Le métier de lire

 

Je viens de terminer (enfin presque, je vous explique plus bas) ce livre que j’ai emprunté à la médiathèque et qui est la retranscription d’un entretien sous forme de questions – réponses entre Pierre Nora et Bernard Pivot.

Résumé au dos du livre : A la fin d’Apostrophes, en 1990, Bernard Pivot avait accepté de se livrer avec moi à un jeu régulier de questions et réponses écrites qui avaient abouti au Métier de lire. C’était la première fois que l’animateur d’une grande émission culturelle s’expliquait sur son travail, sa technique, ses trucs et sur l’étrange métier qu’il avait fait pendant quinze ans : lecteur public!

A la fin de Bouillon de culture, et à l’occasion du passage de son livre en Folio, Bernard Pivot récidive, complète et conclut.

Une expérience unique.

Je ne chroniquerai pas ce livre de la même façon que les autres pour plusieurs raisons: la première étant que je ne l’ai pas lu en entier car étant trop jeune pour avoir vu les émissions de Bernard Pivot, je décide de rattraper d’abord mon retard et de les visionner avant de lire la première partie (qui est consacrée à Apostrophes) et celle consacrée à Bouillon de culture. Après avoir vu quelques unes de ces émissions j’emprunterai sans aucun doute de nouveau ce livre et lirai ces chapitres. Bien sûr j’aurais pu les lire sans avoir vu les émissions mais je pense que beaucoup de points m’auraient échappé.

La deuxième raison est que je ne vois tout simplement pas comment je pourrais donner mon avis sur un entretien, si ce n’est que je ne peux que vous inciter à le lire car c’est un livre à la fois plaisant et intéressant. J’ai passé un très bon moment de lecture et ai particulièrement apprécié la partie Lecteur public, où Bernard Pivot explique sa façon de choisir les livres dont il sera question dans Apostrophes, et sa façon d’aborder la lecture (j’aime d’ailleurs beaucoup son sens de l’humour).

Je terminerai donc par un extrait, et je vous encourage grandement à vous plonger dans ce bouquin.

« Quand c’est un métier, lire exige des yeux et de l’esprit une grande disponibilité. Avoir tout son temps pour ne pas précipiter ou bâcler la lecture. Avoir toute sa tête pour se concentrer sur le livre. La politesse due à un auteur, qu’il soit célèbre ou pas, admiré ou pas, requiert qu’on se consacre à lui comme à un visiteur qu’on a sollicité. Recevoir celui-ci entre deux portes et penser à autre chose pendant qu’il parle, c’est l’attitude équivalente à celle du lecteur qui ouvre et feuillette un bouquin entre deux activités sans rapport avec la lecture et qui, les yeux dans les pages, pense à ce qu’il vient de faire, à ce qu’il va faire ou à ce qu’il aurait aimé faire. Le lecteur professionnel prend le temps de lire et les dispositions pour bien lire, quel que soit le sentiment que lui procure sa lecture : plaisir, irritation, enthousiasme, colère, indifférence… Il lit, vraiment, et quand il lit il est seul, et il est pleinement, sereinement lui-même avec le livre. »

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