Les ferrailleurs 1 – Le château

Hey, salutations!

Aujourd’hui je te parle du tome 1 de la saga Les Ferrailleurs : Le Château. Pour la petite histoire, j’étais à la fnac, cherchant un cadeau pour une amie, lorsque j’ai été happée par cette couverture (qui est vraiment canon, avouons-le), chose qui m’arrive quand même très rarement. Comme n’importe quelle personne un tant soit peu réfléchie (mais oui…), avant d’emporter avec moi mon précieux, je regarde rapidement les avis sur Livraddict. Et là, je me rend compte qu’il était sur ma wish list (majesté, 0 – boulet, 1). Voilà comment son petit côté burtonien m’a séduite deux fois.

Résumé royal:

Un enfant qui entend les objets, une orpheline tachetée, une poignée de porte perdue, un cousin tortionnaire, des discussions dans une horloge, des punaises qui piquent, un nom perdu, une séance sur canapé, une mouette disparue, des paroles étranges, une tasse repose moustache, un oncle aveugle qui les entend aussi, des conduits de cheminées, une grand-mère séquestrée, une autruche, un bouton d’argile et un demi souverain…

Résumé au dos du livre:

Au milieu d’un océan de détritus composé de tous les rebuts de Londres se dresse la demeure des Ferrayor. Le Château, gigantesque puzzle architectural, abrite cette étrange famille depuis des générations. Selon la tradition, chacun de ses membres, à la naissance, se voit attribuer un objet particulier, qui le suivra toute sa vie.
Clod a quinze ans et possède un don singulier : il est capable d’entendre parler les objets… Tout commence le jour où la poignée de porte appartenant à Tante Rosamud disparaît. Les murmures des objets se font de plus en plus insistants. Dehors, une terrible tempête menace. Et voici qu’une jeune orpheline se présente à la porte du Château…

Entre Gormenghast, de Mervyn Peake, et les délices steampunk d’Otomo ou de China Miéville, féerie machinique peuplée de cauchemars gothiques, telle s’annonce l’histoire de la déchetterie fantastique d’Edward Carey. François Angelier, Le Monde des livres.

Ce que j’en ai pensé:

Les + : Les illustrations de l’auteur, sombres et belles, de personnages macabres et farfelus.

Le plan du manoir au début du livre! J’adore quand un livre commence par un plan ou une carte, ici on est directement plongé dans le fatras de ces lieux avant même d’avoir lu une ligne.

Bien sûr, le contexte : quoi de mieux que l’Angleterre victorienne, n’est ce pas? Gothique à souhait!

L’idée des objets de naissance, tu ressentirais quoi, toi si on te donnais « un racloir à chaussure »?

Le personnage de Tummis. Complètement déjanté, mais qui a des convictions et les assume jusqu’au bout, quitte à en souffrir.

La grand-mère qui s’énerve vers la fin, et là je me suis dit : « Enfin quelqu’un pète les plombs dans cette barraque! »

Les – : J’ai mis beaucoup de temps à entrer dans l’histoire, au moins la moitié du livre.

Un peu déçue par le côté « pas assez loufoque » que promettait la couverture (même si l’autruche m’a bien fait rire). J’ai plutôt aimé cette lecture, mais je m’attendais à ce que ce soit un peu plus sombre et plus déjanté, avec de l’humour noir, façon famille Addams.

Les objets qui prennent vie, une excellente idée, mais pourquoi les transformer en monstre façon Marvel? Pour l’adaptation au cinéma? J’ai malheureusement eu l’impression que ce livre est écrit dans le but d’être adapté à l’écran (ce qui serait sans doute formidable, je n’ai rien à redire là dessus, c’est simplement le côté scénario déjà ficelé qui me gêne).

Ma note:

14/20 J’ai apprécié cette lecture, le côté hyper-inventif de l’auteur, ses descriptions, mais je n’ai pas réussi à être absorbée par l’histoire. Je lirai sans doute le tome 2 en espérant me réconcilier avec les Ferrayor. Je l’espère vraiment.

Citations choisies:

« Je file dans mes appartements, qui seront vides sans toi. Mais je vais retrouver mes scarabées poilus, mes poissons d’argent, mes vers de farine, mes charançons, mes mites et mes termites, mes cafards, mes blattes, mes phoridae, mes bousiers, mes hannetons, mes mouches à viande, mes cloportes et mes punaises, mes moucherons et mes perce-oreilles, sans oublier bien sûr ma mouette cendrée, et à tous je transmettrai tes salutations.

– Merci, vieux robinet, à plus tard.

– Allez, vieille bonde, dit-il, et pas un mot à ce sujet, hein? »

« Parfois, pour avoir le sentiment d’une indépendance encore plus grande et l’impression que je m’appartenais pleinement, je m’allumais une pipe en argile ou prenais même une bouffée de cigarillo si j’en avais trouvé un, sinon je me roulais tout seul dans mon coin une cigarette avec des chutes d’ongle et de la poussière de mites séchées. »

« Grand-Père, pour nous les Ferrayor, était à lui seul toutes les planètes et leurs mouvements : nul soleil ne pouvait jamais se lever, aucun matin, aucune couleur, aucun mouvement, aucun souffle ne pouvait advenir sans son autorisation. Il était l’autorisation d’exister, revêtue de sombres habits, dans un costume noir, très noir. »

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