L’annulaire

Bonsoir, bonsoir! Je reviens aujourd’hui avec un livre court que je viens de dévorer d’une traite. Premier livre de Yoko Ogawa, dont l’écriture est souvent vantée, et certainement pas le dernier. J’ai beaucoup apprécié cette lecture, ce style très japonais à la fois calme et onirique, parfois inquiétant, que j’aime également retrouver dans le cinéma (si tu ne connais pas Dark Water, par exemple, voilà qui reflète bien la chose). Cette façon qu’ont les auteurs japonais de nous faire traverser différentes émotions sans jamais trop en révéler, simplement en accordant beaucoup d’importance aux descriptions… je suis conquise encore une fois.

Résumé royal:

Un laboratoire étrange, un morceau de chair, de la limonade, la chaleur, une partition, la salle de bain sèche, des chaussures neuves, le piano, la vieille dame de la chambre 309, les rendez-vous de fin de journée, le cireur de chaussures, le parapluie à motifs de petits chiens, la cicatrice sur la joue…

Résumé au dos du livre:

Dans un ancien foyer de jeunes filles transformé en laboratoire, M. Deshimaru, taxidermiste du souvenir, prépare et surveille des “spécimens”, tandis que la narratrice de ce récit, assistante et réceptionniste, accueille les clients venus confier au mystérieux spécialiste d’insolites bribes de leur histoire : des ossements d’oiseau, quelques champignons microscopiques, une mélodie, une cicatrice…
Amputée d’une infime partie d’elle-même depuis un accident du travail, la jeune assistante tombe peu à peu sous le charme du maître de ce lieu de mémoire malsain et fascinant.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Toujours cette lenteur qu’arrivent à installer les japonais dans leurs créations. Même si l’histoire ne se compose seulement que de 94 pages, on prend le temps de décrire l’environnement, les sentiments… malgré l’angoisse, l’incertitude dans lesquelles nous installe l’auteur, j’aime ce calme qui est instauré et qui fait que l’on arrive à la fin du roman sans même s’en apercevoir.

La traduction. Vraiment je trouve le texte français, même si c’est la seule version à laquelle j’ai accès (je ne connais pas le japonais, je précise), d’une très belle qualité.

Bon point aussi pour la photo de couverture qui, je trouve, est bien choisie.

Les -: Trop peu de pages, peut être. J’aurais voulu en savoir un peu plus. Plus de descriptions de ce laboratoire étrange, de M. Deshimaru. Un roman pas assez approfondi pour moi, mais c’est peut être ce qui est voulu par l’auteur.

Ma note:

15/20  J’ai passé un très bon moment mais j’attendais plus encore, d’après les promesses du résumé.

Citations choisies:

« – Quand allez-vous lui rendre ces champignons ?
– Je ne les rends pas. Tous les spécimens sont rangés et conservés par nos soins. C’est la règle. Bien sûr, nos clients peuvent venir leur rendre visite quand ils le désirent. Mais la plupart des gens ne reviennent jamais ici. C’est le cas de la jeune fille aux champignons. Parce que le sens de ces spécimens est d’enfermer, séparer et achever. Personne n’apporte d’objets pour s’en souvenir encore et encore avec nostalgie.« 

« Tout d’abord, j’aimais bien cette « ambiance » de salle de bains. Par exemple, le fait de marcher main dans la main dans cet air immobile et froid, sans être dérangés par personne ; l’impression d’être deux à respirer quand tout dort, les robinets, les douches, l’aérateur et les lavabos ; la sensation que le moindre bruit, la moindre voix, se répercutent à l’infini sur les carreaux des murs. »

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