David Copperfield – Tome 1

Une naissance agitée.

Des rencontres qui ne devraient jamais avoir eu lieu.

Le sérieux des amours d’enfants.

Une enfance heureuse mais vite devenue difficile, une vie mouvementée.

Apprendre par soi-même.

Se lier d’amitié. Partager les difficultés.

Souffrir de sa naïveté, devoir ouvrir les yeux mais ne pas y parvenir.

S’échapper, avec un dernier espoir.

Le renouveau.

Mais les difficultés ne sont jamais très loin…

🌁     🌁     🌁

« Pour moi, je restai longtemps occupé à contempler Pegotty, tout en rêvant à une supposition que je venais de faire : si Pegotty avait l’intention de me perdre comme le petit Poucet dans les contes de fées, ne pourrais-je pas toujours retrouver mon chemin à l’aide des boutons et des agrafes qu’elle laisserait tomber en route? »

« Une seule chose m’empêchait de m’abrutir absolument. Mon père avait laissé dans un cabinet, au second, une petite collection de livres ; ma chambre était à côté, et personne ne songeait à cette bibliothèque. Peu à peu Roderick Random, Peregrine Pickle, Humphrey Clinker, Tom Jones, le Vicaire de Wakefield, donQuichotte, Gil Blas et Robinson Crusoé, sortirent, glorieux bataillon, de cette précieuse petite chambre pour me tenir compagnie. Ils tenaient mon imagination en éveil ; ils me donnaient l’espoir d’échapper un jour à ce lieu. Ni ces livres, ni les Mille et une Nuits, ni les histoires des génies, ne me faisaient de mal, car le mal qui pouvait s’y trouver ne m’atteignait pas ; je n’y comprenais rien. »

« Que de repas passés dans le silence et dans l’embarras, en sentant toujours qu’il y avait une fourchette de trop et que c’était la mienne, un appétit de trop et que c’était le mien, une chaise de trop et que c’était la mienne, quelqu’un de trop et que c’était moi ! »

« Mes besoins étaient si pressants pourtant que je dis que j’accepterais vingt sous si cela lui convenait. M. Dolloby y consentit en grommelant. Je lui souhaitai le bonsoir, et je sortis de la boutique avec vingt sous de plus et mon gilet de moins. Mais, bah ! en boutonnant ma veste, cela ne se voyait pas. »

🌁     🌁     🌁

J’ai aimé cette lecture. Cette capacité qu’a Dickens de nous immerger dans la vie intime de cette société de l’Angleterre victorienne qu’il décrit si bien. J’ai aimé sa façon de rendre chaque personnage si « vivant », et bien sûr, son humour!

J’ai aussi aimé le fait que David, le narrateur, raconte cette histoire sous forme de souvenirs, toujours avec beaucoup de nostalgie et de tendresse malgré les difficultés auxquelles il a du faire face. J’ai parfois été exaspérée par sa naïveté, mais qui tient en grande partie à son immense bonté qui fait qu’on le pardonne.

Quelques longueurs parfois, mais qui sont nécessaires pour « planter le décor ».

Je ne pensais pas enchaîner tout de suite sur le tome II mais la fin de ce premier tome ne me laisse pas vraiment le choix…

(Ce texte est libre de droit, tu peux trouver cette version gratuitement ici).

Publicités

Merry Christmas

🎄  🎄  🎄

Londres, ni son climat, n’avaient rien de bien agréable. Cependant on remarquait partout dehors un air d’allégresse, que le plus beau jour et le plus brillant soleil d’été se seraient en vain efforcés d’y répandre.

En effet, les hommes qui déblayaient les toits paraissaient joyeux et de bonne humeur ; ils s’appelaient d’une maison à l’autre, et de temps en temps échangeaient en plaisantant une boule de neige (projectile assurément plus inoffensif que maint sarcasme), riant de tout leur cœur quand elle atteignait le but, et de grand cœur aussi quand elle venait à le manquer.

