Le Bon Gros Géant

 

Avant de partir en vacances, j’inaugure la série de ceux que je nommerai #lesgensparticuliers avec ma première lecture : Le BGG de Roald Dahl.

Quel bonheur de me replonger dans l’écriture de cet auteur! J’avais vu avant ma lecture l’adaptation de Spielberg (qui est plutôt pas mal faite et fidèle au livre bien que peut être plus enfantine) donc je connaissais déjà l’histoire, mais quel plaisir de la lire!

Voici la bande annonce du film, si tu es intéressé(e) :

Résumé royal:

Un kidnapping. Un géant végétarien souffleur de rêves qui s’entortille dans ses mots. La frambouille. L’Avaleur de chair fraîche. La chasse aux rêves. Un cauchemard. Une idée. La reine d’Angleterre…

Résumé au dos du livre:

Sophie ne rêve pas, cette nuit-là, quand elle aperçoit de la fenêtre de l’orphelinat une silhouette immense vêtue d’une longue cape et munie d’une curieuse trompette. Une main énorme s’approche et saisit la petite fille terrifiée pour l’emmener au pays des géants. Mais heureusement, Sophie est tombée entre les mains d’un géant peu ordinaire : le Bon Gros Géant, qui se nourrit de légumes et souffle des rêves dans les chambres des enfants…

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Bien sûr l’inventivité de l’auteur, qui crée un monde de A à Z. Le pays des rêves par exemple est tellement bien décrit qu’on n’a aucun mal à l’imaginer même s’il est complètement surréaliste.

La traduction! Le BGG parle en déformant tous les mots (parce qu’il n’est jamais allé à l’école, alors il est « tout plein de fautes »), et la traduction est tellement bien faite! Je voudrais lire un passage en VO pour me faire une idée de ce que ça donne en anglais.

Les Mots tordus, justement. A la façon d’Alice au Pays des Merveilles, de Zazie dans le métro ou encore des livres de PEF que je dévorais étant petite, quelle inventivité et quel plaisir que cette écriture!

Les illustrations. Gros coup de cœur pour celles de la reine qui est immédiatement reconnaissable.

En parlant de reine, la participation de la Reine d’Angleterre, ma chère consœur, à cette histoire!

L’humour! Parlons de la « frambouille »…

Les suppléments de cette édition, ludiques et intéressants.

La dernière phrase (à ne pas lire avant de commencer cette lecture!).

Les – : Rien ne me vient à l’esprit.

Ma note:

18/20 Tant de poésie, de douceur, d’humanité se dégagent du BGG! C’est une histoire émouvante, drôle, qui donne envie d’en lire beaucoup d’autres, et de découvrir les romans destinés aux adultes de cet auteur. Bref, une lecture « délexquisavouricieuse ! »

Citations choisies:

« – Moi? ! s’exclama le géant en faisant trembler de sa voix puissante les rangées de bocaux alignés sur les étagères, moi, me nourrir d’hommes de terre? ! Ça, moi, jamais! Les autres, oui! Tous les autres en dévorent chaque nuit, mais pas moi! Moi, c’est un géant farfelu! Un gentil géant tout confus! Je suis le seul gentil géant tout confus au pays des géants! »

« – Comparée à moi, tu es aussi sourde qu’une brioche! s’exclama le BGG, tu n’entends que les gros bruits lourdauds avec tes petites oreillouchettes. Mais moi, j’entends tous les secrets murmures du monde!

– Comme quoi, par exemple? demanda Sophie.

– Dans ton pays, j’entends les pas d’une coccinelle qui marche sur une feuille d’arbre.

– Vraiment? s’étonna Sophie, impressionnée.

– Et en plus, je les entends très fort, ajouta le BGG, quand une coccinelle marche sur une feuille d’arbre j’entends ses pas qui font polotop polotop, tout comme ceux d’un géant!

– Mon Dieu ! s’écria Sophie, et qu’entendez vous d’autre?

– J’entends les petites fourmis qui bavardouillent quand elles trottent sur le sol.

– Vous voulez dire que vous entendez parler les fourmis?

