Autre monde (Saga complète)

« Et ben il lui en a fallu du temps! » Blâmez moi si vous le souhaitez, ça fait un moment que je n’ai pas fait d’article, je sais. Bon pour information j’ai lu le deuxième tome de David Copperfield, mais pas eu envie de faire un article, étant donné que c’était la suite logique du Tome 1. C’était bien, ça finit bien, tralala…

Sinon, j’ai lu la saga Autre monde de Maxime Chattam, influencée comme beaucoup de personnes je pense par la super chronique de Lemon June, et Oh my God, coup de coeur!

Je t’en parle plus bas, en essayant de ne pas Spoiler.

Résumé royal:

New York, la tempête, des éclairs, des disparitions, la nature qui reprend ses droits, construire une nouvelle vie…

Résumé au dos du tome 1:

«Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.»

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Alors là, énormément de choses! L’univers, d’abord! La nature dans toute sa splendeur, la forêt, les monstres, les scararmées, vraiment pour moi c’était comme regarder Avatar.

Les personnages, Matt le meneur, Tobias mon chouchou, Ambre la jeune femme forte, et Plume! Que je l’aime celle là! Tout le long de ma lecture je rêvais de la serrer contre moi et moooooooo…

J’ai surtout aimé Tobias, son caractère vraiment chouette et drôle. Heureusement qu’il est là souvent pour détendre l’atmosphère!

J’ai adoré les personnages secondaires aussi : les Kloropanphyles (❣), Chen, Tania, et les pirates, oui LES PIRAAAAAAAAATES!!!!!!! Le Jack Sparrow en moi s’est immédiatement réveillé làààà! Je me voyais sur le bateau et tout (Bâtiment, ton altesse, Bâtiment, terme nautique)!!! Jahrim ❣❣❣

Ah et j’ai adoré l’équipe Johnny, Newton et surtout Lanz qui m’a fait mourir de rire!

Les altérations, quelle idée géniale!

J’ai aussi trouvé que l’histoire était de plus en plus prenante au fil des livres, on se retrouve toujours face à des renversements de situation inattendus (qui t’arrachent une petite larme alors que tu lis dans le train…) – même si quelques événements étaient prévisibles – jusqu’à une fin en apothéose (mais je ne te parlerai pas de la dépression post saga digne des Harry Potter : « Quoi c’est vraiment fini? Vous êtes sûr? »).

Les références, bien sûr! Dans cette lecture on retrouve à la fois l’univers de Harry Potter (beaucoup de références dans le tome 6), du Seigneur des Anneaux, d’Avatar, des X men, un petit côté Tim Burton, Dickens (la Dame aux chats ❣),  et des Piraaaaates!!!!

Ah et chose un peu bête, j’ai aimé que les héros marchent beaucoup. Moi qui adore marcher, j’ai trouvé que cette lenteur ajoute une dimension très intéressante au récit.

Et enfin bien sûr la façon dont l’auteur nous amène à nous interroger sur notre mode de vie actuel, sur l’écologie surtout, la façon dont on malmène notre planète (moi qui m’intéresse énormément à ces questions, j’ai été agréablement surprise par la façon dont c’est amené, sans faire la morale, juste en obligeant le lecteur à se poser les bonnes questions). Je compte offrir cette saga à mes cousins lorsqu’ils seront un peu plus âgés, je pense que c’est vraiment une bonne lecture à conseiller à des adolescents.

J’ai aimé que l’auteur dénonce notre addiction aux écrans (et la trop grande puissance d’internet), et nous amène à nous questionner sur ce qu’on deviendrait s’ils disparaissaient.

Les – : Certains dénouements prévisibles (notamment dans le tome 2), ce qui m’a un peu déçue. Mais cette saga est tellement géniale que c’est vite oublié.

Ma note:

18/20 Vraiment une chouette saga que je conseille à tout le monde, ados ou adultes. Un univers très riche que j’aurai plaisir à relire dans le futur.

Citations choisies:

« Dis donc, t’en as fait du chemin !

