Le Prisonnier du ciel

Non!!!! Ça ne peut pas se finir comme ça!!! Je viens juste de le terminer, il faut que je t’en parle vite, vite!

Résumé royal:

La librairie, Noël, la crèche et le petit Jésus, un mystérieux visiteur, les ennuis de Fermín, le passé, la prison, David Martín…

Résumé au dos du livre:

Barcelone, 1957.

La sonnette tinte sur le seuil de la librairie Sempere. Le client s’approche de Daniel en boitant. L’objet de sa visite ? Un magnifique exemplaire du Comte de Monte-Cristo… Qu’il laisse à l’attention de Fermín, en congé, accompagné d’un curieux message du passé…

C’étaient les heures noires du franquisme : à la prison de Monjuïc, parmi les damnés du régime, Fermín portait le numéro 13.

Les fantômes refont surface. Dans l’ombre, le Cimetière des Livres oubliés cache toujours son secret…

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Mais tout! J’ai retrouvé le plaisir de lire que j’ai éprouvé dans le premier tome, les personnages que j’avais tant aimés!

L’histoire de Fermín, dont on apprend le passé horrible et qui malgré tout nous fait toujours autant rire!

L’histoire tellement bien menée, le lien qui est fait entre les deux tomes précédents qui éclaircit tout, le passé de Fermín, la suite de l’histoire de David Martín. Ce tome donne envie de tout relire, pour bien comprendre les détails maintenant qu’on sait (et maintenant que je ne suis plus malade, ce qui m’a peut être empêché de comprendre les subtilités du tome 2)!

Toujours cette ambiance qu’arrive à installer cet auteur de génie qui fait qu’on s’arrête presque de respirer pendant deux pages pour tout à coup éclater de rire!

Et la fin! Cette fin si émouvante et tellement… ouverte!!! A quand la suite, à quand la suite!!!!!!!

Les -: Trop court! Je ne voulais pas que ça s’arrête, même si la tension était à son comble! Je ressens maintenant cette espèce de mélancolie qu’on éprouve quand on referme un livre qu’on a tant aimé. Il va me falloir un peu de temps, je crois, pour pouvoir passer à autre chose.

Ma note:

19/20  C’était bien! C’est passé trop vite! J’ai tellement hâte de découvrir la suite! Parce que oui il y aura une suite, je l’ai lu ici. Mais je n’ai pas trop d’informations sur ça. Tu en sais plus toi? Si oui, dis moi tout dans les commentaires, j’ai hâte de savoir!

Citations choisies:

 « Il arrive qu’on se fatigue de fuir, dit Fermín. Le monde est très petit quand on ne sait pas où aller. »

« Et on prétend que le fou est Martín!

-Le fou est celui qui se prend pour quelqu’un de normal et qui croit que les autres sont des imbéciles. »

« Les hommes sont comme les marrons qu’on vous vend dans la rue : quand on les achète, ils sont tout brûlants et ils sentent bon, puis dès qu’on les sort de leur écorce ils refroidissent tout de suite et on s’aperçoit qu’ils sont presque tous gâtés à l’intérieur. »

Le jeu de l’ange

Bonsoir et bonne fin de semaine! Je reviens aujourd’hui après avoir terrassé un virus que j’ai bravement combattu pendant deux semaines, sans que l’idée de périr à la bataille ait seulement effleuré mon royal esprit! Et ouaip!

Je viens de finir Le jeu de l’ange, qui est la suite de L’ombre du vent dont je t’ai parlé ici et j’avoue avoir été un peu déçue. De par mon coup de cœur pour le premier tome, j’attendais beaucoup de ce roman. Un peu trop peut être. Bon j’ai pas détesté hein! Je t’en dis un peu plus plus loin…

Résumé royal:

Un journal, un roman feuilleton, une proposition, la fatigue, la maladie, les personnes à qui l’on doit tout, le cimetière des livres oubliés, une proposition, un rêve, Isabella, les doutes…

Résumé au dos du livre:

Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l’offre inespérée d’un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n’en a jamais existé, « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués », en échange d’une fortune et, peut-être, de beaucoup plus.

Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu’il aime le plus au monde. En monnayant son talent d’écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable ?

Ce que j’en ai pensé:

A nouveau, je remarque que Zafon se moque avec beaucoup d’humour de la religion, du moins du côté très pieux des espagnols, par exemple dans cet extrait: « Tu ne vas pas me sortir maintenant que tu n’es pas un mécréant comme moi et que tu veux arriver le cœur et le reste vierges dans le lit nuptial, que tu es une âme pure n’aspirant qu’à attendre ce moment magique où l’amour véritable te fera découvrir l’extase de la fusion de la chair et de l’âme bénie par le Saint-Esprit pour peupler le monde d’enfants qui porterons ton nom et auront les yeux de leur mère, cette sainte femme modèle de vertu et de pudeur dont la main t’ouvrira les portes du ciel sous le regard bienveillant et approbateur de l’Enfant Jésus. »

Les +: On retrouve le cimetière des livres oubliés, la librairie Sempere et fils et l’ambiance sombre, gothique, les lieux secrets de cette Barcelone que j’ai adorés dans le premier tome.

La fin. Tout s’enchaîne, on est happé par l’histoire et on ne voit pas le temps passer. Et les toutes dernières pages, très touchantes.

Le personnage d’Isabella qui amène de la bonne humeur dans cette histoire sombre, comme Fermín dans L’Ombre du vent.

Encore une fois, un livre qui parle de livres et du métier d’écrivain.

Les -: Le côté « roman policier ». Mais ça c’est entièrement personnel, je ne suis pas très fan de ce type de littérature.

J’ai décroché plusieurs fois, étant un peu perdue dans le marasme des événements, mais j’ai compris à la fin que c’était normal, qu’il n’y avait pas spécialement de logique à tout ça.

Le surnaturel. En général j’aime beaucoup ça, mais dans ce livre empli de réalisme, et sachant que l’histoire précède celle de L’Ombre du vent où on ne trouve rien d’irréaliste, les événements surnaturels m’ont plutôt gênée.

Ma note:

14/20  J’ai aimé, mais ai été déçue par rapport au premier tome. Je le conseillerais quand même étant donné qu’il reçoit de bonnes critiques de la part d’autres lecteurs (tu peux lire d’autres critiques sur Babelio, Livraddict…).

Citations choisies:

« Isabella, si tu veux réellement te consacrer à écrire, ou tout au moins à écrire pour que d’autres te lisent, il va falloir que tu t’habitues à ce que parfois les autres t’ignorent, t’insultent, te méprisent et, presque toujours, te montrent de l’indifférence. Ça fait partie des charmes du métier. »

« Mais si vous préférez, nous pouvons observer une minute de silence.

-Ce ne sera pas nécessaire.

-Evidemment pas. Cela n’est nécessaire que si l’on n’a rien de valable à dire. Le silence pare les sots d’intelligence, l’espace d’une minute. »

« Pas besoin de vous fâcher. Le problème, c’est que l’inspiration ne vient pas.

-L’inspiration vient quand on pose ses coudes sur la table et son derrière sur la chaise, et que l’on commence à transpirer. Choisis un sujet, une idée, et passe ta cervelle au presse-citron jusqu’à ce qu’elle te fasse mal. C’est ça l’inspiration. »

« L’un des principaux expédients propres à l’écrivain professionnel qu’Isabella avait appris de moi était l’art et la pratique de la procrastination. Tout vétéran dans ce métier sait que n’importe quelle occupation, que ce soit tailler son crayon ou compter les mouches, a priorité sur l’acte de s’asseoir à son bureau et se creuser la cervelle. »

L’Ombre du vent

Hey! Oui je suis toujours vivante! Et même, j’ai fini hier soir L’Ombre du vent, alors vous voyez que je ne chôme pas! Est-ce que je vous le dit tout de suite, ou est-ce que je garde un peu de suspense? Non, je vous dis tout, il s’agit d’un gros COUP DE COEUR! Pas très étonnant quand on voit les éloges à propos de ce livre. Cette critique trouvée sur Babelio par exemple : « Ce livre tient en haleine du début à la fin et émerveille par sa poésie et la finesse psychologique de ses personnages.  » Hein pas mal non?