– Chaque mot qu’elles prononcent, assura le BGG, bien que je ne comprenne pas leur baragouin. »

« – Non, cela ne me plaît pas, répondit fermement le BGG, ce n’est pas parce qu’on a un peu raison qu’on n’a jamais tort. »

« On ne devient pas maître d’hôtel de la reine sans pouvoir faire preuve au plus haut point d’ingéniosité, d’adaptabilité, de souplesse, de dextérité, d’astuce, de sophistication, de sagacité, de discrétion et d’une foule d’autres qualités que ni vous ni moi ne possédons. M. Tibbs, en revanche, les avait toutes.

Il se trouvait à l’office en train de boire paisiblement sa première bière de la journée, lorsque l’ordre royal lui parvint. »

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Les gens bizarres


Aujourd’hui je vais te parler du thème que je voudrais aborder pendant quelques semaines / mois, que ce soit dans mes lectures ou mes créations.

Ce thème, comme je t’en ai parlé sur instagram c’est « Les gens qui ont décidé (ou pas) de faire autrement avec la vie ». Les gens bizarres en quelque sorte. Entendons nous bien, Bizarre pour moi n’a rien de péjoratif, bien au contraire! J’ai toujours adoré les gens pas comme tout le monde!

Est ce que tu t’es déjà senti différent? Tellement différent que tu pensais, ou que tu penses encore, que ta place serait bien mieux trèèèès loin de l’endroit où tu te trouves parfois? C’est à peu près ce que j’ai ressenti toute ma vie (mmmoui vouloir être un membre de la famille Addams quand tes copines sont plutôt Totally spies, ça fait un léger décalage…). Une chose que je ne savais pas comment gérer étant plus jeune, et qui maintenant me semble pourtant être une force. Surtout qu’avec la magie d’internet, tu te rends compte que tu n’es pas si bizarre puisque d’autres gens dans le monde sont comme toi! Il était juste difficile de le savoir du temps des vieux modems discrets et des 20h d’abonnement internet par mois, c’est tout.

 

Voilà donc le sujet sur lequel j’ai envie de me pencher.

Pour mes lectures, j’ai créé une liste sur livraddict que tu peux voir ici (bien sûr, elle sera développée au fur et à mesure). Je voudrais lire plus de livres sur les monstres/créatures en grande fan de Tim Burton que je suis. Je voudrais également découvrir d’autres romans, dont les personnages seraient humains mais différents. Si tu as des livres à me conseiller, je suis toute ouïe!

Je vais aussi te présenter de belles personnes, des gens rencontrés sur le net, découverts dans les livres, des artistes, qui voient la vie à leur manière (et leur manière à chacun est si belle!).

Bref un gros programme qui je l’espère te plaira.

En attendant, je te laisse avec un vieil adage de ma composition :

 

La ballade de l’impossible et news du blog

Cher toi,

J’ai mis beaucoup de temps à revenir ici, je m’en excuse. A vrai dire j’ai passé beaucoup de temps sans vraiment lire, juste quelques passages piochés ça et là, pas de quoi faire un article. J’ai commencé un nouveau travail, et je commence à trouver un nouveau rythme. Et surtout je me suis remise à créer. J’ai brodé, beaucoup, et la broderie demande beaucoup de temps. J’aurais pu te parler de ce que je faisais, mais ça ne rentrait pas « dans le cadre » d’un blog de lecture. J’aurais pu aussi te parler, par exemple, de ce que j’écoutais en travaillant, mais ça non plus ne rentrait pas « dans le cadre ». Alors j’ai créé un autre site pour parler de ça.

Ça fait un petit moment maintenant que je réfléchis à tout ça, et je me dis que c’est vraiment trop bête de créer cinquante choses et d’être sans arrêt hyper frustrée de ne pas pouvoir accorder assez de temps à chacun de mes projets et surtout à la lecture sous prétexte que ça n’est « pas compatible »…

Qui décide?

Il va donc y avoir du nouveau ici. Déjà je vais publier plus souvent (euh ça, Majesté, c’est pas dur en fait! Oui je sais!), et je ne parlerai pas uniquement de lecture mais de tout ce que je fais et qui m’intéresse. Je voudrais te parler de gens qui font des choses bien, au niveau de la culture, mais pourquoi pas aussi de l’environnement ou de l’humain, je voudrais partager mon travail de création sous tous ses aspects, je voudrais aussi me mettre à la calligraphie et m’améliorer en photo et création graphique, et je voudrais le partager avec toi. Bien sûr, je continuerai de te parler bouquins puisque je vais arrêter de m’interdire de lire sous prétexte d’avoir besoin de temps pour le reste. Ça m’a manqué, énormément.

