Cosmétique de l’ennemi

Un avion annulé, un voyageur importun…

Voilà comment débute ce court mais bien assez long roman. Quelle intensité!

Du grand Nothomb! Je voudrais te faire un résumé plus détaillé, mais un détail de plus et te voilà spoilé!

Alors on arrête là, je te parle de ma lecture plus bas.

Résumé au dos du livre:

« Sans le vouloir, j’avais commis le crime parfait : personne ne m’avait vu venir, à part la victime. La preuve, c’est que je suis toujours en liberté. »
C’est dans le hall d’un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite.
Le coupable désigné d’avance.
Il lui a suffi de parler. Et d’attendre que le piège se referme. C’est dans le hall d’un aéroport que tout s’est terminé.
De toute façon, le hasard n’existe pas.

Ce que j’en ai pensé:

Les +:

  • La folie d’Amélie Nothomb! La revoilà! Ça fait du bien!
  • Le rythme! Dès qu’on a commencé cette lecture on lit le roman d’une traite! Et pourtant, c’est acide, désagréable, suffocant.
  • L’intrigue. Sur seulement 120 pages, Amélie Nothomb te prend par la main, puis sans crier gare te colle au sol tel un judoka et te tourne, te retourne, puis finalement s’en va, te laissant au sol étourdi, ébahi. L’histoire est menée avec brio, on ne se doute pas de ce qui va suivre et ça fait du bien! Et la fin! La fin! Fracassante!
  • Les personnages! Surtout Textor Texel (quel nom!). Il est insupportable, arrogant, on en aurait presque envie de gifler le livre. Il me rappelle beaucoup Prétextat Tach (Hygiène de l’assassin), mon personnage préféré entre tous, tant il est imbuvable et sadique mais à la fois très perspicace.

Les – :

  • Je n’ai pas grand chose à dire, je ne peux pas dire que c’est un coup de cœur comme Hygiène de l’assassin, mais sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi. Peut être que les personnages manquent un peu de finesse, ou simplement que c’est ce si grand malaise que j’ai ressenti qui m’empêche de dire que c’est mon préféré. Ou peut être un impression de déjà vu?

Ma note:

17/20 J’ai adoré la folie de ce roman, relevé au moins 10 citations sur ces 120 pages, j’ai ri, j’ai été gênée, dégoûtée, renversée, surprise. Mais je n’ai malgré tout pas trouvé Textor du niveau de Prétextat.

Citations choisies:

« – Moi j’ai envie de vous casser la gueule.

– Pas de chance pour vous : ce n’est pas légal. Moi, ce que j’aime dans la vie, ce sont les nuisances autorisées. Elles sont d’autant plus amusantes que les victimes n’ont pas le droit de se défendre. »

« Qu’est-ce qui coule dans vos veines? De la tisane? »

« La vie?

– Je connais. C’est surfait. »

« C’est drôle, ce besoin qu’ont les gens d’accuser les autres d’avoir gâché leur existence. Alors qu’ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l’aide de quiconque! »

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