– J’ai surtout compris que l’essentiel n’était pas de trouver comment vivre tous les jours, mais de savoir tous les jours pourquoi on vit. »

« Du pain et des jeux, déclara Tobias, nous sommes retournés dans l’Antiquité romaine. Le peuple a ce qu’il veut, alors il obéit aveuglément. »

« La vérité est une mer capricieuse, garçon, si tu t’y engages, tu ne peux savoir à l’avance si elle sera belle et reposante ou chaotique et dangereuse. J’ai choisi d’être un pirate, Matt, la vérité m’importe peu. Ce qui compte c’est la liberté au jour le jour. Les deux ne sont pas toujours conciliables, hélas ! »

« Parce que ces écrans étaient devenus un refuge par réflexe. Ils privaient notre génération de la plus créatrice des vertus déguisées : l’ennui. »

« Que seraient-ils devenus à la longue, à consulter leurs écrans plutôt que de regarder autour d’eux? »

Et toi, as-tu lu cette saga et si oui qu’en as-tu pensé? Et si non qu’est-ce que tu attends?

David Copperfield – Tome 1

Une naissance agitée.

Des rencontres qui ne devraient jamais avoir eu lieu.

Le sérieux des amours d’enfants.

Une enfance heureuse mais vite devenue difficile, une vie mouvementée.

Apprendre par soi-même.

Se lier d’amitié. Partager les difficultés.

Souffrir de sa naïveté, devoir ouvrir les yeux mais ne pas y parvenir.

S’échapper, avec un dernier espoir.

Le renouveau.

Mais les difficultés ne sont jamais très loin…

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« Pour moi, je restai longtemps occupé à contempler Pegotty, tout en rêvant à une supposition que je venais de faire : si Pegotty avait l’intention de me perdre comme le petit Poucet dans les contes de fées, ne pourrais-je pas toujours retrouver mon chemin à l’aide des boutons et des agrafes qu’elle laisserait tomber en route? »

« Une seule chose m’empêchait de m’abrutir absolument. Mon père avait laissé dans un cabinet, au second, une petite collection de livres ; ma chambre était à côté, et personne ne songeait à cette bibliothèque. Peu à peu Roderick Random, Peregrine Pickle, Humphrey Clinker, Tom Jones, le Vicaire de Wakefield, donQuichotte, Gil Blas et Robinson Crusoé, sortirent, glorieux bataillon, de cette précieuse petite chambre pour me tenir compagnie. Ils tenaient mon imagination en éveil ; ils me donnaient l’espoir d’échapper un jour à ce lieu. Ni ces livres, ni les Mille et une Nuits, ni les histoires des génies, ne me faisaient de mal, car le mal qui pouvait s’y trouver ne m’atteignait pas ; je n’y comprenais rien. »

« Que de repas passés dans le silence et dans l’embarras, en sentant toujours qu’il y avait une fourchette de trop et que c’était la mienne, un appétit de trop et que c’était le mien, une chaise de trop et que c’était la mienne, quelqu’un de trop et que c’était moi ! »

« Mes besoins étaient si pressants pourtant que je dis que j’accepterais vingt sous si cela lui convenait. M. Dolloby y consentit en grommelant. Je lui souhaitai le bonsoir, et je sortis de la boutique avec vingt sous de plus et mon gilet de moins. Mais, bah ! en boutonnant ma veste, cela ne se voyait pas. »

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J’ai aimé cette lecture. Cette capacité qu’a Dickens de nous immerger dans la vie intime de cette société de l’Angleterre victorienne qu’il décrit si bien. J’ai aimé sa façon de rendre chaque personnage si « vivant », et bien sûr, son humour!

J’ai aussi aimé le fait que David, le narrateur, raconte cette histoire sous forme de souvenirs, toujours avec beaucoup de nostalgie et de tendresse malgré les difficultés auxquelles il a du faire face. J’ai parfois été exaspérée par sa naïveté, mais qui tient en grande partie à son immense bonté qui fait qu’on le pardonne.

Quelques longueurs parfois, mais qui sont nécessaires pour « planter le décor ».

Je ne pensais pas enchaîner tout de suite sur le tome II mais la fin de ce premier tome ne me laisse pas vraiment le choix…

(Ce texte est libre de droit, tu peux trouver cette version gratuitement ici).

La Mort, L’amour et les Vagues

Une rencontre. Un même but. Ultime.

Un voyage de noces. Un jardin japonais de sable et de pierres. Des pensées, des souvenirs. Une décision.

Un gain à la loterie. Un voyage trop cher. La découverte de l’autre. L’amour?

Ce livre c’est trois nouvelles qui parlent « d’amour ». L’amour est plutôt un prétexte pour dénoncer les travers de l’humain tels que la pingrerie, la tromperie ou encore le suicide.

