Riquet à la houppe

Aujourd’hui je te parle du dernier roman d’Amelie Nothomb que j’ai vue une nouvelle fois mardi pour une dédicace (que d’émotions, que d’émotions!). Je suis restée encore une fois complètement bête devant elle tellement j’admire cette belle personne! Bref on ne va pas en faire un roman (ouai, majesté, ouaiiiiii…), je l’aime d’amour et puis c’est tout!

Amélie et votre altesse

Revenons au roman…

Résumé royal:

Un garçon laid mais très intelligent, une fille très belle qui observe, de beaux bijoux, des oiseaux, la vie…

Résumé au dos du livre:

« L’art a une tendance naturelle à privilégier l’extraordinaire. »

Amélie Nothomb

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Tout, j’ai adoré ce livre. Je retrouve mon Amélie que j’aime tant! C’est drôle, bien écrit, les personnages sont attachants ou détestables, mais le regard de l’auteur reste toujours tendre (ce qui est réellement sa façon d’être, c’est vraiment une personne d’une immense gentillesse).

Le point de vue du bébé. Comme dans Métaphysique des tubes, l’auteur prend le point de vue du bébé, et que c’est drôle!

Le personnage de la grand-mère, Passerose ; mystique, généreuse, une fée. La grand-mère que tout le monde rêverait d’avoir (mais bon la mienne était parfaite alors…).

C’est un roman qui donne envie de relire les contes!

Et surtout, encore une fois, les prénoms des personnages!

Les -: Trop court, peut être, forcément quand on aime on en veut toujours plus.

Ma note:

18/20  J’ai adoré cette lecture!

Citations choisies:

« Par la fenêtre de leur chambre sous les combles de l’Opéra, ils regardaient Paris qui pour eux seuls n’avait pas changé depuis Cocteau. Tout le monde n’a pas la grâce d’être des enfants terribles. »

« Personne ne connaissait l’âge de Passerose. Cette ignorance renforçait l’idée qu’elle venait d’une époque radicalement autre, où les papiers d’identité n’existaient pas et où les filles de seize ans hésitaient entre les carrières de fée ou de sorcière. »

« Qui a vu la splendeur d’un escadron d’oies sauvages ne peut que s’incliner devant ces aristocrates du ciel. »

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Anna Karénine

Mais que ça faisait longtemps! Votre altesse vous prie d’accepter pour la centième fois ses plus plates excuses pour sa trop longue absence. Elle souhaite de tout son cœur pouvoir tenir ce blog de façon régulière mais il lui est parfois difficile de lire autant qu’elle le voudrait. Si tu t’inquiètes de son absence, tu peux t’abonner à son compte instagram créé il y a peu, et partager avec elle tes propres lectures, passions et envies.

Bref, j’en ai mis du temps avant de te parler de ce roman, je m’en excuse! Fini l’attente, je m’exécute tout de suite! Ah et juste pour info, demain je vais à nouveau à la rencontre de la belle personne qui m’a conseillé cette lecture (ouiiiiiiiiiii!!!)… je te laisse deviner qui (petit indice : elle est de nationalité belge et un tout petit peu connue…).

Résumé royal:

Pour une fois, je préfère à un résumé plus ou moins détaillé, te citer la première phrase de ce roman (qui est en quelque sorte un résumé à elle seule) :

« Toutes les familles heureuses se ressemblent. Chaque famille malheureuse, au contraire, l’est à sa façon. »

Résumé au dos du livre:

Anna n’est pas qu’une femme, qu’un splendide spécimen du sexe féminin, c’est une femme dotée d’un sens moral entier, tout d’un bloc, prédominant : tout ce qui fait partie de sa personne est important, a une intensité dramatique, et cela s’applique aussi bien à son amour.
Elle n’est pas, comme Emma Bovary, une rêveuse de province, une femme désenchantée qui court en rasant des murs croulants vers les lits d’amants interchangeables. Anna donne à Vronski toute sa vie.
Elle part vivre avec lui d’abord en Italie, puis dans les terres de la Russie centrale, bien que cette liaison « notoire » la stigmatise, aux yeux du monde immoral dans lequel elle évolue, comme une femme immorale. Anna scandalise la société hypocrite moins par sa liaison amoureuse que par son mépris affiché des conventions sociales.
Avec Anna Karénine, Tolstoï atteint le comble de la perfection créative.
Vladimir Nabokov.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Ce livre c’est la vie. Pas romancée, même si c’est un roman, pas exagérée, même si les personnages sont exubérants, ce livre c’est un portrait magnifique de la société russe du XIXème siècle et du temps qui passe.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, du fait qu’on suit l’histoire de plusieurs personnages en parallèle, et si certains sont parfois agaçants, on est aussitôt embarqué au chapitre suivant par un autre dont la vie est plus palpitante, ou dont les traits de caractères sont plus aimables.

