David Copperfield – Tome 1

Une naissance agitée.

Des rencontres qui ne devraient jamais avoir eu lieu.

Le sérieux des amours d’enfants.

Une enfance heureuse mais vite devenue difficile, une vie mouvementée.

Apprendre par soi-même.

Se lier d’amitié. Partager les difficultés.

Souffrir de sa naïveté, devoir ouvrir les yeux mais ne pas y parvenir.

S’échapper, avec un dernier espoir.

Le renouveau.

Mais les difficultés ne sont jamais très loin…

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« Pour moi, je restai longtemps occupé à contempler Pegotty, tout en rêvant à une supposition que je venais de faire : si Pegotty avait l’intention de me perdre comme le petit Poucet dans les contes de fées, ne pourrais-je pas toujours retrouver mon chemin à l’aide des boutons et des agrafes qu’elle laisserait tomber en route? »

« Une seule chose m’empêchait de m’abrutir absolument. Mon père avait laissé dans un cabinet, au second, une petite collection de livres ; ma chambre était à côté, et personne ne songeait à cette bibliothèque. Peu à peu Roderick Random, Peregrine Pickle, Humphrey Clinker, Tom Jones, le Vicaire de Wakefield, donQuichotte, Gil Blas et Robinson Crusoé, sortirent, glorieux bataillon, de cette précieuse petite chambre pour me tenir compagnie. Ils tenaient mon imagination en éveil ; ils me donnaient l’espoir d’échapper un jour à ce lieu. Ni ces livres, ni les Mille et une Nuits, ni les histoires des génies, ne me faisaient de mal, car le mal qui pouvait s’y trouver ne m’atteignait pas ; je n’y comprenais rien. »

« Que de repas passés dans le silence et dans l’embarras, en sentant toujours qu’il y avait une fourchette de trop et que c’était la mienne, un appétit de trop et que c’était le mien, une chaise de trop et que c’était la mienne, quelqu’un de trop et que c’était moi ! »

« Mes besoins étaient si pressants pourtant que je dis que j’accepterais vingt sous si cela lui convenait. M. Dolloby y consentit en grommelant. Je lui souhaitai le bonsoir, et je sortis de la boutique avec vingt sous de plus et mon gilet de moins. Mais, bah ! en boutonnant ma veste, cela ne se voyait pas. »

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J’ai aimé cette lecture. Cette capacité qu’a Dickens de nous immerger dans la vie intime de cette société de l’Angleterre victorienne qu’il décrit si bien. J’ai aimé sa façon de rendre chaque personnage si « vivant », et bien sûr, son humour!

J’ai aussi aimé le fait que David, le narrateur, raconte cette histoire sous forme de souvenirs, toujours avec beaucoup de nostalgie et de tendresse malgré les difficultés auxquelles il a du faire face. J’ai parfois été exaspérée par sa naïveté, mais qui tient en grande partie à son immense bonté qui fait qu’on le pardonne.

Quelques longueurs parfois, mais qui sont nécessaires pour « planter le décor ».

Je ne pensais pas enchaîner tout de suite sur le tome II mais la fin de ce premier tome ne me laisse pas vraiment le choix…

(Ce texte est libre de droit, tu peux trouver cette version gratuitement ici).

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Anna Karénine

Mais que ça faisait longtemps! Votre altesse vous prie d’accepter pour la centième fois ses plus plates excuses pour sa trop longue absence. Elle souhaite de tout son cœur pouvoir tenir ce blog de façon régulière mais il lui est parfois difficile de lire autant qu’elle le voudrait. Si tu t’inquiètes de son absence, tu peux t’abonner à son compte instagram créé il y a peu, et partager avec elle tes propres lectures, passions et envies.

Bref, j’en ai mis du temps avant de te parler de ce roman, je m’en excuse! Fini l’attente, je m’exécute tout de suite! Ah et juste pour info, demain je vais à nouveau à la rencontre de la belle personne qui m’a conseillé cette lecture (ouiiiiiiiiiii!!!)… je te laisse deviner qui (petit indice : elle est de nationalité belge et un tout petit peu connue…).

Résumé royal:

Pour une fois, je préfère à un résumé plus ou moins détaillé, te citer la première phrase de ce roman (qui est en quelque sorte un résumé à elle seule) :

« Toutes les familles heureuses se ressemblent. Chaque famille malheureuse, au contraire, l’est à sa façon. »

Résumé au dos du livre:

