Le Sabotage amoureux

Bonsoir et bonne soirée ! Je ne suis pas très présente en ce moment, je vous prie de m’excuser. Il se trouve que je lis moins, ayant moins de temps, mais surtout que j’ai reçu pour Noël une liseuse (Kobo glow, pour les intéressés), ce qui fait que je peux maintenant trimbaler avec moi toute une flopée de livres et de ce fait, en lire plusieurs en même temps. Et forcément, ça prend du temps pour en finir un. Soyez ravis, chers serviteurs, c’est chose faite (*hourras, *acclamations) ! J’étais sceptique à propos des liseuses, mais il faut avouer qu’il y a tout de même un avantage: mon sac à main est beaucoup plus léger depuis qu’il ne contient plus la moitié de ma bibliothèque (« oui mais je prends ce livre, mais si ce n’est pas mon humeur du moment je prends celui là pour avoir le choix mais si il ne me plaît pas, au cas où, je prends celui là, et je prends tout ça même si je ne vais avoir qu’une heure pour lire aujourd’hui et que je rentre à la maison ce soir… »).

J’ai donc terminé Le Sabotage amoureux d’Amelie Nothomb (et oui encore elle et je n’en ai pas terminé avec cet auteur étant donné que j’ai décidé de (re)lire tous ses romans dans l’ordre chronologique de parution). Celui-ci n’est pas mon préféré mais j’ai tout de même passé un très bon moment. Si je n’ai pas chroniqué Hygiène de l’assassin, qui est son premier (et qui fait partie de mes plus gros coups de cœur du monde dans la terre dans l’univers), c’est simplement parce que je l’ai lu plusieurs fois et qu’il faudrait que je le relise encore une fois pour écrire une chronique, donc ce sera pour plus tard.

Bref, revenons à nos couronnes…

Résumé royal:

L’enfance de l’auteur durant les trois ans qu’elle a passés en Chine. La méchanceté des enfants « légitimée » par une grande épopée, des escapades à cheval, la découverte du sentiment amoureux… et de l’autodérision, toujours.

Résumé au dos du livre:

Saviez-vous qu’un pays communiste, c’est un pays où il y a des ventilateurs ? Que de 1972 à 1975, une guerre mondiale a fait rage dans la cité-ghetto de San Li Tun, à Pékin? Qu’un vélo est en réalité un cheval ? Que passé la puberté, tout le reste n’est qu’un épilogue?

Vous l’apprendrez et bien d’autres choses encore dans ce roman inclassable, épique et drôle, fantastique et tragique, qui nous conte aussi une histoire d’amour authentique, absolu, celui qui peut naître dans un cœur de sept ans. Un sabotage amoureux : sabotage, comme sous les sabots d’un cheval qui est un vélo…

Avec ce roman, son deuxième livre, Amélie Nothomb s’est imposée comme un des noms les plus prometteurs de la jeune génération littéraire.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Je le dis et le redis, j’adore Amélie Nothomb! C’est une personne d’une immense gentillesse et qui pour moi a vraiment un talent formidable. J’adore sa façon d’écrire, et je suis d’autant plus impressionnée quand je me rend compte qu’elle a écrit ce roman alors qu’elle avait mon âge aujourd’hui. Chapeau Madame!

L’humour! Cette faculté qu’elle a de nous faire rire de tout, y compris (et surtout) d’elle même.

Le vocabulaire. Je sais que ça en dérange certains, mais moi ça me plaît d’apprendre des nouveaux mots quand je lis, et de devoir parfois stopper ma lecture pour prendre le dictionnaire.

Les -: Peut être quelques longueurs parfois, mais c’est tout.

Ma note:

15/20  Pas mon préféré de Nothomb, mais c’était un chouette moment. Que j’aime cet auteur! Hâte de lire le suivant. Mais avant, je vais commencer par ceux qu’elle m’a conseillés (oui parce que j’ai reçu un joli cadeau en provenance de Paris vendredi dernier… une jolie lettre! Jolie émotion aussi!).

Citations choisies:

« Je n’avais jamais eu d’ami ou d’amie. Je n’y avais même pas songé. A quoi m’eussent-ils servi? J’étais enchantée de ma compagnie.

J’avais besoin de parents, d’ennemis et de compagnons d’armes. Dans une moindre mesure, j’avais besoin d’esclaves et de spectateurs  –  question de standing. »

« C’était mon troisième hiver au pays des Ventilateurs. Comme d’habitude, mon nez se transformait en Dame aux camélias, crachant le sang avec une belle prodigalité. »

« La neige, où je lisais des questions qui me donnaient très chaud et puis très froid.

La neige, sale et dure, que je finissais par manger dans l’espoir d’y trouver une réponse, en vain.

La neige, eau éclatée, sable de gel, sel non pas de la terre, mais du ciel, ciel non salé, au goût de silex, à la texture de gemme pilée, au parfum de froidure, pigment du blanc, seule couleur qui tombe des nuages.

La neige qui amortit tout  –  les bruits, les chutes, le temps  –  pour mieux mettre en valeur les choses éternelles et immuables comme le sang, la lumière, les illusions. »

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