Sommeil

Non, je n’ai toujours pas fini Modiano, j’ai eu une grosse panne de lecture, ce n’était plus le moment et je ne veux pas le finir parce que j’aime cette lecture et que je ne veux pas la gâcher. Donc je le reprend plus tard, c’est mieux. Ayant envie de me remettre à lire mais ne sachant que choisir qui me sortirait de cet état de rébellion que je déteste, je me suis dit qu’avec une nouvelle de Murakami je ne prenais aucun risque. En effet, j’ai adoré. J’ai emprunté celle-ci ainsi que Les attaques de la boulangerie (que je vais lire très vite) à la bibliothèque. Cette édition est absolument sublime, ce qui ne gâche rien, les illustrations à l’intérieur sont de toute beauté, et en plus ça brille (c’est ça majesté, laisse ton côté féminin s’exprimer, vas y laisse toi aller ça te fera du bien…)!

Voyez plutôt:
20151030_145105   20151030_145118

Vraiment j’ai passé un très bon moment. Je vais essayer de ne pas trop en dire à propos de l’histoire car le texte étant court, j’aurais vite fait de trop en dévoiler.

Avant de passer à la suite, il faut que je vous annonce une grande découverte que je viens de faire à l’instant. Je cherchais tranquillement sur le site des éditions Belfond les photos et liens de mes petites nouvelles et là, QUOI??? (oui un QUOI??? à peu près équivalent à celui-là) Une nouvelle nouvelle??? (Oui, comme quoi Coluche n’exagérait pas grand chose finalement…). Et oui! Elle vient de sortir! Je vais donc m’empresser de harceler les bibliothécaires pour qu’elles la commandent et vite! Surtout que d’après le titre ça m’a l’air très prometteur!

Bref revenons à Sommeil…

Résumé royal:

Une femme, trente ans, un mari, un fils, une maison, les courses, la routine. Puis un cauchemar, de l’eau, l’insomnie, l’alcool, la lecture, la révélation. Et la fin…

Résumé au dos du livre:

Envoûtante, onirique, mystérieuse, une des nouvelles les plus énigmatiques de Haruki Murakami, dans une édition luxueuse, superbement illustrée pour restituer tout le mystère, la magie, la fantaisie de l’univers du maître.

Une femme, la trentaine. Elle est mariée, a un enfant. Le matin, elle fait les courses et prépare les repas. L’après-midi, elle va nager à la piscine. Elle vit sa vie comme un robot.

Mais la nuit, quand tout le monde dort, la femme se verse un verre de cognac, mange un peu de chocolat, lit et relit Anna Karénine. La nuit, cette femme redécouvre le plaisir.
Dix-sept nuits sans sommeil…

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Mais comment fait-il? MAIS COMMENT FAIT-IL??? Comment fait-il pour nous transporter aussi loin, nous faire ressentir la sérénité, la peur, l’envie d’aller à la piscine, de manger, de boire, de nouveau la sérénité, l’angoisse, tout ça en 70 pages (illustrations comprises)? C’est beau, c’est beau, c’est beauuuuuuu! Et comment il fait pour encore créer un personnage qui prend le temps de vivre alors que c’est une nouvelle? Et la fin, LA FIN! Lisez le, lisez le vous dis-je!

Les -: Le prix. Malgré le fait que ce soit de très beaux livres, 17€ pour une nouvelle c’est pour moi un prix inabordable. Dommage! Je continuerai donc à les emprunter à la bibliothèque en attendant de pouvoir me les procurer d’occasion. Sinon au niveau de l’histoire, le seul inconvénient à mon avis est que c’est trop court. Voilà pourquoi je ne suis pas une grande amatrice de nouvelles. Quand c’est bien je voudrais toujours que ça dure plus longtemps. Enfin s’il avait développé la fin je serais morte d’une surdose de stress. Donc finalement c’est peut être bien comme ça.

Ma note:

17/20  Le livre est beau, l’histoire est chouette, je ne suis simplement pas une grande adepte des nouvelles. C’est donc une note tout à fait subjective.

Citations choisies:

« Fermant les yeux, je me mis à hurler de toutes mes forces.

Mais aucun son ne sortit de ma bouche. L’air ne vibrait plus sous ma langue, et mon cri se répercuta sans bruit à l’intérieur de moi-même. Ce hurlement muet parcourut tout mon corps, mon cœur s’arrêta de battre, tout devint blanc dans ma tête. »

« Je ne m’en étais pas aperçue autrefois en le lisant mais, à la réflexion, quel étrange roman! L’héroïne n’apparaissait pas avant la page cent seize. Les lecteurs du XIXème siècle trouvaient-ils cela normal? »

« Mais, à franchement parler, cela m’était bien égal. Le fait que je doive mourir plus jeune à cause de ça ne me faisait ni chaud ni froid. Les hypothèses pouvaient suivre leur cours. Il n’en restait pas moins qu’en ce moment j’agrandissais ma vie. Et c’était merveilleux. Enfin, il se passait quelque chose, je me sentais vivre, je ne m’usais pas. […] Je trouve qu’une existence humaine, même si elle dure très longtemps, n’a aucun sens si l’on n’a pas le sentiment de vivre. »

« Si jamais la mort c’étais ça, que devais-je faire? Si la mort c’était rester éveillé pour l’éternité, les yeux fixés sur les ténèbres? »

Publicités

2 réflexions sur “Sommeil

  1. Depuis le temps que j’entends parler de cet auteur, il faut vraiment que je me penche sur ses écrits! Ce que tu en dis me convainc que c’est une urgence… Merci pour cette piqûre de rappel et cette chronique très persuasive! 😉

    J'aime

    • Merci pour ce gentil commentaire! Si tu ne connais pas du tout Murakami, je te conseille Kafka sur le rivage même s’il est très long c’est à mon avis un des meilleurs. Sinon, plus courts, Voyage au bout de la nuit ou Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil qui sont chouettes aussi. Mais bon, hormis Les attaques de la boulangerie je n’ai jamais été déçue jusque là par Murakami donc autant prendre celui qui te fais envie.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s