Les personnages de Levine et Kitty! Qu’ils sont choux n’est-ce pas!

L’écriture de Tolstoï. J’ai ri, j’ai pleuré, et tout ça est amené avec tellement de facilité! Sans compter le point de vue très juste et l’ironie de l’auteur sur la condition humaine.

Les -: Anna. Je n’ai pas réussi à l’aimer. Un peu au début mais je me suis lassée d’elle… pour mieux la comprendre finalement à la fin du livre.

Certaines longueurs, notamment les passages politiques qui ne m’intéressent pas vraiment.

La fin. Je n’ai pas trop apprécié cet enchaînement de « révélations soudaines », qui m’ont donné une impression de « bon on est à 1000 pages il faut en finir ». Mais ce n’est que mon avis (et c’est facile à dire, majesté!), et surtout, ce n’est pas si important.

Ma note:

17/20 Un grand classique que j’ai été ravie de découvrir, et qui m’encourage à lire d’autres œuvres de ce grand auteur. Je ne peux que te le conseiller, ne t’arrête pas au nombre de pages, il se lit facilement et les chapitres sont courts, ce qui fait qu’on n’a absolument pas le temps de s’ennuyer.

Citations choisies:

« A mon avis, ces deux questions sont liées indissolublement, dit Pestzof. C’est un cercle vicieux. La femme est privée de droits, faute d’instruction; et de son manque d’instruction, on déduit l’absence de droits. Il ne faut pas oublier que l’asservissement des femmes est si grand et si ancien que souvent nous ne voulons pas comprendre l’abîme qui nous sépare de l’autre sexe. »

« D’abord ne te balance pas ainsi, dit Alexis Alexandrovitch. Et ensuite, sache que ce qui doit nous être cher, c’est le travail lui-même et non la récompense. Je voudrais te faire comprendre cela. Si tu ne cherches que la récompense, le travail te paraîtra pénible ; mais si tu aimes le travail, ta récompense ira de soi. »

« Tiens! une mendiante avec un enfant… Elle pense sans doute que j’ai pitié d’elle… Est-ce que nous tous ne sommes pas abandonnés dans le monde?… Pour seulement se haïr, et ensuite se tourmenter et faire souffrir les autres… »

Notre Dame de Paris

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Bon je vais éviter de te dire encore une fois que je suis de retour, que j’ai été trop absente, etc, la chanson tu la connais. Je n’ai pas du tout abandonné le blog, plutôt les livres pendant un moment. Il y a des moments, comme ça dans ta vie, où ta tête est beaucoup trop préoccupée pour que tu arrives à lire. Malheureusement ces moments là peuvent parfois durer des mois. Ça va mieux, je reprends goût à la lecture petit à petit, malgré mon job de 39h par semaine qui me prend tout mon temps…

Avouons cependant que je reviens en beauté avec un sacré monument, n’est-ce pas?

Il est des livres qui changent une vie. Celui-ci a changé la mienne. Je pensais connaître l’histoire, ce n’était pas vraiment le cas. C’est un livre qui parle de la vie, un livre qui fait grandir. Si tu connais le dessin animé de Disney (et que comme moi tu en étais resté là), lis ce livre! Tu découvriras la véritable histoire, qui est beaucoup moins colorée et gaie, mais quel bonheur de la découvrir! Que de beauté!

