Le jeu de l’ange

Bonsoir et bonne fin de semaine! Je reviens aujourd’hui après avoir terrassé un virus que j’ai bravement combattu pendant deux semaines, sans que l’idée de périr à la bataille ait seulement effleuré mon royal esprit! Et ouaip!

Je viens de finir Le jeu de l’ange, qui est la suite de L’ombre du vent dont je t’ai parlé ici et j’avoue avoir été un peu déçue. De par mon coup de cœur pour le premier tome, j’attendais beaucoup de ce roman. Un peu trop peut être. Bon j’ai pas détesté hein! Je t’en dis un peu plus plus loin…

Résumé royal:

Un journal, un roman feuilleton, une proposition, la fatigue, la maladie, les personnes à qui l’on doit tout, le cimetière des livres oubliés, une proposition, un rêve, Isabella, les doutes…

Résumé au dos du livre:

Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l’offre inespérée d’un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n’en a jamais existé, « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués », en échange d’une fortune et, peut-être, de beaucoup plus.

Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu’il aime le plus au monde. En monnayant son talent d’écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable ?

Ce que j’en ai pensé:

A nouveau, je remarque que Zafon se moque avec beaucoup d’humour de la religion, du moins du côté très pieux des espagnols, par exemple dans cet extrait: « Tu ne vas pas me sortir maintenant que tu n’es pas un mécréant comme moi et que tu veux arriver le cœur et le reste vierges dans le lit nuptial, que tu es une âme pure n’aspirant qu’à attendre ce moment magique où l’amour véritable te fera découvrir l’extase de la fusion de la chair et de l’âme bénie par le Saint-Esprit pour peupler le monde d’enfants qui porterons ton nom et auront les yeux de leur mère, cette sainte femme modèle de vertu et de pudeur dont la main t’ouvrira les portes du ciel sous le regard bienveillant et approbateur de l’Enfant Jésus. »

Les +: On retrouve le cimetière des livres oubliés, la librairie Sempere et fils et l’ambiance sombre, gothique, les lieux secrets de cette Barcelone que j’ai adorés dans le premier tome.

La fin. Tout s’enchaîne, on est happé par l’histoire et on ne voit pas le temps passer. Et les toutes dernières pages, très touchantes.

Le personnage d’Isabella qui amène de la bonne humeur dans cette histoire sombre, comme Fermín dans L’Ombre du vent.

Encore une fois, un livre qui parle de livres et du métier d’écrivain.

Les -: Le côté « roman policier ». Mais ça c’est entièrement personnel, je ne suis pas très fan de ce type de littérature.

J’ai décroché plusieurs fois, étant un peu perdue dans le marasme des événements, mais j’ai compris à la fin que c’était normal, qu’il n’y avait pas spécialement de logique à tout ça.

Le surnaturel. En général j’aime beaucoup ça, mais dans ce livre empli de réalisme, et sachant que l’histoire précède celle de L’Ombre du vent où on ne trouve rien d’irréaliste, les événements surnaturels m’ont plutôt gênée.

Ma note:

14/20  J’ai aimé, mais ai été déçue par rapport au premier tome. Je le conseillerais quand même étant donné qu’il reçoit de bonnes critiques de la part d’autres lecteurs (tu peux lire d’autres critiques sur Babelio, Livraddict…).

Citations choisies:

« Isabella, si tu veux réellement te consacrer à écrire, ou tout au moins à écrire pour que d’autres te lisent, il va falloir que tu t’habitues à ce que parfois les autres t’ignorent, t’insultent, te méprisent et, presque toujours, te montrent de l’indifférence. Ça fait partie des charmes du métier. »

« Mais si vous préférez, nous pouvons observer une minute de silence.

-Ce ne sera pas nécessaire.

-Evidemment pas. Cela n’est nécessaire que si l’on n’a rien de valable à dire. Le silence pare les sots d’intelligence, l’espace d’une minute. »

« Pas besoin de vous fâcher. Le problème, c’est que l’inspiration ne vient pas.

-L’inspiration vient quand on pose ses coudes sur la table et son derrière sur la chaise, et que l’on commence à transpirer. Choisis un sujet, une idée, et passe ta cervelle au presse-citron jusqu’à ce qu’elle te fasse mal. C’est ça l’inspiration. »

« L’un des principaux expédients propres à l’écrivain professionnel qu’Isabella avait appris de moi était l’art et la pratique de la procrastination. Tout vétéran dans ce métier sait que n’importe quelle occupation, que ce soit tailler son crayon ou compter les mouches, a priorité sur l’acte de s’asseoir à son bureau et se creuser la cervelle. »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s