

L’amour, le deuil, les sentiments, grandir, le sexe, l’alcool, un air de guitare, la vie…

Résumé au dos du livre:

Dans un avion, une chanson ramène Watanabe à ses souvenirs. Son amour de lycée pour Naoko, hantée comme lui par le suicide de leur ami Kizuki. Puis sa rencontre avec une jeune fille, Midori, qui combat ses démons en affrontant la vie. Hommage aux amours enfuies, le premier roman culte d’Haruki Murakami fait resurgir la violence et la poésie de l’adolescence.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Murakami! Ou comment avoir l’impression de changer de monde dès que tu ouvres un livre. Que ça fait du bien! Murakami ou cette écriture qui parle simplement de la vie quotidienne mais que tu ne peux t’empêcher de dévorer comme s’il s’agissait d’un roman à suspense. Lire cet auteur me fait le même effet qu’une longue méditation, je me sens paisible et je fais beaucoup plus attention à ce qui m’entoure, à tous ces petits détails auxquels je ne fais pas forcément attention en temps normal.

L’évolution de Watanabe, son apprentissage de la vie, de l’amour : les premières amours ratées, les amours platoniques, l’amour physique. Ses introspections, cette psychologie si fine et tellement bien menée que l’on s’y retrouve forcément à un moment.

Les lettres de Watanabe à Naoko, d’une tendresse infinie. Ses anecdotes sur son voisin de chambre qui font sourire.

Le passage à l’hôpital. Je n’ai jamais lu de toute ma vie une scène qui me donne autant envie de manger un plat en particulier (je te laisse découvrir lequel), et je te laisse imaginer ma tête quand j’ai ouvert mon réfrigérateur et que je n’avais pas les ingrédients pour le préparer là tout de suite! (et en plus c’était l’heure du goûter…)

Le personnage de Midori, pétillante, rafraîchissante (telle une excellente limonade… oui merci!) dans cette histoire.

Les –: J’aurais voulu connaître la suite. Mais pas de ça chez Murakami, encore une fin ouverte et c’est pour ça qu’on l’aime aussi.

Le personnage de Nagasawa, malaisant. J’ai cherché à le comprendre malgré ses défauts mais je n’y suis pas parvenue.

Ma note:

17/20 Il m’est très difficile de parler de ce livre étant donné que l’histoire tient à peu de choses, ce serait plus simple de parler de mon ressenti : j’ai adoré cette lecture et la conseille aux personnes qui aiment cet auteur. Peut être pas pour le découvrir en revanche, je conseillerai plutôt Kafka sur le rivage ou la trilogie 1Q84, peut être plus simples d’accès.

Citations choisies:

« Il y a des gens comme ça. Ils ont un don extraordinaire et ils n’ont pas assez d’énergie pour le faire fructifier, alors ils finissent toujours par gaspiller leurs capacités. J’en ai vu pas mal comme ça. Au départ, on est ébloui. Il y en a par exemple qui sont capables de jouer un morceau très difficile dès la première fois qu’ils voient la partition. Et cela assez bien. On en est abasourdi. On a l’impression d’être complètement surclassé. Mais c’est tout. Ils ne vont jamais plus loin. Pourquoi? Parce qu’ils n’ont pas le courage de continuer. »

« Je me demandais soudain combien de dizaines ou de centaines de fois allait se répéter un pareil dimanche. « Un dimanche calme, paisible et solitaire », dis-je à haute voix. Je ne remontais pas mes ressorts le dimanche. »

« Nous nous enlaçâmes dans sa chambre, sur son lit. Nous nous embrassâmes dans son futon, tout en écoutant la pluie tomber, puis nous discutâmes de toutes sortes de choses, depuis a formation du monde jusqu’à la cuisson des œufs à la coque.

« Je me demande ce que peuvent bien faire les fourmis quand il pleut, dit-elle. » »

Autre monde (Saga complète)

« Et ben il lui en a fallu du temps! » Blâmez moi si vous le souhaitez, ça fait un moment que je n’ai pas fait d’article, je sais. Bon pour information j’ai lu le deuxième tome de David Copperfield, mais pas eu envie de faire un article, étant donné que c’était la suite logique du Tome 1. C’était bien, ça finit bien, tralala…

Sinon, j’ai lu la saga Autre monde de Maxime Chattam, influencée comme beaucoup de personnes je pense par la super chronique de Lemon June, et Oh my God, coup de coeur!

Je t’en parle plus bas, en essayant de ne pas Spoiler.