Résumé royal:

Paris, le peuple, une élection, le pape des fous, Notre Dame, Esmeralda, Quasimodo, Frollo, un enlèvement, Phoebus, l’amour, l’obsession, partout…

Résumé au dos du livre:

«Il était là, grave, immobile, absorbé dans un regard et dans une pensée. Tout Paris était sous ses pieds, avec les mille flèches de ses édifices et son circulaire horizon de molles collines, avec son fleuve qui serpente sous ses ponts et son peuple qui ondule dans ses rues, avec le nuage de ses fumées, avec la chaîne montueuse de ses toits qui presse Notre-Dame de ses mailles redoublées. Mais dans toute cette ville, l’archidiacre ne regardait qu’un point du pavé :la place du Parvis ; dans toute cette foule, qu’une figure : la bohémienne.
Il eût été difficile de dire de quelle nature était ce regard, et d’où venait la flamme qui en jaillissait. C’était un regard fixe, et pourtant plein de trouble et de tumulte. Et à l’immobilité profonde de tout son corps, à peine agité par intervalles d’un frisson machinal, comme un arbre au vent, à la roideur de ses coudes plus marbre que la rampe où ils s’appuyaient, à voir le sourire pétrifié qui contractait son visage, on eût dit qu’il n’y avait plus dans Claude Frollo que les yeux du vivant.»

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Quelle écriture! Voilà ce que j’aime dans Hugo. Ses romans ont beau être des classiques, ils n’en sont pas pour autant difficiles à lire et on est happé par l’histoire. Quel plaisir, vraiment!

Tout est positif pour moi dans ce livre, tout est beau même si c’est une histoire extrêmement triste (qui je l’avoue a fini de plomber mon dimanche soir… je pensais enchaîner avec Les Misérables, mais je vais faire une pause avant, hein!).

Les -: Je regrette de ne pas mieux connaître Quasimodo, qui est finalement peu présent tout au long du roman.

Et Phoebus, si je l’avais sous la main celui là…

Ma note:

19/20 J’aurais voulu connaître Quasimodo davantage. Mais ce livre est un réel coup de cœur. J’en parle mal, j’ai été tellement touchée que je ne trouve pas vraiment d’arguments pour t’inciter à le lire. Mais lis le, il est fabuleux!

Citations choisies:

«  »Que le diable vous emporte! grommela maître Andry Musnier.

-Maître Andry, reprit Jehan, toujours pendu à son chapiteau, tais-toi, ou je te tombe sur la tête! » Maître Andry leva les yeux, parut mesurer un instant la hauteur du pilier, la pesanteur du drôle, multiplia mentalement cette pesanteur par le carré de la vitesse, et se tut. »

« Vieillard, il faut de plus longues années qu’il ne vous en reste pour entreprendre ce voyage à travers les choses mystérieuses. Votre tête est bien grise! On ne sort de la caverne qu’avec les cheveux blancs, mais on n’y entre qu’avec les cheveux noirs. La science sait bien toute seule creuser, flétrir et dessécher les faces humaines ; elle n’a pas besoin que la vieillesse lui apporte des visages tout ridés. »

« Ce qu’il aimait avant tout dans l’édifice maternel, ce qui réveillait son âme et lui faisait ouvrir ses pauvres ailes qu’elle tenait si misérablement reployées dans sa caverne, ce qui le rendait parfois heureux, c’étaient les cloches. Il les aimait, les caressait, leur parlait, les comprenait. Depuis le carillon de l’aiguille de la croisée jusqu’à la grosse cloche du portail, il les avait toutes en tendresse. Le clocher de la croisée, les deux tours, étaient pour lui comme trois grandes cages dont les oiseaux, élevés par lui, ne chantaient que pour lui. C’étaient pourtant ces mêmes cloches qui l’avaient rendu sourd, mais les mères aiment souvent le mieux l’enfant qui les a fait le plus souffrir. »

Les combustibles (❤️🇧🇪)

Quoi de mieux pour dire à nos chers voisins belges qu’on les aime que de lire une de leurs meilleures représentante?

Je reviens donc aujourd’hui avec le troisième livre d’Amélie Nothomb qui est une pièce de théâtre sous forme de huit-clos. Livre très court puisqu’il n’est composé que de 89 pages.

Je suis dubitative quant à mon avis sur ce bouquin. Je vous explique plus bas.

