La reine des lectrices

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Encore une fois pardon pour mon silence, mais il me semble que je ferais mieux de toute façon d’arrêter de m’excuser pour mon absence. Ça n’avance à rien et surtout ne change rien à la suite des événements. Au sujet de mes dernières lectures, je me suis mise à la page en lisant la saga Hunger Games, mais celle-ci a tellement déjà été chroniquée que je n’ai pas jugé utile de rajouter un article supplémentaire sur le sujet. La seule chose que je puisse dire c’est que j’ai beaucoup apprécié, malgré la légèreté au niveau du style, mais cela reste un roman jeunesse alors…

Je vais plutôt vous parler du dernier roman que je viens de terminer à l’instant (Mmmoui je sais, votre majesté est trop charitable, aussitôt terminé son livre elle s’empresse de partager son avis!), et qui bien sûr, comme vous pouvez le constater, avait toutes les raisons de finir dans ma bibliothèque! A vrai dire, étant une grande fan de la chanteuse Juliette (pour ce qui ne connaissent pas, allez plutôt voir par ici), j’ai découvert ce livre dans une de ses interviews, au sujet duquel elle disait «Super bouquin ! c’est le dernier livre que j’ai posé sans me dire que je m’étais emmerdée.» Je n’ai donc pas pu résister à l’envie d’en savoir plus! Voici donc ce que votre illustre souveraine en a pensé.

Résumé royal:

Que se passerait-il si Son Altesse Sérénissime la reine d’Angleterre se passionnait pour la lecture?

Voilà c’est tout! Clair et concis (et modeste). En même temps je ne vais pas vous faire un résumé de 50 lignes pour un livre de 100 pages hein!

Résumé au dos du livre:

(Ah ben tiens! Eux ils l’on fait pourtant! Je n’y avais pas prêté attention.)

Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture? Si, d’un coup, rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux?

C’est à cette drôle de fictions que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les soeurs Brontë, le sulfureux Jean Genet et bien d’autres défilent sous l’oeil implacable d’Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s’inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l’implacable protocole de la maison Windsor.

Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Tout! Un roman à la fois léger et bien écrit, un éloge de la lecture, un humour anglais que j’adore, et la fin, La Fin! Je me suis interrogée tout au long de ma lecture sur la façon dont allait bien pouvoir se terminer ce roman, et bien je n’ai pas été déçue! Alors pour ceux qui aiment (sans que je n’ai jamais pu m’expliquer pourquoi mais après tout chacun son truc) lire les dernières lignes d’un roman avant d’en commencer la lecture JE VOUS LE DÉCONSEILLE FORTEMENT! Parce que chute de cette histoire tient en ces Géniales 3 dernières lignes!

Les -: Simplement histoire de dire quelque chose, une deuxième partie qui traîne un peu en longueur mais c’est un peu exagéré on ne s’ennuie quand même pas.

Ma note:

17/20  J’ai passé un très agréable moment, et comme Juliette j’ai pu poser ce livre une fois fini sans penser que je m’étais ennuyée (oui, une reine se doit d’adopter un langage plus soutenu. Le mot « emmerdé » a déjà été employé de ma part suffisamment de fois aujourd’hui.)

Citations choisies:

« Norman lui tendit l’ouvrage qu’il était en train de consulter et qui était consacré à David Hockney. La reine le feuilleta, contemplant d’un air imperturbable les fessiers des jeunes gens qui émergeaient des piscines californiennes ou qu’on voyait allongés côte à côte en travers de lits défaits. »

« Elle découvrait également que chaque livre l’entraînait vers d’autres livres, que les portes ne cessaient de s’ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n’étaient pas assez longues pour lire autant qu’elle l’aurait voulu. »

« Jadis elle aurait trouvé ces textes trop ardus pour elle, mais elle s’y attaquait vaillamment à présent, le crayon à la main, et finit même par se réconcilier en cours de route avec Henry James, dont les divagations ne lui posaient plus guère de problèmes. « Après tout (comme elle le nota dans un carnet), les romans ne sont pas nécessairement conçus pour suivre le plus court chemin, d’un point à un autre. » »

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2 réflexions sur “La reine des lectrices

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