Les boutiques de marchands de volailles étaient encore à moitié ouvertes, celles des fruitiers brillaient de toute leur splendeur. Ici de gros paniers, ronds, au ventre rebondi, pleins de superbes marrons, s’étalant sur les portes, comme les larges gilets de ces bons vieux gastronomes s’étalent sur leur abdomen, semblaient prêts à tomber dans la rue, victimes de leur corpulence apoplectique ; là, des oignons d’Espagne rougeâtres, hauts en couleur, aux larges flancs, rappelant par cet embonpoint heureux les moines de leur patrie, et lançant du haut de leurs tablettes, d’agaçantes œillades aux jeunes filles qui passaient en jetant un coup d’œil discret sur les branches de gui suspendues en guirlandes ; puis encore, des poires, des pommes amoncelées en pyramides appétissantes ; des grappes de raisin, que les marchands avaient eu l’attention délicate de suspendre aux endroits les plus exposés à la vue, afin que les amateurs se sentissent venir l’eau à la bouche, et pussent se rafraîchir gratis en passant ; des tas de noisettes, moussues et brunes, faisant souvenir, par leur bonne odeur, d’anciennes promenades dans les bois, où l’on avait le plaisir d’enfoncer jusqu’à la cheville au milieu des feuilles sèches ; des biffins de Norfolk, dodues et brunes, qui faisaient ressortir la teinte dorée des oranges et des citrons, et semblaient se recommander avec instance par leur volume et leur apparence juteuse, pour qu’on les emportât dans des sacs de papier, afin de les manger au dessert. Les poissons d’or et d’argent, eux-mêmes, exposés dans des bocaux parmi ces fruits de choix, quoique appartenant à une race triste et apathique, paraissaient s’apercevoir, tout poissons qu’ils étaient, qu’il se passait quelque chose d’extraordinaire, allaient et venaient, ouvrant la bouche tout autour de leur petit univers, dans un état d’agitation hébétée.

Et les épiciers donc ! oh ! les épiciers ! leurs boutiques étaient presque fermées, moins peut-être un volet ou deux demeurés ouverts ; mais que de belles choses se laissaient voir à travers ces étroites lacunes ! Ce n’était pas seulement le son joyeux des balances retombant sur le comptoir, ou le craquement de la ficelle sous les ciseaux qui la séparent vivement de sa bobine pour envelopper les paquets, ni le cliquetis incessant des bottes de fer-blanc pour servir le thé ou le moka aux pratiques. Pan, pan, sur le comptoir ; parais, disparais, elles voltigeaient entre les mains des garçons comme les gobelets d’un escamoteur ; ce n’étaient pas seulement les parfums mélangés du thé et du café si agréables à l’odorat, les raisins secs si beaux et si abondants, les amandes d’une si éclatante blancheur, les bâtons de cannelle si longs et si droits, les autres épices si délicieuses, les fruits confits si bien glacés et tachetés de sucre candi, que leur vue seule bouleversait les spectateurs les plus indifférents et les faisait sécher d’envie ; ni les figues moites et charnues, ou les pruneaux de Tours et d’Agen, à la rougeur modeste, au goût acidulé, dans leurs corbeilles richement décorées, ni enfin toutes ces bonnes choses ornées de leur parure de fête ; mais il fallait voir les pratiques, si empressées et si avides de réaliser les espérances du jour, qu’elles se bousculaient à la porte, heurtaient violemment l’un contre l’autre leurs paniers à provisions, oubliaient leurs emplettes sur le comptoir, revenaient les chercher en courant, et commettaient mille erreurs semblables de la meilleure humeur du monde, tandis que l’épicier et ses garçons montraient tant de franchise et de rondeur, que les cœurs de cuivre poli avec lesquels ils tenaient attachées par derrière leurs serpillières, étaient l’image de leurs propres cœurs exposés au public pour passer une inspection générale…, de beaux cœurs dorés, des cœurs à prendre, si vous voulez, mesdemoiselles !

🎄  🎄  🎄

CHARLES DICKENS, CANTIQUE DE NOËL.

Images Pottermore.

Contes de Noël

Aujourd’hui, je reviens avec un conte de Dickens, plutôt de circonstance n’est-ce pas! Autant te le dire tout de suite : j’ai adoré cette lecture! Cette histoire se déroule à Londres à Noël, et je crois que tout le monde devrait la découvrir en cette période. Il y a tout ce que j’aime dans cette histoire : Noël, de la neige, et surtout, des fantômes! Ouiiiii! Et puis ça finit bien, et ça, ça fait plaisir !

