Autoportrait de l’auteur en coureur de fond

couv55312664

Aujourd’hui je vais vous parler du livre que j’ai fini hier : Autoportrait de l’auteur en coureur de fond d’Haruki Murakami. Il ne s’agit pas d’un roman mais plutôt d’un journal que l’auteur a tenu pendant plusieurs années, et dans lequel il parle de ses expériences tant (et surtout) au niveau de la course, que de l’écriture, et le lien qu’il établit entre les deux. Il nous raconte ses expériences, du marathon au triathlon, ses victoires personnelles, ses progrès et ses difficultés.

Résumé au dos du livre: De la course à l’écriture, il n’y a qu’une foulée que Murakami nomme la vitalité. Pour s’astreindre à une discipline d’écrivain, l’auteur a vendu son club de jazz, arrêté de fumer, commencé à courir, inlassablement, tous les jours. Journal, essai, éloge de la course à pied, au fil de confidences inédites, Murakami nous livre une méditation lumineuse sur la vie.

Mon avis: J’ai aimé cette lecture. Haruki Murakami étant l’un de mes auteurs préférés, j’ai apprécié le fait de le découvrir sous un autre angle, plus personnel. Comme je m’y attendais, c’est quelqu’un de très rigoureux, qui s’applique à effectuer chaque tâche de son existence du mieux possible. J’ai aimé son honnêteté et son humilité dans ce journal, le fait qu’il n’hésite pas à s’exprimer sur ses difficultés.

Après, n’étant absolument pas sportive, même si j’admire la ténacité et l’application de Murakami dans tout ce qu’il entreprend, j’ai parfois eu du mal à comprendre ses ressentis (bien qu’ils puissent s’appliquer à d’autres sujets que le sport, il est vrai). Mais j’ai aimé cette lecture, je me suis retrouvée dans cette obstination à faire toujours mieux, à chercher ses limites, pour tenter de les dépasser.

Je te conseille cette lecture, si comme moi tu aimes les journaux, carnets et autobiographies. Mais il est vrai je pense que ce livre m’a vraiment plu parce que je connais pas mal des romans de cet auteur. Si ce n’est pas le cas pour toi, je te recommande ce livre mais te conseille de découvrir les autres avant (je t’ai déjà parlé de Murakami , , , ou encore  et  alors tu vois, tu as de quoi faire ton choix! Mais ceux que je n’ai pas encore chroniqués sont géniaux aussi, notamment Kafka sur le rivage, la trilogie 1Q84 ou Le passage de la nuit).

Sur ces bonnes paroles, votre majesté vous souhaite une bonne fin de journée, et un bon weekend (puisqu’il paraît que ça s’écrit comme ça maintenant)! Tiens, à ce sujet juste avant de partir, si tu veux en savoir plus sur la réforme de l’orthographe, je te conseille cette vidéo (tu peux aussi regarder les autres vidéos de cette chaîne, elles sont chouettes!). Allez j’y vais, salut!

Extraits choisis:

« C’est la même chose, et c’est essentiel, lorsque j’écris une nouvelle. Au moment où je sens que je pourrais continuer à écrire, je pose mon stylo, je m’arrête. Ainsi, le travail du jour suivant s’enclenchera aisément. Je crois qu’Ernest Hemingway écrivait de manière similaire. Pour poursuivre une activité, il faut conserver son rythme. Ce qui est particulièrement important pour les tâches de longue haleine. Une fois que vous tenez le bon rythme, tout va bien. Mais avant que le volant d’une machine ne se mette à tourner à une vitesse constante, de manière sûre, il faut beaucoup d’efforts, ni trop, ni trop peu, pour parvenir à cette obstination, cette régularité dans l’effort. »

« Les blessures émotionnelles représentent le prix à payer pour être soi-même. »

« Aucun effort à faire. On rencontre parfois de ces écrivains-là. Malheureusement, je n’entre pas dans cette catégorie. Je n’ai jamais découvert de source dans mon voisinage immédiat, je l’avoue humblement. Je dois graver le roc à l’aide d’un burin, à la main, assidûment, creuser un trou profond avant de découvrir la source de la créativité. Pour écrire un roman, je dois me contraindre à des exercices physiques éprouvants et y passer beaucoup de temps, faire beaucoup d’efforts. Chaque fois que je commence un nouveau texte, il me faut entailler le roc, toujours plus loin. Mais comme j’ai adopté ce style de vie depuis de nombreuses années, je suis devenu très efficace, à la fois techniquement et physiquement, pour forer un rocher très dur et pour y découvrir une nouvelle source. Aussi, dès que je remarque que l’une des sources menace de s’assécher, je me déplace hardiment vers une autre. Ceux qui ont compté sur leur source naturelle se retrouvent parfois à sec soudain et risquent alors de ne plus réussir aussi aisément. Autrement dit, regardons en face la réalité : la vie est fondamentalement injuste. »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s