Résumé royal:

La guerre, l’hiver, le froid, un huit clos, les livres, le dernier que l’on emporterait sur une île déserte…

Résumé au dos du livre:

La ville est assiégée. Dans l’appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l’étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid : les livres…
Tout le monde a répondu une fois dans sa vie à la question : quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? Dans ce huis clos cerné par les bombes et les tirs des snipers, l’étincelante romancière du Sabotage amoureux pose à ses personnages une question autrement perverse : quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu’on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ?
Humour, ironie et désespoir s’entre-tissent subtilement dans cette parabole aux résonances singulièrement actuelles.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: La capacité d’Amélie Nothomb à créer des personnages masculins d’une cinquantaine/soixantaine d’année ventripotents et odieux qui paraissent si réels. Et encore mieux, sa capacité à me les faire aimer! De toute façon avec Nothomb on se retrouve toujours à aimer les « méchants »! J’ai eu l’impression de retrouver le Prétextat Tach d’Hygiène de l’assassin, qui je l’avoue, fait partie de mon Panthéon des personnages de fiction (Hygiène de l’assassin que, je vous l’ai déjà dit il me semble mais mieux vaut deux fois qu’une, je vous conseille à 10000%).

La fin, LA FIN!!! J’adore le cynisme et le côté odieux du professeur! C’est mon côté diabolique qui prend le dessus (quoi tu savais pas? MOUAHAHAHAHAH! Tu veux savoir qui sont mes idoles dans la vie?)

Le sujet : quelle est la place des livres dans une vie, quelle importance leur accorde-t-on, et à partir de quand peut-on ou pas décider de les sacrifier?

Les -: J’ai senti la jeunesse de l’auteur dans ce livre. Contrairement aux deux précédents, je ne sais pas expliquer mais j’ai senti quelquefois un manque de maturité dans l’écriture (les grands mots, me direz vous, il ne s’agit en aucun cas d’une critique étant donné que je serais bien en peine d’écrire un livre du niveau de ce texte, c’est simplement mon ressenti).

Le début un peu laborieux alors que la fin est presque trop rapide; tout se précipite alors que j’aurais aimé que ça dure un peu plus.

Ma note:

14/20  J’ai adoré la fin, mais ce n’est définitivement pas mon préféré des livres d’Amélie Nothomb.

Citations choisies:

« Mais non Daniel! Que cette guerre vous ait au moins appris l’intolérance! Sinon, elle n’aura servi à rien. »

« Mine de rien c’était une sacrée question que me posait votre chère et tendre. La formulation habituelle en est : « Quel livre emmèneriez-vous sur une île déserte? » Interrogation que j’ai toujours trouvée un peu stupide, car absurde : si le métier de professeur d’université devait offrir, en prime, un voyage sur une île déserte, ça se saurait. Mais, posée à l’envers, la question devient essentielle : quels livres auriez-vous le moins de scrupules à détruire? »

« Nous ne sommes pas en train de parler de réalité. Que votre vie n’ait pas de valeur artistique, c’est très possible. Raison de plus pour que la littérature en ait une.

LE PROFESSEUR. Ca vous arrange bien, n’est-ce pas? Votre vie peut être médiocre, puisque la littérature compensera. »

Le Papillon des étoiles

Bonsoir, bonsoir (faudrait que je trouve une autre introduction,je pense que celle là sent le réchauffé ; promis, j’y pense pour le prochain article)!

Aujourd’hui, je reviens avec Le Papillon des étoiles de Bernard Werber que je viens de terminer. Je suis assez mitigée quant à mon avis sur ce roman. J’ai été très emballée par la première partie (ATTENTION, MICRO SPOILER qui n’en est pas vraiment un puisqu’il s’agit d’un voyage de mille ans donc ça paraît logique : en gros jusqu’à la mort des initiateurs du projet), beaucoup moins par la suite.

J’aime bien le côté savant fou des livres de Werber, on est transporté très loin (c’est le cas de le dire ici) à chaque fois, et c’est ce que j’apprécie chez cet auteur (si tu n’as pas lu Les fourmis, je te le conseille). Mais ce roman me laisse un goût amer, il contient un côté pessimiste auquel je ne m’attendais pas, et c’est ce qui m’a déçue. Bref, je ne vais pas tout dire dans l’introduction, sinon me direz-vous, pourquoi écrire un article?

