Notre Dame de Paris

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Bon je vais éviter de te dire encore une fois que je suis de retour, que j’ai été trop absente, etc, la chanson tu la connais. Je n’ai pas du tout abandonné le blog, plutôt les livres pendant un moment. Il y a des moments, comme ça dans ta vie, où ta tête est beaucoup trop préoccupée pour que tu arrives à lire. Malheureusement ces moments là peuvent parfois durer des mois. Ça va mieux, je reprends goût à la lecture petit à petit, malgré mon job de 39h par semaine qui me prend tout mon temps…

Avouons cependant que je reviens en beauté avec un sacré monument, n’est-ce pas?

Il est des livres qui changent une vie. Celui-ci a changé la mienne. Je pensais connaître l’histoire, ce n’était pas vraiment le cas. C’est un livre qui parle de la vie, un livre qui fait grandir. Si tu connais le dessin animé de Disney (et que comme moi tu en étais resté là), lis ce livre! Tu découvriras la véritable histoire, qui est beaucoup moins colorée et gaie, mais quel bonheur de la découvrir! Que de beauté!

Résumé royal:

Paris, le peuple, une élection, le pape des fous, Notre Dame, Esmeralda, Quasimodo, Frollo, un enlèvement, Phoebus, l’amour, l’obsession, partout…

Résumé au dos du livre:

«Il était là, grave, immobile, absorbé dans un regard et dans une pensée. Tout Paris était sous ses pieds, avec les mille flèches de ses édifices et son circulaire horizon de molles collines, avec son fleuve qui serpente sous ses ponts et son peuple qui ondule dans ses rues, avec le nuage de ses fumées, avec la chaîne montueuse de ses toits qui presse Notre-Dame de ses mailles redoublées. Mais dans toute cette ville, l’archidiacre ne regardait qu’un point du pavé :la place du Parvis ; dans toute cette foule, qu’une figure : la bohémienne.
Il eût été difficile de dire de quelle nature était ce regard, et d’où venait la flamme qui en jaillissait. C’était un regard fixe, et pourtant plein de trouble et de tumulte. Et à l’immobilité profonde de tout son corps, à peine agité par intervalles d’un frisson machinal, comme un arbre au vent, à la roideur de ses coudes plus marbre que la rampe où ils s’appuyaient, à voir le sourire pétrifié qui contractait son visage, on eût dit qu’il n’y avait plus dans Claude Frollo que les yeux du vivant.»

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Quelle écriture! Voilà ce que j’aime dans Hugo. Ses romans ont beau être des classiques, ils n’en sont pas pour autant difficiles à lire et on est happé par l’histoire. Quel plaisir, vraiment!

Tout est positif pour moi dans ce livre, tout est beau même si c’est une histoire extrêmement triste (qui je l’avoue a fini de plomber mon dimanche soir… je pensais enchaîner avec Les Misérables, mais je vais faire une pause avant, hein!).

Les -: Je regrette de ne pas mieux connaître Quasimodo, qui est finalement peu présent tout au long du roman.

Et Phoebus, si je l’avais sous la main celui là…

Ma note:

19/20 J’aurais voulu connaître Quasimodo davantage. Mais ce livre est un réel coup de cœur. J’en parle mal, j’ai été tellement touchée que je ne trouve pas vraiment d’arguments pour t’inciter à le lire. Mais lis le, il est fabuleux!

Citations choisies:

«  »Que le diable vous emporte! grommela maître Andry Musnier.

-Maître Andry, reprit Jehan, toujours pendu à son chapiteau, tais-toi, ou je te tombe sur la tête! » Maître Andry leva les yeux, parut mesurer un instant la hauteur du pilier, la pesanteur du drôle, multiplia mentalement cette pesanteur par le carré de la vitesse, et se tut. »

« Vieillard, il faut de plus longues années qu’il ne vous en reste pour entreprendre ce voyage à travers les choses mystérieuses. Votre tête est bien grise! On ne sort de la caverne qu’avec les cheveux blancs, mais on n’y entre qu’avec les cheveux noirs. La science sait bien toute seule creuser, flétrir et dessécher les faces humaines ; elle n’a pas besoin que la vieillesse lui apporte des visages tout ridés. »

« Ce qu’il aimait avant tout dans l’édifice maternel, ce qui réveillait son âme et lui faisait ouvrir ses pauvres ailes qu’elle tenait si misérablement reployées dans sa caverne, ce qui le rendait parfois heureux, c’étaient les cloches. Il les aimait, les caressait, leur parlait, les comprenait. Depuis le carillon de l’aiguille de la croisée jusqu’à la grosse cloche du portail, il les avait toutes en tendresse. Le clocher de la croisée, les deux tours, étaient pour lui comme trois grandes cages dont les oiseaux, élevés par lui, ne chantaient que pour lui. C’étaient pourtant ces mêmes cloches qui l’avaient rendu sourd, mais les mères aiment souvent le mieux l’enfant qui les a fait le plus souffrir. »

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