L’Ombre du vent

Hey! Oui je suis toujours vivante! Et même, j’ai fini hier soir L’Ombre du vent, alors vous voyez que je ne chôme pas! Est-ce que je vous le dit tout de suite, ou est-ce que je garde un peu de suspense? Non, je vous dis tout, il s’agit d’un gros COUP DE COEUR! Pas très étonnant quand on voit les éloges à propos de ce livre. Cette critique trouvée sur Babelio par exemple : « Ce livre tient en haleine du début à la fin et émerveille par sa poésie et la finesse psychologique de ses personnages.  » Hein pas mal non?

Il se trouve que mon côté borné privilégie toujours la littérature des « pays du nord », ainsi je renie en beauté mes origines espagnoles et mon côté latin (remarque mon amoureux m’a quand même fait remarquer un jour que j’étais tellement blanche que c’était davantage le côté flammekueche que flamenco que l’on remarque en premier chez moi…). ERREUR, GROSSIERE ERREUR! Voilà comment j’ai attendu 25 ans pour découvrir cet auteur! C’est chose faite à présent, et je vais m’empresser de lire le deuxième tome de la série que j’ai trouvée par hasard pour 25cts chez Emmaüs, excusez du peu (je ne peux que vous recommander Emmaüs pour les livres d’occasion, on trouve parfois de véritables pépites pour trois fois rien)!!!

Résumé royal:

L’après guerre, le cimetière des livres oubliés, des amours impossibles, une enquête, la violence, une grande histoire d’amitié, le rire, l’angoisse, la rue…

Résumé au dos du livre:

1945. Barcelone se réveille après neuf années de guerre. Dans une ruelle étroite, deux silhouettes émergent du petit jour. Un père, libraire, et son fils de 10 ans s’en vont sacrifier à un rituel centenaire. Bientôt, le Cimetière des livres oubliés leur ouvrira ses portes. Parmi les fantômes et les rayonnages, le jeune Daniel choisira un volume, un seul. Ce sera L’Ombre du vent. Dès lors, la recherche de son auteur, Julián Carax, obsédera Daniel jusqu’à façonner le cours de son existence…

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Attention ça promet d’être long…

Le personnage de Fermín et ses aphorismes génialissimes! J’ai rarement autant ri en lisant un roman.

L’alternance entre rire et angoisse sans arrêt, tout au long du roman, ce qui permet de respirer un peu entre toutes ces tensions.

Les personnages qui sont chacun attachants à leur façon. Et les méchants que l’on déteste vraiment. La psychologie des personnages est tellement bien décrite que l’on se met à avoir des sentiments réels envers eux.

Pas emballée au premier abord par le fait que l’histoire se déroule en Espagne mais j’ai retrouvé le côté noir, gothique, que j’adore dans les romans anglais, ce qui m’a complètement fait changer d’avis.

C’est un livre qui parle de livres!!!

C’est LE livre qui te donne plus envie de visiter Barcelone que n’importe quel guide de voyage! Et dieu sait que je suis pourtant une adepte du routard!

Les -: Si il fallait dire quelque chose, je dirais peut être le dénouement un peu trop attendu, mais c’est vraiment pour chipoter!

Ah, sinon la couverture fragile de cette édition. Très jolie mais vraiment fragile.

Ma note:

19/20  Gros coup de cœur, j’ai hâte de découvrir la suite!

Citations choisies:

 « Un jour, j’ai entendu un habitué de la librairie de mon père dire que rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à son cœur. Ces premières images, l’écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais auquel, tôt ou tard – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d’univers nous découvrons – nous reviendrons un jour. »

« La télévision est l’Antéchrist, mon cher Daniel, et je vous dis, moi, qu’il suffira de trois ou quatre générations pour que les gens ne sachent même plus lâcher un pet pour leur compte et que l’être humain retourne à la caverne, à la barbarie médiévale et à l’état d’imbécillité que la limace avait déjà dépassé au Pléistocène. Ce monde ne mourra pas d’une bombe atomique, comme le disent les journaux, il mourra de rire, de banalité, en transformant tout en farce et, de plus, en mauvaise farce. »

 » – Au contraire. Le sot parle, le lâche se tait, le sage écoute.

 – Qui a dit ça? Sénèque?

 – Non. M. Braulio Recolons, charcutier rue Aviñón, qui possède un don extraordinaire tant pour le boudin que pour l’aphorisme bien placé. »

« Julián m’avait affirmé un jour que l’auteur s’écrit à lui-même pour se dire des choses qu’il ne pourrait comprendre autrement. »

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2 réflexions sur “L’Ombre du vent

  1. Je compte lire ce livre très prochainement et de savoir qu’il a été un coup de coeur pour toi me ravi à l’approche de ma lecture. Au faite je suis tombé sur l’édition spéciale, la couverture recyclé je l’ai trouvé magnifique. Un peu comme un vieux livre

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    • Tu vas voir il est génial! Tu vas vouloir prendre un billet pour Barcelone aussitôt! Cette édition est très jolie en effet, il faut juste faire attention de ne pas trop ouvrir/fermer le livre parce que la couverture s’use vite au niveau du pli. Mais les pages sont plus épaisses que dans les livres de poches classiques, c’est très agréable! J’espère que tu apprécieras autant que moi cette lecture. Je commence la suite aujourd’hui.

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