Résumé royal:

La Terre, les guerres, la politique, un rêve fou, les bonnes rencontres, un projet, le départ, un voyage de mille ans et un peu plus, la nouvelle Terre…

Résumé au dos du livre:

Le plus beau des rêves : Bâtir ailleurs une nouvelle humanité qui ne fasse plus les mêmes erreurs. Le plus beau des projets : Construire un vaisseau spatial de 32 km de long propulsé par la lumière et capable de faire voyager cette humanité pendant plus de 1000 ans dans les étoiles. La plus folle des ambitions : Réunir des pionniers idéalistes qui arrivent enfin à vivre ensemble en harmonie. Et au final la plus grande des surprises…

Ce que j’en ai pensé:

Les +: La première partie. J’étais à fond dans le projet, prête à embarquer, j’ai adoré les personnages initiateurs, leur culot, leurs rêves!

Le rythme ; je tire mon chapeau pour ça à cet auteur, on ne s’ennuie jamais avec ses bouquins. Le rythme est soutenu, l’histoire avance, même parfois un peu trop vite peut-être. Certains grands événement sont simplement mentionnés avant de passer illico à la suite. Mais c’est peut être ce que veut l’auteur, montrer que ce sont des événements qui font partie du cycle de la vie et sur lesquels il n’est peut être pas bon de trop s’attarder (pour le lecteur, j’entends).

L’inventivité. On peut aussi reconnaître à Werber qu’il déborde d’imagination. Je me suis demandée plusieurs fois où il pouvait aller chercher tout ça (et j’ai bien ri quelques fois).

Petit plus aussi pour le côté humoristique de la fin.

Les -: La deuxième et même la troisième partie : le pessimisme ambiant qui je l’avoue, m’a gâché le plaisir de cette lecture. Je ne voulais pas que l’histoire se déroule comme ça et évidemment c’est arrivé. Bref, je n’en dit pas plus je ne voudrais pas gâcher la fête.

Quelques « facilités ». Comment dire? Des événements se produisent de façon trop évidentes, trop facilement. Je comprends le fait que l’intérêt de l’histoire ne soit pas dans ces événements, mais pour un roman qui traite de la complexité de l’être humain, je ne les trouve pas très compliqués ces personnages quand même!

La « facilité » de la fin aussi. C’est compliqué d’en parler sans rien révéler, mais la réécriture du mythe est pour moi un peu trop explicite et facile. L’argument « elle est sourde et déforme donc les noms » sonne un peu trop « je ne savais pas comment amener la chose alors j’ai trouvé ça » à mon avis.

Ma note:

14/20 Bon c’est facile de critiquer quand on n’a jamais rien fait soi-même, je vous l’accorde. Mais je suis énervée parce que j’attendais beaucoup plus de cette lecture. Pour moi, ce n’est vraiment pas le meilleur roman de Werber.

Citations choisies:

« On le disait étourdi, il se disait rêveur.
On le disait maladroit, il se disait dispersé.
On le disait distrait, il se disait absorbé par des réflexions exotiques. »

« Vous imaginez le premier poisson qui est sorti de l’eau pour ramper sur a terre ferme? Il a dû avoir une sacrée émotion. A peine sorti de l’eau il a dû vouloir y revenir. D’ailleurs, beaucoup y sont retournés, reconnut-elle. »

« C’est ton unique devoir. Transmets le savoir. Nos enfants oublieront beaucoup de choses, ils comprendront de travers, ils croiront même que cette planète est la seule où ont vécu les hommes. « La Terre ». Le Savoir, c’est le seul trésor qui peut nous permettre de sortir de l’obscurantisme. C’est tout ce qui reste des expériences, des douleurs, des erreurs et des inventions de nos ancêtres. Transmets le Savoir afin d’être sûre que nos descendants ne recommencent pas indéfiniment les mêmes erreurs. »

La Princesse de Clèves

Me revoilààà! J’ai eu une fin d’année quelque peu mouvementée, avec Noël, le 31 à la maison et les 50 ans de ma Maman. Du coup pas le temps de lire ni d’écrire sur le blog, mais on démarre cette année du bon pied, je m’y remet! Bon à partir de ce matin et pour 5 mois, je vais travailler à temps plein donc mon rythme de lecture risque d’être beaucoup moins soutenu mais étant donné que j’ai décidé de m’inscrire à la rentrée prochaine en lettres modernes et que j’ai pas mal de classiques qui manquent à ma culture, faut s’y mettre!

