Anna Karénine

Mais que ça faisait longtemps! Votre altesse vous prie d’accepter pour la centième fois ses plus plates excuses pour sa trop longue absence. Elle souhaite de tout son cœur pouvoir tenir ce blog de façon régulière mais il lui est parfois difficile de lire autant qu’elle le voudrait. Si tu t’inquiètes de son absence, tu peux t’abonner à son compte instagram créé il y a peu, et partager avec elle tes propres lectures, passions et envies.

Bref, j’en ai mis du temps avant de te parler de ce roman, je m’en excuse! Fini l’attente, je m’exécute tout de suite! Ah et juste pour info, demain je vais à nouveau à la rencontre de la belle personne qui m’a conseillé cette lecture (ouiiiiiiiiiii!!!)… je te laisse deviner qui (petit indice : elle est de nationalité belge et un tout petit peu connue…).

Résumé royal:

Pour une fois, je préfère à un résumé plus ou moins détaillé, te citer la première phrase de ce roman (qui est en quelque sorte un résumé à elle seule) :

« Toutes les familles heureuses se ressemblent. Chaque famille malheureuse, au contraire, l’est à sa façon. »

Résumé au dos du livre:

Anna n’est pas qu’une femme, qu’un splendide spécimen du sexe féminin, c’est une femme dotée d’un sens moral entier, tout d’un bloc, prédominant : tout ce qui fait partie de sa personne est important, a une intensité dramatique, et cela s’applique aussi bien à son amour.
Elle n’est pas, comme Emma Bovary, une rêveuse de province, une femme désenchantée qui court en rasant des murs croulants vers les lits d’amants interchangeables. Anna donne à Vronski toute sa vie.
Elle part vivre avec lui d’abord en Italie, puis dans les terres de la Russie centrale, bien que cette liaison « notoire » la stigmatise, aux yeux du monde immoral dans lequel elle évolue, comme une femme immorale. Anna scandalise la société hypocrite moins par sa liaison amoureuse que par son mépris affiché des conventions sociales.
Avec Anna Karénine, Tolstoï atteint le comble de la perfection créative.
Vladimir Nabokov.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Ce livre c’est la vie. Pas romancée, même si c’est un roman, pas exagérée, même si les personnages sont exubérants, ce livre c’est un portrait magnifique de la société russe du XIXème siècle et du temps qui passe.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, du fait qu’on suit l’histoire de plusieurs personnages en parallèle, et si certains sont parfois agaçants, on est aussitôt embarqué au chapitre suivant par un autre dont la vie est plus palpitante, ou dont les traits de caractères sont plus aimables.

Les personnages de Levine et Kitty! Qu’ils sont choux n’est-ce pas!

L’écriture de Tolstoï. J’ai ri, j’ai pleuré, et tout ça est amené avec tellement de facilité! Sans compter le point de vue très juste et l’ironie de l’auteur sur la condition humaine.

Les -: Anna. Je n’ai pas réussi à l’aimer. Un peu au début mais je me suis lassée d’elle… pour mieux la comprendre finalement à la fin du livre.

Certaines longueurs, notamment les passages politiques qui ne m’intéressent pas vraiment.

La fin. Je n’ai pas trop apprécié cet enchaînement de « révélations soudaines », qui m’ont donné une impression de « bon on est à 1000 pages il faut en finir ». Mais ce n’est que mon avis (et c’est facile à dire, majesté!), et surtout, ce n’est pas si important.

Ma note:

17/20 Un grand classique que j’ai été ravie de découvrir, et qui m’encourage à lire d’autres œuvres de ce grand auteur. Je ne peux que te le conseiller, ne t’arrête pas au nombre de pages, il se lit facilement et les chapitres sont courts, ce qui fait qu’on n’a absolument pas le temps de s’ennuyer.

Citations choisies:

« A mon avis, ces deux questions sont liées indissolublement, dit Pestzof. C’est un cercle vicieux. La femme est privée de droits, faute d’instruction; et de son manque d’instruction, on déduit l’absence de droits. Il ne faut pas oublier que l’asservissement des femmes est si grand et si ancien que souvent nous ne voulons pas comprendre l’abîme qui nous sépare de l’autre sexe. »

« D’abord ne te balance pas ainsi, dit Alexis Alexandrovitch. Et ensuite, sache que ce qui doit nous être cher, c’est le travail lui-même et non la récompense. Je voudrais te faire comprendre cela. Si tu ne cherches que la récompense, le travail te paraîtra pénible ; mais si tu aimes le travail, ta récompense ira de soi. »

« Tiens! une mendiante avec un enfant… Elle pense sans doute que j’ai pitié d’elle… Est-ce que nous tous ne sommes pas abandonnés dans le monde?… Pour seulement se haïr, et ensuite se tourmenter et faire souffrir les autres… »

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