Je vais modifier l’allure de ce blog, et je vais essayer d’arranger tout ça de sorte que tu t’y retrouves si seulement certains sujets t’intéressent.

Je vais aussi être un peu plus active sur les réseaux sociaux, en particulier sur instagram qui est définitivement mon favori. Tu peux d’ailleurs m’y suivre ici si le cœur t’en dis.

Voilà, comme ça la boucle est bouclée, les moutons sont bien gardés et les piqûres de moustiques se portent au mieux.

*   *   *

Sur ces entrefaites, je reviens donc avec une nouvelle lecture.

Je crois que c’est la première fois que je vais avoir du mal à parler d’un livre de Murakami. Cette lecture est spéciale et m’a chamboulée. Je vais faire de mon mieux.

Résumé royal:

L’amour, le deuil, les sentiments, grandir, le sexe, l’alcool, un air de guitare, la vie…

Résumé au dos du livre:

Dans un avion, une chanson ramène Watanabe à ses souvenirs. Son amour de lycée pour Naoko, hantée comme lui par le suicide de leur ami Kizuki. Puis sa rencontre avec une jeune fille, Midori, qui combat ses démons en affrontant la vie. Hommage aux amours enfuies, le premier roman culte d’Haruki Murakami fait resurgir la violence et la poésie de l’adolescence.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Murakami! Ou comment avoir l’impression de changer de monde dès que tu ouvres un livre. Que ça fait du bien! Murakami ou cette écriture qui parle simplement de la vie quotidienne mais que tu ne peux t’empêcher de dévorer comme s’il s’agissait d’un roman à suspense. Lire cet auteur me fait le même effet qu’une longue méditation, je me sens paisible et je fais beaucoup plus attention à ce qui m’entoure, à tous ces petits détails auxquels je ne fais pas forcément attention en temps normal.

L’évolution de Watanabe, son apprentissage de la vie, de l’amour : les premières amours ratées, les amours platoniques, l’amour physique. Ses introspections, cette psychologie si fine et tellement bien menée que l’on s’y retrouve forcément à un moment.

Les lettres de Watanabe à Naoko, d’une tendresse infinie. Ses anecdotes sur son voisin de chambre qui font sourire.

Le passage à l’hôpital. Je n’ai jamais lu de toute ma vie une scène qui me donne autant envie de manger un plat en particulier (je te laisse découvrir lequel), et je te laisse imaginer ma tête quand j’ai ouvert mon réfrigérateur et que je n’avais pas les ingrédients pour le préparer là tout de suite! (et en plus c’était l’heure du goûter…)

Le personnage de Midori, pétillante, rafraîchissante (telle une excellente limonade… oui merci!) dans cette histoire.

Les –: J’aurais voulu connaître la suite. Mais pas de ça chez Murakami, encore une fin ouverte et c’est pour ça qu’on l’aime aussi.

Le personnage de Nagasawa, malaisant. J’ai cherché à le comprendre malgré ses défauts mais je n’y suis pas parvenue.

Ma note:

17/20 Il m’est très difficile de parler de ce livre étant donné que l’histoire tient à peu de choses, ce serait plus simple de parler de mon ressenti : j’ai adoré cette lecture et la conseille aux personnes qui aiment cet auteur. Peut être pas pour le découvrir en revanche, je conseillerai plutôt Kafka sur le rivage ou la trilogie 1Q84, peut être plus simples d’accès.

Citations choisies:

« Il y a des gens comme ça. Ils ont un don extraordinaire et ils n’ont pas assez d’énergie pour le faire fructifier, alors ils finissent toujours par gaspiller leurs capacités. J’en ai vu pas mal comme ça. Au départ, on est ébloui. Il y en a par exemple qui sont capables de jouer un morceau très difficile dès la première fois qu’ils voient la partition. Et cela assez bien. On en est abasourdi. On a l’impression d’être complètement surclassé. Mais c’est tout. Ils ne vont jamais plus loin. Pourquoi? Parce qu’ils n’ont pas le courage de continuer. »

« Je me demandais soudain combien de dizaines ou de centaines de fois allait se répéter un pareil dimanche. « Un dimanche calme, paisible et solitaire », dis-je à haute voix. Je ne remontais pas mes ressorts le dimanche. »

« Nous nous enlaçâmes dans sa chambre, sur son lit. Nous nous embrassâmes dans son futon, tout en écoutant la pluie tomber, puis nous discutâmes de toutes sortes de choses, depuis a formation du monde jusqu’à la cuisson des œufs à la coque.