On sent que ce conte a inspiré énormément d’auteurs, je vais te citer un passage :

« Quittant le théâtre bruyant des affaires, ils allèrent dans un quartier obscur de la ville, où Scrooge n’avait pas encore pénétré, quoiqu’il en connût parfaitement les êtres et la mauvaise renommée. Les rues étaient sales et étroites, les boutiques et les maisons misérables, les habitants à demi nus, ivres, mal chaussés, hideux. Des allées et des passages sombres, comme autant d’égouts, vomissaient leurs odeurs repoussantes, leurs immondices et leurs ignobles habitants dans ce labyrinthe de rues ; tout le quartier respirait le crime, l’ordure, la misère. Au fond de ce repaire infâme on voyait une boutique basse, s’avançant en saillie sous le toit d’un auvent, dans laquelle on achetait le fer, les vieux chiffons, les vieilles bouteilles, les os, les restes des assiettes du dîner d’hier au soir. Sur le plancher, à l’intérieur, étaient entassés des clefs rouillées, des clous, des chaînes, des gonds, des limes, des plateaux de balances, des poids et toute espèce de ferraille. Des mystères que peu de personnes eussent été curieuses d’approfondir s’agitaient peut-être sous ces monceaux de guenilles repoussantes, sous ces masses de graisse corrompue et ces sépulcres d’ossements. »

Ça ne te ferait pas penser à un autre quartier sombre et malfamé?

Passons à la suite…

Résumé royal:

Scrooge, un vieux radin qui ne veut pas fêter Noël. Le froid qui s’installe. Une apparition sur le pas de la porte. Une sonnette qui s’agite. Une apparition sans entrailles. Un drôle de spectacle. L’heure détraquée. L’esprit du Noël passé. L’esprit du Noël présent. Le dernier esprit…

Résumé au dos du livre:

Le soir de Noël, un vieil homme égoïste et solitaire choisit de passer la soirée seul. Mais les esprits de Noël en ont décidé autrement. L’entraînant tour à tour dans son passé, son présent et son futur, les trois spectres lui montrent ce que sera son avenir s’il persiste à ignorer que le bonheur existe, même dans le quotidien le plus ordinaire.

Ce que j’en ai pensé:

Les + : Le Londres un peu gothique de Dickens, j’adore! Voyez plutôt : « Il n’y a pas de doute que Marley était mort : ceci doit être parfaitement compris, autrement l’histoire que je vais raconter ne pourrait rien avoir de merveilleux. »

La capacité de cet auteur à nous plonger au cœur de l’histoire et nous faire oublier ce qui existe autour de nous. C’était Noël pour moi aujourd’hui.

Un conte qui finit bien, qui donne envie de sourire, de gâter ses proches, de passer de bonnes fêtes. On se sentirait presque honteux d’être grognon sinon!

Les petites allusions de l’auteur au cours de l’histoire, c’est quand même Dickens hein, il ne va pas manquer une occasion de dénoncer des injustices ou de lancer une petite pique de temps en temps : « […] qu’en outre Scrooge possédait aussi peu de ce qu’on appelle imagination qu’aucun habitant de la Cité de Londres, y compris même, je crains d’être un peu téméraire, la corporation, les aldermen et les notables. »

Sa façon de dénoncer l’avarice avec humour…

Les – : Trop court, je pense, c’était tellement chouette!

Ma note:

18/20 J’ai vraiment aimé cette lecture, j’aime beaucoup Dickens. J’ai hâte de me replonger dans un de ses romans. J’ai aussi envie de découvrir les adaptations en film de ce conte, histoire de me plonger pour de bon dans l’ambiance!

Citations choisies:

« Scrooge prit son triste dîner dans la triste taverne où il mangeait d’ordinaire. Ayant lu tous les journaux et charmé le reste de la soirée en parcourant son livre de comptes, il alla chez lui pour se coucher. »

« L’obscurité ne coûte pas cher, c’est pour cela que Scrooge ne la détestait pas. »

« Les rideaux de son lit furent tirés, et Scrooge, se dressant dans l’attitude d’une personne à demi couchée, se trouva face à face avec le visiteur surnaturel qui les tirait, aussi près de lui que je le suis maintenant de vous, et notez que je me tiens debout, en esprit, à votre coude. »

Les ferrailleurs 1 – Le château

Hey, salutations!