Résumé royal:

New York, la tempête, des éclairs, des disparitions, la nature qui reprend ses droits, construire une nouvelle vie…

Résumé au dos du tome 1:

«Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.»

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Alors là, énormément de choses! L’univers, d’abord! La nature dans toute sa splendeur, la forêt, les monstres, les scararmées, vraiment pour moi c’était comme regarder Avatar.

Les personnages, Matt le meneur, Tobias mon chouchou, Ambre la jeune femme forte, et Plume! Que je l’aime celle là! Tout le long de ma lecture je rêvais de la serrer contre moi et moooooooo…

J’ai surtout aimé Tobias, son caractère vraiment chouette et drôle. Heureusement qu’il est là souvent pour détendre l’atmosphère!

J’ai adoré les personnages secondaires aussi : les Kloropanphyles (❣), Chen, Tania, et les pirates, oui LES PIRAAAAAAAAATES!!!!!!! Le Jack Sparrow en moi s’est immédiatement réveillé làààà! Je me voyais sur le bateau et tout (Bâtiment, ton altesse, Bâtiment, terme nautique)!!! Jahrim ❣❣❣

Ah et j’ai adoré l’équipe Johnny, Newton et surtout Lanz qui m’a fait mourir de rire!

Les altérations, quelle idée géniale!

J’ai aussi trouvé que l’histoire était de plus en plus prenante au fil des livres, on se retrouve toujours face à des renversements de situation inattendus (qui t’arrachent une petite larme alors que tu lis dans le train…) – même si quelques événements étaient prévisibles – jusqu’à une fin en apothéose (mais je ne te parlerai pas de la dépression post saga digne des Harry Potter : « Quoi c’est vraiment fini? Vous êtes sûr? »).

Les références, bien sûr! Dans cette lecture on retrouve à la fois l’univers de Harry Potter (beaucoup de références dans le tome 6), du Seigneur des Anneaux, d’Avatar, des X men, un petit côté Tim Burton, Dickens (la Dame aux chats ❣),  et des Piraaaaates!!!!

Ah et chose un peu bête, j’ai aimé que les héros marchent beaucoup. Moi qui adore marcher, j’ai trouvé que cette lenteur ajoute une dimension très intéressante au récit.

Et enfin bien sûr la façon dont l’auteur nous amène à nous interroger sur notre mode de vie actuel, sur l’écologie surtout, la façon dont on malmène notre planète (moi qui m’intéresse énormément à ces questions, j’ai été agréablement surprise par la façon dont c’est amené, sans faire la morale, juste en obligeant le lecteur à se poser les bonnes questions). Je compte offrir cette saga à mes cousins lorsqu’ils seront un peu plus âgés, je pense que c’est vraiment une bonne lecture à conseiller à des adolescents.

J’ai aimé que l’auteur dénonce notre addiction aux écrans (et la trop grande puissance d’internet), et nous amène à nous questionner sur ce qu’on deviendrait s’ils disparaissaient.

Les – : Certains dénouements prévisibles (notamment dans le tome 2), ce qui m’a un peu déçue. Mais cette saga est tellement géniale que c’est vite oublié.

Ma note:

18/20 Vraiment une chouette saga que je conseille à tout le monde, ados ou adultes. Un univers très riche que j’aurai plaisir à relire dans le futur.

Citations choisies:

« Dis donc, t’en as fait du chemin !

– J’ai surtout compris que l’essentiel n’était pas de trouver comment vivre tous les jours, mais de savoir tous les jours pourquoi on vit. »

« Du pain et des jeux, déclara Tobias, nous sommes retournés dans l’Antiquité romaine. Le peuple a ce qu’il veut, alors il obéit aveuglément. »

« La vérité est une mer capricieuse, garçon, si tu t’y engages, tu ne peux savoir à l’avance si elle sera belle et reposante ou chaotique et dangereuse. J’ai choisi d’être un pirate, Matt, la vérité m’importe peu. Ce qui compte c’est la liberté au jour le jour. Les deux ne sont pas toujours conciliables, hélas ! »

« Parce que ces écrans étaient devenus un refuge par réflexe. Ils privaient notre génération de la plus créatrice des vertus déguisées : l’ennui. »

« Que seraient-ils devenus à la longue, à consulter leurs écrans plutôt que de regarder autour d’eux? »

Et toi, as-tu lu cette saga et si oui qu’en as-tu pensé? Et si non qu’est-ce que tu attends?