« Je me demande ce que peuvent bien faire les fourmis quand il pleut, dit-elle. » »

Autre monde (Saga complète)

« Et ben il lui en a fallu du temps! » Blâmez moi si vous le souhaitez, ça fait un moment que je n’ai pas fait d’article, je sais. Bon pour information j’ai lu le deuxième tome de David Copperfield, mais pas eu envie de faire un article, étant donné que c’était la suite logique du Tome 1. C’était bien, ça finit bien, tralala…

Sinon, j’ai lu la saga Autre monde de Maxime Chattam, influencée comme beaucoup de personnes je pense par la super chronique de Lemon June, et Oh my God, coup de coeur!

Je t’en parle plus bas, en essayant de ne pas Spoiler.

Résumé royal:

New York, la tempête, des éclairs, des disparitions, la nature qui reprend ses droits, construire une nouvelle vie…

Résumé au dos du tome 1:

«Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.»

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Alors là, énormément de choses! L’univers, d’abord! La nature dans toute sa splendeur, la forêt, les monstres, les scararmées, vraiment pour moi c’était comme regarder Avatar.

Les personnages, Matt le meneur, Tobias mon chouchou, Ambre la jeune femme forte, et Plume! Que je l’aime celle là! Tout le long de ma lecture je rêvais de la serrer contre moi et moooooooo…

J’ai surtout aimé Tobias, son caractère vraiment chouette et drôle. Heureusement qu’il est là souvent pour détendre l’atmosphère!

J’ai adoré les personnages secondaires aussi : les Kloropanphyles (❣), Chen, Tania, et les pirates, oui LES PIRAAAAAAAAATES!!!!!!! Le Jack Sparrow en moi s’est immédiatement réveillé làààà! Je me voyais sur le bateau et tout (Bâtiment, ton altesse, Bâtiment, terme nautique)!!! Jahrim ❣❣❣

Ah et j’ai adoré l’équipe Johnny, Newton et surtout Lanz qui m’a fait mourir de rire!

Les altérations, quelle idée géniale!

J’ai aussi trouvé que l’histoire était de plus en plus prenante au fil des livres, on se retrouve toujours face à des renversements de situation inattendus (qui t’arrachent une petite larme alors que tu lis dans le train…) – même si quelques événements étaient prévisibles – jusqu’à une fin en apothéose (mais je ne te parlerai pas de la dépression post saga digne des Harry Potter : « Quoi c’est vraiment fini? Vous êtes sûr? »).

Les références, bien sûr! Dans cette lecture on retrouve à la fois l’univers de Harry Potter (beaucoup de références dans le tome 6), du Seigneur des Anneaux, d’Avatar, des X men, un petit côté Tim Burton, Dickens (la Dame aux chats ❣),  et des Piraaaaates!!!!

Ah et chose un peu bête, j’ai aimé que les héros marchent beaucoup. Moi qui adore marcher, j’ai trouvé que cette lenteur ajoute une dimension très intéressante au récit.

Et enfin bien sûr la façon dont l’auteur nous amène à nous interroger sur notre mode de vie actuel, sur l’écologie surtout, la façon dont on malmène notre planète (moi qui m’intéresse énormément à ces questions, j’ai été agréablement surprise par la façon dont c’est amené, sans faire la morale, juste en obligeant le lecteur à se poser les bonnes questions). Je compte offrir cette saga à mes cousins lorsqu’ils seront un peu plus âgés, je pense que c’est vraiment une bonne lecture à conseiller à des adolescents.

J’ai aimé que l’auteur dénonce notre addiction aux écrans (et la trop grande puissance d’internet), et nous amène à nous questionner sur ce qu’on deviendrait s’ils disparaissaient.

Les – : Certains dénouements prévisibles (notamment dans le tome 2), ce qui m’a un peu déçue. Mais cette saga est tellement géniale que c’est vite oublié.