Il se trouve que mon côté borné privilégie toujours la littérature des « pays du nord », ainsi je renie en beauté mes origines espagnoles et mon côté latin (remarque mon amoureux m’a quand même fait remarquer un jour que j’étais tellement blanche que c’était davantage le côté flammekueche que flamenco que l’on remarque en premier chez moi…). ERREUR, GROSSIERE ERREUR! Voilà comment j’ai attendu 25 ans pour découvrir cet auteur! C’est chose faite à présent, et je vais m’empresser de lire le deuxième tome de la série que j’ai trouvée par hasard pour 25cts chez Emmaüs, excusez du peu (je ne peux que vous recommander Emmaüs pour les livres d’occasion, on trouve parfois de véritables pépites pour trois fois rien)!!!

Résumé royal:

L’après guerre, le cimetière des livres oubliés, des amours impossibles, une enquête, la violence, une grande histoire d’amitié, le rire, l’angoisse, la rue…

Résumé au dos du livre:

1945. Barcelone se réveille après neuf années de guerre. Dans une ruelle étroite, deux silhouettes émergent du petit jour. Un père, libraire, et son fils de 10 ans s’en vont sacrifier à un rituel centenaire. Bientôt, le Cimetière des livres oubliés leur ouvrira ses portes. Parmi les fantômes et les rayonnages, le jeune Daniel choisira un volume, un seul. Ce sera L’Ombre du vent. Dès lors, la recherche de son auteur, Julián Carax, obsédera Daniel jusqu’à façonner le cours de son existence…

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Attention ça promet d’être long…

Le personnage de Fermín et ses aphorismes génialissimes! J’ai rarement autant ri en lisant un roman.

L’alternance entre rire et angoisse sans arrêt, tout au long du roman, ce qui permet de respirer un peu entre toutes ces tensions.

Les personnages qui sont chacun attachants à leur façon. Et les méchants que l’on déteste vraiment. La psychologie des personnages est tellement bien décrite que l’on se met à avoir des sentiments réels envers eux.

Pas emballée au premier abord par le fait que l’histoire se déroule en Espagne mais j’ai retrouvé le côté noir, gothique, que j’adore dans les romans anglais, ce qui m’a complètement fait changer d’avis.

C’est un livre qui parle de livres!!!

C’est LE livre qui te donne plus envie de visiter Barcelone que n’importe quel guide de voyage! Et dieu sait que je suis pourtant une adepte du routard!

Les -: Si il fallait dire quelque chose, je dirais peut être le dénouement un peu trop attendu, mais c’est vraiment pour chipoter!

Ah, sinon la couverture fragile de cette édition. Très jolie mais vraiment fragile.

Ma note:

19/20  Gros coup de cœur, j’ai hâte de découvrir la suite!

Citations choisies:

 « Un jour, j’ai entendu un habitué de la librairie de mon père dire que rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à son cœur. Ces premières images, l’écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais auquel, tôt ou tard – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d’univers nous découvrons – nous reviendrons un jour. »

« La télévision est l’Antéchrist, mon cher Daniel, et je vous dis, moi, qu’il suffira de trois ou quatre générations pour que les gens ne sachent même plus lâcher un pet pour leur compte et que l’être humain retourne à la caverne, à la barbarie médiévale et à l’état d’imbécillité que la limace avait déjà dépassé au Pléistocène. Ce monde ne mourra pas d’une bombe atomique, comme le disent les journaux, il mourra de rire, de banalité, en transformant tout en farce et, de plus, en mauvaise farce. »

 » – Au contraire. Le sot parle, le lâche se tait, le sage écoute.

 – Qui a dit ça? Sénèque?

 – Non. M. Braulio Recolons, charcutier rue Aviñón, qui possède un don extraordinaire tant pour le boudin que pour l’aphorisme bien placé. »

« Julián m’avait affirmé un jour que l’auteur s’écrit à lui-même pour se dire des choses qu’il ne pourrait comprendre autrement. »