J’ai apprécié cette lecture mais n’ai pas vraiment été conquise. J’ai surtout apprécié la sérénité qui se dégage de ces histoires. J’ai lu ce livre comme on regarderait un paysage qui défile lors d’un voyage en train. J’ai apprécié ce moment de contemplation mais ne retiendrai sans doute pas grand chose des histoires…

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« A partir d’Ofuna, le paysage changea et ils comprirent qu’ils s’éloignaient de la grande ville : les maisons aux tons discrets, les chemins, les collines et les champs baignaient dans un froid soleil de début d’hiver. Les arbres chargés de mandarines jaunes ou de kakis vermillon, les taches claires des buissons de bambous, les toits de chaume, les petits campagnards les mains fourrées dans les manches de leurs kimonos, l’azur de la mer, les falaises défilaient devant leurs yeux puis disparaissaient aussitôt. »

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J’essaierai sans aucun doute de découvrir d’autres textes de cet auteur, sous d’autres formats que la nouvelle. Je ne sais pas trop si je dois te conseiller ce livre. Peut être que oui si tu souhaites découvrir Yasushi Inoue, pas si tu connais déjà cet auteur.

Ni d’Eve ni d’Adam

Au début des cours de français.

Puis deux histoires d’amour.

Une avec un Japonais, beau et incroyablement gentil qui veut devenir Templier.

La deuxième avec ce pays sublime où règne en maître le Mont Fuji, et où les kakis son auréolés de flocons blancs.

Récit d’une intimité qui fait rire puis bouleverse.

Formidable éloge de la liberté, qui n’a pas de prix et pour laquelle on peut tout abandonner.

J’ai beaucoup ri durant cette lecture, beaucoup appris aussi.

Sur Amélie, sur la vie…

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« Le garçon observait mon manège et je jure que je vis dans ses yeux ce constat : « Les Belges sont des gens bizarres. » L’hôpital se foutait de la charité. »

« On tombe amoureux de ceux que l’on ne supporte pas, de ceux qui représentent un danger insoutenable. »

« Pourquoi ne pouvais-je me débarrasser de la conviction que j’y étais surveillée par une caméra? Une impression d’œil invisible m’accompagnait. Je grimaçai vers le plafond, puis vers les murs : il ne se passa rien. L’ennemi était rusé qui feignait de ne pas remarquer mon inconduite. Méfiance.

Le garçon me surprit en train de tirer la langue à une peinture contemporaine. 

 – Tu n’aimes pas l’oeuvre de Nakagami? demanda-t-il. 

 – Si. C’est magnifique, dis-je avec un enthousiasme sincère envers la toile sublime d’obscurité. 

Rinri dut en conclure que les Belges montraient leur langue aux tableaux qui les bouleversaient. »

« On devrait toujours avoir quelque chose à fuir, pour cultiver en soi cette possibilité merveilleuse. D’ailleurs, on a toujours quelque chose à fuir. Ne serait-ce que soi-même. 

La bonne nouvelle, c’est que l’on peut échapper à soi-même. Ce que l’on fuit de soi, c’est la petite prison que la sédentarité installe n’importe où. On prend ses cliques et ses claques et on s’en va : le moi est tellement étonné qu’il oublie de jouer les geôliers. »

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Lis ce livre, il est vraiment chouette! Et découvre cet auteur si tu ne la connais pas, elle est fabuleuse!

Et aussi je te conseille l’adaptation filmique de ce roman : Tokyo fiancée. Ce film est vraiment très bien, très fidèle au livre et les acteurs sont géniaux.

Regarde!

Kafka sur le rivage

Ce livre est un voyage initiatique.

On y croise un homme qui parle avec les chats et à qui il manque la moitié de son ombre, un chauffeur routier qui découvre la musique classique, une femme gay, un adolescent en quête de vérité et une âme cherchant le repos.

Dans ce livre, les poissons tombent du ciel.

Tout commence par une malédiction.

Ce livre est un éloge de la liberté et de la culture.

Tout finit au pays des merveilles.

Ce livre est une métaphore de la vie dans laquelle le manque est omniprésent.

Marcher dans la forêt, de plus en plus loin et ne plus avoir peur.

Ce livre a changé ma vie et j’ai pris énormément de plaisir à le relire.