Ma note:

18/20 Vraiment une chouette saga que je conseille à tout le monde, ados ou adultes. Un univers très riche que j’aurai plaisir à relire dans le futur.

Citations choisies:

« Dis donc, t’en as fait du chemin !

– J’ai surtout compris que l’essentiel n’était pas de trouver comment vivre tous les jours, mais de savoir tous les jours pourquoi on vit. »

« Du pain et des jeux, déclara Tobias, nous sommes retournés dans l’Antiquité romaine. Le peuple a ce qu’il veut, alors il obéit aveuglément. »

« La vérité est une mer capricieuse, garçon, si tu t’y engages, tu ne peux savoir à l’avance si elle sera belle et reposante ou chaotique et dangereuse. J’ai choisi d’être un pirate, Matt, la vérité m’importe peu. Ce qui compte c’est la liberté au jour le jour. Les deux ne sont pas toujours conciliables, hélas ! »

« Parce que ces écrans étaient devenus un refuge par réflexe. Ils privaient notre génération de la plus créatrice des vertus déguisées : l’ennui. »

« Que seraient-ils devenus à la longue, à consulter leurs écrans plutôt que de regarder autour d’eux? »

Et toi, as-tu lu cette saga et si oui qu’en as-tu pensé? Et si non qu’est-ce que tu attends?

David Copperfield – Tome 1

Une naissance agitée.

Des rencontres qui ne devraient jamais avoir eu lieu.

Le sérieux des amours d’enfants.

Une enfance heureuse mais vite devenue difficile, une vie mouvementée.

Apprendre par soi-même.

Se lier d’amitié. Partager les difficultés.

Souffrir de sa naïveté, devoir ouvrir les yeux mais ne pas y parvenir.

S’échapper, avec un dernier espoir.

Le renouveau.

Mais les difficultés ne sont jamais très loin…

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« Pour moi, je restai longtemps occupé à contempler Pegotty, tout en rêvant à une supposition que je venais de faire : si Pegotty avait l’intention de me perdre comme le petit Poucet dans les contes de fées, ne pourrais-je pas toujours retrouver mon chemin à l’aide des boutons et des agrafes qu’elle laisserait tomber en route? »

« Une seule chose m’empêchait de m’abrutir absolument. Mon père avait laissé dans un cabinet, au second, une petite collection de livres ; ma chambre était à côté, et personne ne songeait à cette bibliothèque. Peu à peu Roderick Random, Peregrine Pickle, Humphrey Clinker, Tom Jones, le Vicaire de Wakefield, donQuichotte, Gil Blas et Robinson Crusoé, sortirent, glorieux bataillon, de cette précieuse petite chambre pour me tenir compagnie. Ils tenaient mon imagination en éveil ; ils me donnaient l’espoir d’échapper un jour à ce lieu. Ni ces livres, ni les Mille et une Nuits, ni les histoires des génies, ne me faisaient de mal, car le mal qui pouvait s’y trouver ne m’atteignait pas ; je n’y comprenais rien. »

« Que de repas passés dans le silence et dans l’embarras, en sentant toujours qu’il y avait une fourchette de trop et que c’était la mienne, un appétit de trop et que c’était le mien, une chaise de trop et que c’était la mienne, quelqu’un de trop et que c’était moi ! »

« Mes besoins étaient si pressants pourtant que je dis que j’accepterais vingt sous si cela lui convenait. M. Dolloby y consentit en grommelant. Je lui souhaitai le bonsoir, et je sortis de la boutique avec vingt sous de plus et mon gilet de moins. Mais, bah ! en boutonnant ma veste, cela ne se voyait pas. »

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J’ai aimé cette lecture. Cette capacité qu’a Dickens de nous immerger dans la vie intime de cette société de l’Angleterre victorienne qu’il décrit si bien. J’ai aimé sa façon de rendre chaque personnage si « vivant », et bien sûr, son humour!

J’ai aussi aimé le fait que David, le narrateur, raconte cette histoire sous forme de souvenirs, toujours avec beaucoup de nostalgie et de tendresse malgré les difficultés auxquelles il a du faire face. J’ai parfois été exaspérée par sa naïveté, mais qui tient en grande partie à son immense bonté qui fait qu’on le pardonne.

Quelques longueurs parfois, mais qui sont nécessaires pour « planter le décor ».