Aujourd’hui je te parle du tome 1 de la saga Les Ferrailleurs : Le Château. Pour la petite histoire, j’étais à la fnac, cherchant un cadeau pour une amie, lorsque j’ai été happée par cette couverture (qui est vraiment canon, avouons-le), chose qui m’arrive quand même très rarement. Comme n’importe quelle personne un tant soit peu réfléchie (mais oui…), avant d’emporter avec moi mon précieux, je regarde rapidement les avis sur Livraddict. Et là, je me rend compte qu’il était sur ma wish list (majesté, 0 – boulet, 1). Voilà comment son petit côté burtonien m’a séduite deux fois.

Résumé royal:

Un enfant qui entend les objets, une orpheline tachetée, une poignée de porte perdue, un cousin tortionnaire, des discussions dans une horloge, des punaises qui piquent, un nom perdu, une séance sur canapé, une mouette disparue, des paroles étranges, une tasse repose moustache, un oncle aveugle qui les entend aussi, des conduits de cheminées, une grand-mère séquestrée, une autruche, un bouton d’argile et un demi souverain…

Résumé au dos du livre:

Au milieu d’un océan de détritus composé de tous les rebuts de Londres se dresse la demeure des Ferrayor. Le Château, gigantesque puzzle architectural, abrite cette étrange famille depuis des générations. Selon la tradition, chacun de ses membres, à la naissance, se voit attribuer un objet particulier, qui le suivra toute sa vie.
Clod a quinze ans et possède un don singulier : il est capable d’entendre parler les objets… Tout commence le jour où la poignée de porte appartenant à Tante Rosamud disparaît. Les murmures des objets se font de plus en plus insistants. Dehors, une terrible tempête menace. Et voici qu’une jeune orpheline se présente à la porte du Château…

Entre Gormenghast, de Mervyn Peake, et les délices steampunk d’Otomo ou de China Miéville, féerie machinique peuplée de cauchemars gothiques, telle s’annonce l’histoire de la déchetterie fantastique d’Edward Carey. François Angelier, Le Monde des livres.

Ce que j’en ai pensé:

Les + : Les illustrations de l’auteur, sombres et belles, de personnages macabres et farfelus.

Le plan du manoir au début du livre! J’adore quand un livre commence par un plan ou une carte, ici on est directement plongé dans le fatras de ces lieux avant même d’avoir lu une ligne.

Bien sûr, le contexte : quoi de mieux que l’Angleterre victorienne, n’est ce pas? Gothique à souhait!

L’idée des objets de naissance, tu ressentirais quoi, toi si on te donnais « un racloir à chaussure »?

Le personnage de Tummis. Complètement déjanté, mais qui a des convictions et les assume jusqu’au bout, quitte à en souffrir.

La grand-mère qui s’énerve vers la fin, et là je me suis dit : « Enfin quelqu’un pète les plombs dans cette barraque! »

Les – : J’ai mis beaucoup de temps à entrer dans l’histoire, au moins la moitié du livre.

Un peu déçue par le côté « pas assez loufoque » que promettait la couverture (même si l’autruche m’a bien fait rire). J’ai plutôt aimé cette lecture, mais je m’attendais à ce que ce soit un peu plus sombre et plus déjanté, avec de l’humour noir, façon famille Addams.

Les objets qui prennent vie, une excellente idée, mais pourquoi les transformer en monstre façon Marvel? Pour l’adaptation au cinéma? J’ai malheureusement eu l’impression que ce livre est écrit dans le but d’être adapté à l’écran (ce qui serait sans doute formidable, je n’ai rien à redire là dessus, c’est simplement le côté scénario déjà ficelé qui me gêne).

Ma note:

14/20 J’ai apprécié cette lecture, le côté hyper-inventif de l’auteur, ses descriptions, mais je n’ai pas réussi à être absorbée par l’histoire. Je lirai sans doute le tome 2 en espérant me réconcilier avec les Ferrayor. Je l’espère vraiment.

Citations choisies:

« Je file dans mes appartements, qui seront vides sans toi. Mais je vais retrouver mes scarabées poilus, mes poissons d’argent, mes vers de farine, mes charançons, mes mites et mes termites, mes cafards, mes blattes, mes phoridae, mes bousiers, mes hannetons, mes mouches à viande, mes cloportes et mes punaises, mes moucherons et mes perce-oreilles, sans oublier bien sûr ma mouette cendrée, et à tous je transmettrai tes salutations.

– Merci, vieux robinet, à plus tard.

