La course au mouton sauvage

Bonjour, bonjour! Je viens de finir à l’instant ce roman d’Haruki Murakami même si la fin de ma lecture a été difficile du fait de mon  ù*^$)’i-‘)*¤  adorable voisin du dessus qui a décidé d’écouter de la techno très fort pile au moment où j’en étais enfin au dénouement de l’histoire (ce moment où ta tension grimpe à 18 et que tu te mets à mordre quiconque ose te déranger pendant ce moment crucial). Bref, bouchons d’oreilles aidant, j’ai quand même réussi à terminer sans dommages ni pour lui ni pour moi (même si je ne sais pas ce qui m’a retenue d’aller lui  ù^$ù))(‘褠 la tête).

DONC, à propos du roman, ce n’est, à mon goût, pas le meilleur Murakami, même si j’ai apprécié ma lecture. Des longueurs parfois notamment des descriptions historiques qui m’ont un peu ennuyée. Mais toujours ce côté poétique et onirique de la littérature japonaise, notamment de cet auteur, qui me transporte à chaque lecture. Ce n’est donc pas un coup de cœur, mais pas du tout une déception pour autant.

Résumé royal:

Notre narrateur qui n’est pas nommé est contacté par une société secrète à propos d’une histoire de photo sur laquelle apparaissent des moutons, et qu’il a utilisée pour la création d’une publicité pour une compagnie d’assurances. Cette photo, qui lui a été envoyée par un ami dont il a perdu la trace, possède une énigme qui est en rapport avec les moutons qui y sont figurés. Énigme qui, en réalité, est un véritable problème.

Voilà, je n’en dirai pas plus.

Ah si, le narrateur aime les filles qui ont de belles oreilles…

Résumé au dos du livre:

La vie du narrateur, jeune cadre publicitaire à Tokyo, n’a rien d’exceptionnel. Jusqu’au jour où, pour avoir utilisé une photographie où figure un mouton d’une espèce rare, il est approché par une puissante organisation d’extrême droite. Le voici contraint de retrouver l’animal – doué, il est vrai, de pouvoirs extraordinaires. Comme toujours chez Murakami, le réel repose sur des fondations délicieusement instables…

« Je fus assailli par un doute : qu’est-ce que je pouvais bien faire là? »

Ce que j’en ai pensé:

Les +: D’abord, le Japon. Inutile d’en dire plus, rien qu’une histoire se déroulant au Japon et je suis partante pour adopter le livre. Ensuite Murakami. Comme le Japon, je n’ai jamais été déçue par ses romans que je trouve apaisants, oniriques et tellement poétiques! Sinon l’intrigue bien ficelée qui nous tient en haleine jusqu’aux dernières pages (où le dénouement n’est, comme souvent, pas du tout celui auquel on s’attendait). Ce qui m’amène aux points négatifs.

Les -: Justement le fait qu’il faille attendre les dernières pages pour comprendre, il y a de quoi devenir fou! Et vous savez à quel point une reine n’aime pas attendre! Et sinon comme je l’ai dit au début, un peu trop de lenteurs à mon goût. Je me serais bien passée de certaines descriptions qui n’apportent pas grand chose à l’histoire à mon avis.

Ma note:

15/20  J’ai passé un très agréable moment, mais ce n’est pas l’histoire que j’ai préférée de cet auteur. Je prévois quand même de lire la suite (Danse, Danse, Danse) qui est dans ma PAL, histoire de voir comment peut bien évoluer cette histoire.

Citations choisies:

« Buvant mon whisky affalé dans le canapé bleu ciel, caressé telle la graine vaporeuse du pissenlit par le vent rafraîchissant de la climatisation, je contemplais l’aiguille de la pendule électrique. Aussi longtemps que ma contemplation dura, le monde poursuivait son branle. Un monde pas si formidable, mais en branle tout de même. Et, dans la mesure où je percevais le branle de ce monde, moi j’existais. »

« Il y a des rêves symboliques, puis il y a la réalité que ces rêves symbolisent. Ou bien il y a une réalité symbolique, puis les rêves que cette réalité symbolisent. Le symbole est ce que l’on pourrait appeler le maire honoraire de l’univers du lombric. Au sein d’un tel univers, il n’y a rien d’étrange à ce qu’une vache laitière soit à la recherche d’une tenaille. Sans doute viendra-t-il le moment où la vache mettra la main sur sa tenaille. Moi, je n’ai rien à voir là-dedans. »  (Ah ah avouez qu’elle est géniale celle là!)

« Il y avait bien des choses que je ne comprenais pas. On ne pourra pas dire que l’âge m’ait rendu plus intelligent. Un écrivain russe disait que, si le caractère pouvait s’altérer quelque peu, la médiocrité demeurait identique pour l’éternité. Ils sont quelquefois très avisés, ces Russes. C’est sans doute qu’ils ont tout l’hiver pour gamberger. »

« M’approchant du salon, je m’aperçus qu’un quinquagénaire à moitié chauve était allongé sur le divan dans une posture de poisson séché. »  (… Cet auteur n’est-il pas génial?)

« Comme une coulée d’huile, les ténèbres firent intrusion en moi par mes oreilles. Quelqu’un s’efforçait de briser le globe gelé de la Terre avec un immense marteau. Il y donna précisément huit coups. La Terre ne se brisa pas. C’est à peine si elle se fêla très légèrement. »

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