Je ne pensais pas enchaîner tout de suite sur le tome II mais la fin de ce premier tome ne me laisse pas vraiment le choix…

(Ce texte est libre de droit, tu peux trouver cette version gratuitement ici).

La Mort, L’amour et les Vagues

Une rencontre. Un même but. Ultime.

Un voyage de noces. Un jardin japonais de sable et de pierres. Des pensées, des souvenirs. Une décision.

Un gain à la loterie. Un voyage trop cher. La découverte de l’autre. L’amour?

Ce livre c’est trois nouvelles qui parlent « d’amour ». L’amour est plutôt un prétexte pour dénoncer les travers de l’humain tels que la pingrerie, la tromperie ou encore le suicide.

J’ai apprécié cette lecture mais n’ai pas vraiment été conquise. J’ai surtout apprécié la sérénité qui se dégage de ces histoires. J’ai lu ce livre comme on regarderait un paysage qui défile lors d’un voyage en train. J’ai apprécié ce moment de contemplation mais ne retiendrai sans doute pas grand chose des histoires…

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« A partir d’Ofuna, le paysage changea et ils comprirent qu’ils s’éloignaient de la grande ville : les maisons aux tons discrets, les chemins, les collines et les champs baignaient dans un froid soleil de début d’hiver. Les arbres chargés de mandarines jaunes ou de kakis vermillon, les taches claires des buissons de bambous, les toits de chaume, les petits campagnards les mains fourrées dans les manches de leurs kimonos, l’azur de la mer, les falaises défilaient devant leurs yeux puis disparaissaient aussitôt. »

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J’essaierai sans aucun doute de découvrir d’autres textes de cet auteur, sous d’autres formats que la nouvelle. Je ne sais pas trop si je dois te conseiller ce livre. Peut être que oui si tu souhaites découvrir Yasushi Inoue, pas si tu connais déjà cet auteur.

Ni d’Eve ni d’Adam

Au début des cours de français.

Puis deux histoires d’amour.

Une avec un Japonais, beau et incroyablement gentil qui veut devenir Templier.

La deuxième avec ce pays sublime où règne en maître le Mont Fuji, et où les kakis son auréolés de flocons blancs.

Récit d’une intimité qui fait rire puis bouleverse.

Formidable éloge de la liberté, qui n’a pas de prix et pour laquelle on peut tout abandonner.

J’ai beaucoup ri durant cette lecture, beaucoup appris aussi.

Sur Amélie, sur la vie…

🗻       🗻       🗻

« Le garçon observait mon manège et je jure que je vis dans ses yeux ce constat : « Les Belges sont des gens bizarres. » L’hôpital se foutait de la charité. »

« On tombe amoureux de ceux que l’on ne supporte pas, de ceux qui représentent un danger insoutenable. »

« Pourquoi ne pouvais-je me débarrasser de la conviction que j’y étais surveillée par une caméra? Une impression d’œil invisible m’accompagnait. Je grimaçai vers le plafond, puis vers les murs : il ne se passa rien. L’ennemi était rusé qui feignait de ne pas remarquer mon inconduite. Méfiance.

Le garçon me surprit en train de tirer la langue à une peinture contemporaine. 

 – Tu n’aimes pas l’oeuvre de Nakagami? demanda-t-il. 

 – Si. C’est magnifique, dis-je avec un enthousiasme sincère envers la toile sublime d’obscurité. 

Rinri dut en conclure que les Belges montraient leur langue aux tableaux qui les bouleversaient. »

« On devrait toujours avoir quelque chose à fuir, pour cultiver en soi cette possibilité merveilleuse. D’ailleurs, on a toujours quelque chose à fuir. Ne serait-ce que soi-même. 

La bonne nouvelle, c’est que l’on peut échapper à soi-même. Ce que l’on fuit de soi, c’est la petite prison que la sédentarité installe n’importe où. On prend ses cliques et ses claques et on s’en va : le moi est tellement étonné qu’il oublie de jouer les geôliers. »

🗻       🗻       🗻

Lis ce livre, il est vraiment chouette! Et découvre cet auteur si tu ne la connais pas, elle est fabuleuse!

Et aussi je te conseille l’adaptation filmique de ce roman : Tokyo fiancée. Ce film est vraiment très bien, très fidèle au livre et les acteurs sont géniaux.

Regarde!