Mercure

 

Bon OK j’arrête de m’excuser, ça ne sert à rien! Je ne poste pas beaucoup, parce que je ne lis pas beaucoup. Je me lance dans des projets de longue haleine au niveau de mes créations, ce qui fait que mes longues heures de broderie remplacent mes longues heures de lecture. Il n’en demeure pas moins que j’écoute des livres audio en brodant, mais je ne vais pas faire des chroniques dessus hein! Enfin, étant donné que je commence à en avoir pas mal à mon actif dans les oreilles, si cela vous intéresse je pourrais faire un article dessus.

Revenons donc au sujet qui nous intéresse. N’ayant pas le temps d’entreprendre de grandes lectures, je cherchais un livre court qui m’accompagnerait lors de mon dernier voyage en train. J’ai donc pensé à Mercure, d’Amélie Nothomb, un roman que j’ai lu il y a cinq ou six ans et qui m’avait fait rencontrer cet auteur avec un grand plaisir. J’ai eu envie de le relire pour me remémorer cette histoire, et pour savoir si mon avis était toujours le même après avoir lu plusieurs romans de cet auteur et avoir un peu « grandi » (si tant est que l’on puisse considérer que j’ai grandi à ce jour, mais là n’est pas la question…).

 

Résumé royal:

Hazel, une jeune fille au visage monstrueux est détenue captive par un vieil homme dans une grande maison sur une île où tout reflet est prohibé, des miroirs jusqu’aux fenêtres en passant même par l’eau de son bain. Tout est pensé pour que la jeune fille ne puisse pas voir son visage, car cette seule vision pourrait la détruire. Jusqu’au jour où Hazel tombe malade et qu’une infirmière, Françoise, est envoyée sur l’île pour la soigner. C’est alors que Françoise découvre la vérité des conditions de détention de la jeune fille…

 

Résumé au dos du livre:

Sur une île au large de Cherbourg, un vieil homme et une jeune fille vivent isolés, entourés de serviteurs et de gardes du corps, à l’abri de tout reflet; en aucun cas Hazel ne doit voir son propre visage.

Engagée pour soigner la jeune fille, Françoise, une infirmière, va découvrir les étranges mystères qui unissent ces deux personnages. Elle saura pourquoi Hazel se résigne, nuit après nuit, aux caresses du vieillard. Elle comprendra au prix de quelle implacable machination ce dernier assouvit une amour fou, paroxystique…

Au cœur de ce huit clos inquiétant, la romancière du Sabotage amoureux et d’Attentat retrouve ses thèmes de prédilection: l’amour absolu et ses illusions, la passion indissociable de la perversité.

 

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Comme je l’ai déjà dit, une histoire qui tient en peu de pages (188 exactement mais en gros caractères), ce qui parfois fait du bien. Moi qui déteste lire un livre de façon hachée et sur une longue durée, cela me fait du bien de pouvoir profiter d’une histoire complète en seulement quelques heures, quand je n’ai pas de temps pour les gros pavés. Et gros point positif pour celui-ci, Amélie Nothomb nous emmène très vite dans l’univers de l’histoire sans avoir besoin de longues pages de descriptions.

Le plus gros point positif, d’ailleurs c’est à mon avis cet univers. A la fois romantique, angoissant et morbide. On imagine exactement cette maison, on se sent oppressé par l’absence de fenêtres, et en même temps protégé du monde extérieur car étant sur un île, solitaire.

J’aime également beaucoup quand il est fait dans des romans des allusion dans le récit à d’autres romans de la littérature classique. Cela me donne à chaque fois envie de dévaliser ma librairie!

Enfin, un bon point pour la fin… original mais je n’en dirai pas plus.

 

Les -: Premier et plus gros point négatif à mon avis, on devine la fin très, trop tôt. C’est dommage, car il n’y a plus cette attente de la vérité qui nous tient en haleine, même si l’histoire ne s’arrête pas pour autant.

Un autre point négatif, mais là je vais me contredire, c’est que j’aurais aimé cinquante pages de plus (ouais bon faut savoir ce qu’elle veut hein!). Plus de descriptions, surtout sur les sentiments de Françoise dans la deuxième partie de l’histoire, aurait été un plus car j’ai trouvé que tout allait trop vite. Je regrette de ne pas avoir ressenti le côté pesant de sa situation: pas le temps!

Et enfin, je n’ai pas été convaincue par la fin, même si je les l’ai trouvée originale. Un peu trop cucul la praline à mon goût (mon dieu cette expression! Il faut absolument que je la bannisse à tout jamais de mon vocabulaire!), par rapport au côté angoissant – morbide du reste de l’histoire.

 

Ma note:

16/20  J’ai passé un agréable moment, mais ce n’est définitivement pas mon roman préféré d’Amélie Nothomb.

Mais j’aime tout de même beaucoup son style!

 

Citations choisies:

« Savez vous que Stendhal a dit : « Le roman est un miroir que l’on promène le long du chemin »?  »

 

« Seriez-vous experte en cette question, Françoise? ricana Hazel.

– Je suis simplement réaliste.

– Il ne s’agit pas d’être réaliste, il s’agit d’être littéraire.

– Justement. Le texte dit : « un mouvement presque involontaire ». On ne dépucelle pas avec un mouvement presque involontaire.

– Pourquoi pas?

– D’abord, je n’appellerais pas ça un mouvement.

– C’est une litote.

– Prendre la virginité d’une fille avec une litote, je trouve ça un peu fort.

– Moi, je trouve ça charmant.  »

 

« La tour livresque atteignit alors la hauteur requise.

« Et maintenant, si la pile s’écroule, c’est qu’il n’y a plus rien à espérer de la littérature », se dit-elle.  »

 

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