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« Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C’est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l’aube. Pourquoi ? Parce que la tempête n’est pas un phénomène venu d’ailleurs, sans aucun lien avec toi. Elle est toi-même, et rien d’autre. Elle vient de l’intérieur de toi. Alors, la seule chose que tu puisses faire, c’est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d’empêcher le sable d’y entrer, et la traverser pas à pas. Au cœur de cette tempête, il n’y a pas de soleil, il n’y a pas de lune, pas de repères dans l’espace ; par moments, même le temps n’existe plus. Il n’y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer. »

« Mais je déteste par dessus tout les gens qui manquent d’imagination. Ceux que T.S Eliot appelait « les hommes vides ». Ils bouchent leur vide avec des brins de paille qu’ils ne sentent pas, et ne se rendent pas compte de ce qu’ils font. Et avec leurs mots creux, ils essaient d’imposer leur propre insensibilité aux autres. »

« – Mon camion pue le poisson, ça ne vous fait rien? demanda-t-il.

 – Nakata aime beaucoup le poisson.

    Le routier se mit à rire. 

 – T’es pas ordinaire, toi au moins!

 – Oui, on me le dit parfois.

 – Moi, j’aime bien les gens bizarres. Je me méfie des gens normaux qui mènent une vie normale. »

Sur les chemins noirs

Chuter.

Se relever et marcher.

Marcher pour chasser les démons. Marcher pour rester debout. Marcher parce qu’on ne peut vivre sans.

Partir sur les chemins noirs. Loin de tout, loin du monde.

Nostalgie. Pessimisme. L’actualité, le Monde, malgré tout trop présents.

Traverser par les campagnes la France d’un bout à l’autre. D’abord la Provence. Ensuite le Massif central.

Et puis retrouver la mer.

Le terme de ce périple.

Les eaux sombres de la Normandie.

Une angoisse s’insinue.

Et après?

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« Ayant reconquis l’usage de mes jambes, je ne pouvais pas désespérer. M’était rendue la liberté de mouvement, le droit de me carapater dès que pointait l’ombre d’une contrainte, d’une requête, d’une sommation – pire : dès que sonnait le téléphone. »

« Il ne s’agirait pas de mépriser le monde, ni de manifester l’outrecuidance de le changer. Non! Il suffirait de ne rien avoir de commun avec lui. L’évitement me paraissait le mariage de la force avec l’élégance. »

« Dans la descente, ce panneau sous les poiriers prouvait combien l’administration maternait les citoyens : La praticabilité de cet itinéraire n’est pas garantie. On devrait annoncer cela à tous les nouveau-nés au matin de leur vie! »

« Une seule chose était acquise, on pouvait encore partir droit devant soi et battre la nature. Il y avait encore des vallons où s’engouffrer le jour sans personne pour indiquer la direction à prendre, et on pouvait couronner ces heures de plein vent par des nuits dans des replis grandioses. 

Il fallait les chercher, il existait des interstices.

Il demeurait des chemins noirs.

De quoi se plaindre? « 

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J’ai aimé ce livre. Je découvre petit à petit cet auteur et chaque ligne me donne envie de dévorer les suivantes, chaque ligne me donne envie de prendre mon sac à dos et de partir, loin de tout. Mais même sur les chemins noirs, la mondialisation n’est jamais très loin. J’espère que l’on ouvrira les yeux assez tôt.

Dans les forêts de Sibérie

Ce livre c’est la liberté sans limites. La liberté d’être seul, la liberté d’être loin de tout, et en même temps si (trop) près.

Ce livre c’est un éloge de la nature, des arbres, des animaux. C’est ne prendre à la nature que ce dont on a vraiment besoin. Ce livre c’est se sentir humble face à elle.

Ce livre c’est la vie en cabane. C’est le réconfort de l’alcool, d’un feu de bois, d’un thé brûlant.

Ce livre parle de livres.

Ce livre c’est la solitude et le silence. C’est partager un repas sous la pluie allongé à même le sol.

Ce livre c’est le temps qui passe et que l’on regarde passer. Ce livre c’est vivre l’instant.

J’ai adoré ce livre.

❄     ❄     ❄

« L’homme libre possède le temps. L’homme qui maîtrise l’espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps blessé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain, on ne sait même plus qu’il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont. »

« Les livres sont plus secourables que la psychanalyse. Ils disent tout,mieux que la vie. »

« Etre seul, c’est entendre le silence. Une rafale. Le grésil brouille la vue. Je pousse un hurlement. J’écarte les bras, tends mon visage au vide glacé et rentre au chaud. J’ai atteint le débarcadère de ma vie. »

« Il est bon de savoir que dans une forêt du monde, là-bas, il est une cabane où quelque chose est possible, situé pas trop loin du bonheur de vivre. »