Anna n’est pas qu’une femme, qu’un splendide spécimen du sexe féminin, c’est une femme dotée d’un sens moral entier, tout d’un bloc, prédominant : tout ce qui fait partie de sa personne est important, a une intensité dramatique, et cela s’applique aussi bien à son amour.
Elle n’est pas, comme Emma Bovary, une rêveuse de province, une femme désenchantée qui court en rasant des murs croulants vers les lits d’amants interchangeables. Anna donne à Vronski toute sa vie.
Elle part vivre avec lui d’abord en Italie, puis dans les terres de la Russie centrale, bien que cette liaison « notoire » la stigmatise, aux yeux du monde immoral dans lequel elle évolue, comme une femme immorale. Anna scandalise la société hypocrite moins par sa liaison amoureuse que par son mépris affiché des conventions sociales.
Avec Anna Karénine, Tolstoï atteint le comble de la perfection créative.
Vladimir Nabokov.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Ce livre c’est la vie. Pas romancée, même si c’est un roman, pas exagérée, même si les personnages sont exubérants, ce livre c’est un portrait magnifique de la société russe du XIXème siècle et du temps qui passe.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, du fait qu’on suit l’histoire de plusieurs personnages en parallèle, et si certains sont parfois agaçants, on est aussitôt embarqué au chapitre suivant par un autre dont la vie est plus palpitante, ou dont les traits de caractères sont plus aimables.

Les personnages de Levine et Kitty! Qu’ils sont choux n’est-ce pas!

L’écriture de Tolstoï. J’ai ri, j’ai pleuré, et tout ça est amené avec tellement de facilité! Sans compter le point de vue très juste et l’ironie de l’auteur sur la condition humaine.

Les -: Anna. Je n’ai pas réussi à l’aimer. Un peu au début mais je me suis lassée d’elle… pour mieux la comprendre finalement à la fin du livre.

Certaines longueurs, notamment les passages politiques qui ne m’intéressent pas vraiment.

La fin. Je n’ai pas trop apprécié cet enchaînement de « révélations soudaines », qui m’ont donné une impression de « bon on est à 1000 pages il faut en finir ». Mais ce n’est que mon avis (et c’est facile à dire, majesté!), et surtout, ce n’est pas si important.

Ma note:

17/20 Un grand classique que j’ai été ravie de découvrir, et qui m’encourage à lire d’autres œuvres de ce grand auteur. Je ne peux que te le conseiller, ne t’arrête pas au nombre de pages, il se lit facilement et les chapitres sont courts, ce qui fait qu’on n’a absolument pas le temps de s’ennuyer.

Citations choisies:

« A mon avis, ces deux questions sont liées indissolublement, dit Pestzof. C’est un cercle vicieux. La femme est privée de droits, faute d’instruction; et de son manque d’instruction, on déduit l’absence de droits. Il ne faut pas oublier que l’asservissement des femmes est si grand et si ancien que souvent nous ne voulons pas comprendre l’abîme qui nous sépare de l’autre sexe. »

« D’abord ne te balance pas ainsi, dit Alexis Alexandrovitch. Et ensuite, sache que ce qui doit nous être cher, c’est le travail lui-même et non la récompense. Je voudrais te faire comprendre cela. Si tu ne cherches que la récompense, le travail te paraîtra pénible ; mais si tu aimes le travail, ta récompense ira de soi. »

« Tiens! une mendiante avec un enfant… Elle pense sans doute que j’ai pitié d’elle… Est-ce que nous tous ne sommes pas abandonnés dans le monde?… Pour seulement se haïr, et ensuite se tourmenter et faire souffrir les autres… »

Notre Dame de Paris

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Bon je vais éviter de te dire encore une fois que je suis de retour, que j’ai été trop absente, etc, la chanson tu la connais. Je n’ai pas du tout abandonné le blog, plutôt les livres pendant un moment. Il y a des moments, comme ça dans ta vie, où ta tête est beaucoup trop préoccupée pour que tu arrives à lire. Malheureusement ces moments là peuvent parfois durer des mois. Ça va mieux, je reprends goût à la lecture petit à petit, malgré mon job de 39h par semaine qui me prend tout mon temps…

Avouons cependant que je reviens en beauté avec un sacré monument, n’est-ce pas?

Il est des livres qui changent une vie. Celui-ci a changé la mienne. Je pensais connaître l’histoire, ce n’était pas vraiment le cas. C’est un livre qui parle de la vie, un livre qui fait grandir. Si tu connais le dessin animé de Disney (et que comme moi tu en étais resté là), lis ce livre! Tu découvriras la véritable histoire, qui est beaucoup moins colorée et gaie, mais quel bonheur de la découvrir! Que de beauté!