– Allez, vieille bonde, dit-il, et pas un mot à ce sujet, hein? »

« Parfois, pour avoir le sentiment d’une indépendance encore plus grande et l’impression que je m’appartenais pleinement, je m’allumais une pipe en argile ou prenais même une bouffée de cigarillo si j’en avais trouvé un, sinon je me roulais tout seul dans mon coin une cigarette avec des chutes d’ongle et de la poussière de mites séchées. »

« Grand-Père, pour nous les Ferrayor, était à lui seul toutes les planètes et leurs mouvements : nul soleil ne pouvait jamais se lever, aucun matin, aucune couleur, aucun mouvement, aucun souffle ne pouvait advenir sans son autorisation. Il était l’autorisation d’exister, revêtue de sombres habits, dans un costume noir, très noir. »

Jane Eyre

163252-0

Bien le bonjour, mes chers sujets! Vous me voyez navrée de cette longue absence, mes mes obligations de reine ont malheureusement contrarié mes folles envies de lecture. Je me suis bien rattrapée cet après midi et ai enfin fini mon livre donc je vous donne mon avis. Jane Eyre. Un grand classique de la littérature anglaise dont votre majesté commençait sérieusement à considérer l’absence de lecture comme une grande lacune. Problème réglé, n’en parlons plus!

Résumé royal:

Jane Eyre, jeune fille orpheline, grandit telle Cendrillon chez sa tante en compagnie de ses cousins, et telle Cendrillon, ne sera pas aussi bien traitée par sa tante que sa progéniture. Solitaire, elle souffre de la méchanceté de ces enfants si gâtés. Elle parvient à convaincre sa tante de l’envoyer dans un pensionnat, où les débuts sont difficiles mais où elle parvient au cours des années à se faire une place respectable. Arrivée à l’âge adulte, elle passe une annonce dans un journal afin de décrocher un travail et devient gouvernante au château de Thornfield, chargée de faire la classe à une petite fille, Adèle, la pupille du propriétaire du château, Mr Rochester.

Je tairai la suite, bien sûr!

Résumé au dos du livre:

Orpheline détestée par sa tante, placée dans une institution de charité où elle ne connaît que de mauvais traitements, Jane Eyre évoque dans des pages d’une simplicité émouvante son enfance sans joie.

Institutrice dans une famille, Jane trouvera-t-elle enfin le bonheur? Quels dramatiques événements se préparent dans la maison qui l’a si bien accueillie? Quel est le secret que dissimule si soigneusement Mr Rochester?

Une oeuvre ardente et tourmentée, un célèbre et très beau roman.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Déjà, l’emploi de la première personne! Le passage entre la première et la troisième personne est très habile et très agréable. Les descriptions aussi, tant des émotions que de l’environnement, très agréables à lire, pas trop longues. Sinon que dire? Un grand classique, cela veut tout dire! Beaucoup de plaisir à lire ce roman. Et SURTOUT, il y a des fantômes! Enfin si vous cherchez des histoires de fantômes, vous n’êtes pas spécialement au bon endroit hein! Ah et aussi, j’aime le fait que Jane s’adresse parfois directement au lecteur.

Les -: Mais c’est très personnel comme avis, une histoire qui commence comme Cendrillon, qui se transforme en Les malheurs de Sophie et qui finit comme un Walt Disney. Un peu trop « fille » par rapport à ce que j’aime lire, mais replacé dans le contexte et l’époque (1840), c’est normal. Pas grand chose à reprocher à ce roman de toute façon car c’est un grand classique qui mérite largement d’être lu.

Ma note:

16/20  J’ai beaucoup aimé, même si c’est un peu trop « féminin » pour moi. Je ne sais pas vraiment traduire ce ressenti. Je pense que les hommes sont moins « sentimentaux » dans leur écriture, ce que je préfère, mais c’est un avis très personnel.

Citations choisies:

Encore une fois, des citations qui m’ont fait sourire:

« […] vous êtes si triste que le moindre mot amènerait des larmes dans vos yeux; tenez en voilà une qui brille et se balance sur vos cils. »

« Avez-vous attrapé froid la nuit où vous m’avez à moitié noyé? »

« Vous, créature étrange, qui n’êtes presque pas de la terre, je vous aime comme ma chair; vous, pauvre, petite, obscure et laide, [SPOILER…] »