Résumé royal:

Paris, le peuple, une élection, le pape des fous, Notre Dame, Esmeralda, Quasimodo, Frollo, un enlèvement, Phoebus, l’amour, l’obsession, partout…

Résumé au dos du livre:

«Il était là, grave, immobile, absorbé dans un regard et dans une pensée. Tout Paris était sous ses pieds, avec les mille flèches de ses édifices et son circulaire horizon de molles collines, avec son fleuve qui serpente sous ses ponts et son peuple qui ondule dans ses rues, avec le nuage de ses fumées, avec la chaîne montueuse de ses toits qui presse Notre-Dame de ses mailles redoublées. Mais dans toute cette ville, l’archidiacre ne regardait qu’un point du pavé :la place du Parvis ; dans toute cette foule, qu’une figure : la bohémienne.
Il eût été difficile de dire de quelle nature était ce regard, et d’où venait la flamme qui en jaillissait. C’était un regard fixe, et pourtant plein de trouble et de tumulte. Et à l’immobilité profonde de tout son corps, à peine agité par intervalles d’un frisson machinal, comme un arbre au vent, à la roideur de ses coudes plus marbre que la rampe où ils s’appuyaient, à voir le sourire pétrifié qui contractait son visage, on eût dit qu’il n’y avait plus dans Claude Frollo que les yeux du vivant.»

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Quelle écriture! Voilà ce que j’aime dans Hugo. Ses romans ont beau être des classiques, ils n’en sont pas pour autant difficiles à lire et on est happé par l’histoire. Quel plaisir, vraiment!

Tout est positif pour moi dans ce livre, tout est beau même si c’est une histoire extrêmement triste (qui je l’avoue a fini de plomber mon dimanche soir… je pensais enchaîner avec Les Misérables, mais je vais faire une pause avant, hein!).

Les -: Je regrette de ne pas mieux connaître Quasimodo, qui est finalement peu présent tout au long du roman.

Et Phoebus, si je l’avais sous la main celui là…

Ma note:

19/20 J’aurais voulu connaître Quasimodo davantage. Mais ce livre est un réel coup de cœur. J’en parle mal, j’ai été tellement touchée que je ne trouve pas vraiment d’arguments pour t’inciter à le lire. Mais lis le, il est fabuleux!

Citations choisies:

«  »Que le diable vous emporte! grommela maître Andry Musnier.

-Maître Andry, reprit Jehan, toujours pendu à son chapiteau, tais-toi, ou je te tombe sur la tête! » Maître Andry leva les yeux, parut mesurer un instant la hauteur du pilier, la pesanteur du drôle, multiplia mentalement cette pesanteur par le carré de la vitesse, et se tut. »

« Vieillard, il faut de plus longues années qu’il ne vous en reste pour entreprendre ce voyage à travers les choses mystérieuses. Votre tête est bien grise! On ne sort de la caverne qu’avec les cheveux blancs, mais on n’y entre qu’avec les cheveux noirs. La science sait bien toute seule creuser, flétrir et dessécher les faces humaines ; elle n’a pas besoin que la vieillesse lui apporte des visages tout ridés. »

« Ce qu’il aimait avant tout dans l’édifice maternel, ce qui réveillait son âme et lui faisait ouvrir ses pauvres ailes qu’elle tenait si misérablement reployées dans sa caverne, ce qui le rendait parfois heureux, c’étaient les cloches. Il les aimait, les caressait, leur parlait, les comprenait. Depuis le carillon de l’aiguille de la croisée jusqu’à la grosse cloche du portail, il les avait toutes en tendresse. Le clocher de la croisée, les deux tours, étaient pour lui comme trois grandes cages dont les oiseaux, élevés par lui, ne chantaient que pour lui. C’étaient pourtant ces mêmes cloches qui l’avaient rendu sourd, mais les mères aiment souvent le mieux l’enfant qui les a fait le plus souffrir. »

Book haul 20/09/2015

Aujourd’hui je suis allée à un vide grenier qui se tenait à côté de chez moi et j’en ai profité pour faire le plein de classiques à très bas prix (5 euros pour 11 livres je crois qu’on peut difficilement faire mieux!). J’ai décidé de réparer mes lacunes en matière de littérature classique et de relire certains que j’ai pu lire étant adolescente et pour lesquels j’ai envie de me faire un avis avec un œil plus adulte (si tant est que l’on puisse dire que je suis une adulte aujourd’hui mais enfin bref, ce n’est pas le sujet. Je divague, je DIVAGUE!). J’ai aussi trouvé un Nothomb que je n’avais pas encore alors je suis ravie!

Donc voilà je vous fait une petite liste de mes acquisitions et je vous invite à me laisser un commentaire si vous souhaitez que je lise et vous chronique un livre en particulier.

Au niveau des classiques:

  • Stendhal, La chartreuse de parme
  • Racine, Phèdre
  • Molière, Le misanthrope et L’école des femmes
  • Corneille, Le Cid et L’illusion comique
  • Abbé Prévost, Manon Lescaut
  • Balzac, Le père Goriot
  • Marivaux, L’île des esclaves

Et les deux autres, dont un Modiano, auteur que je veux découvrir depuis un bon bout de temps;

  • Nothomb, Le sabotage amoureux
  • Modiano, Rue des boutiques obscures

Voilà! Je suis ouverte à toutes suggestions si vous souhaitez me conseiller des livres classiques ou pas, et je vous souhaite une bonne soirée!