J’ai enfin lu la Princesse de Clèves, livre que j’ai acheté il y a plus de 5 ans, et j’ai envie de dire, il était temps! J’ai pourtant fais plusieurs tentatives mais je n’ai jamais réussi à accrocher. Cette fois je suis allée au bout, je dois dire que je n’ai pas détesté, mais ce n’est quand même pas du tout un coup de cœur. Enfin, je l’ai lu, c’est bon, je peux mettre une petite croix sur ma TO DO LIST de 2010…

Résumé royal:

Je vais vous la faire courte.

Mme de Clèves est amoureuse de Monsieur de Nemours, mais elle est mariée à M. de Clèves et très attachée à la notion de vertu. DONC amour impossible. DONC des gens malheureux. DONC ça ne finit pas très bien…

Résumé au dos du livre:

« La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru avec tant d’éclat que dans les années du règne de Henri second », et c’est bien sur le théâtre de la brillante cour des Valois que se noue et se joue la passion de la princesse de Clèves et du duc de Nemours. Passion tacite, et qui ne s’exprime longtemps que par des signes : un portrait dérobé, la couleur d’un vêtement au tournoi, la soudaine émotion d’un visage. Passion tragique, aussi, dont la mort est la conséquence imprévue.
Si La Princesse de Clèves, lors de sa parution en 1678, est le livre le plus immédiatement commenté de son époque, c’est que, sans rompre totalement avec le roman antérieur, il y introduit le souci de vraisemblance et de brièveté qui caractérise alors la nouvelle, et concilie de manière neuve narration et psychologie. Le premier des romans d’analyse ? Certainement. Mais simplement, aussi, un grand roman sans romanesque.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Un beau portrait de la noblesse  XVIème siècle, de la préciosité, beaucoup plus plaisant pour moi que ceux des livres d’histoire.

Une vraie histoire d’amour, vraie de vraie, pas une amourette celle là.

Malgré le fait que ce ne soit pas le genre de lecture qui m’attire de prime abord, je ne peux que valider que ce soit un grand classique de la littérature française et qu’il faut absolument le lire.

Enfin, encore une fois même si ce n’est pas le genre de roman qui me passionne, j’ai quand même été bouleversée par cette histoire si bien écrite.

Les -: Madame de Clèves! J’avais envie de la secouer et de lui dire : « Mais PU…! Vas y, accepte!!!!!!! ». Quelle tristesse de passer à côté de l’amour de sa vie par principe!

Comme je l’ai dit et redit, ce n’est pas le genre de lecture qui m’attire. Aux histoires de cours, je préfère largement le monde ouvrier de Zola, ou Hugo. Des vrais gens qui ont des vraies vies quoi. Il n’en demeure pas moins que vous vous devez de continuer à m’appeler Majesté n’est-ce pas!

Sinon un dernier point négatif, c’est qu’il y a vraiment beaucoup de personnages, et qu’il faut lire à mon avis le roman au moins deux fois avec un stylo en main pour bien tout comprendre. Cela dit, ce n’est un point négatif que pour ma première lecture.

Ma note:

15/20 Très bien écrit, rien à dire de ce côté là, mais je n’ai tout de même pas adoré cette lecture même si la fin m’a beaucoup plu.

Citations choisies:

« L’ambition et la galanterie étaient l’âme de cette Cour, et occupaient également les hommes et les femmes. Il y avait tant d’intérêts et tant de cabales différentes, et les dames y avaient tant de part que l’amour était toujours mêlé aux affaires et les affaires à l’amour. Personne n’était tranquille, ni indifférent ; on songeait à s’élever, à plaire, à servir, ou à nuire ; on ne connaissait ni l’ennui, ni l’oisiveté, et on était toujours occupé des plaisirs ou des intrigues. »

« Elle ne pouvait s’empêcher d’être troublée de sa vue, et d’avoir pourtant du plaisir à le voir ; mais, quand elle ne le voyait plus, et qu’elle pensait que ce charme qu’elle trouvait dans sa vue était le commencement des passions, il s’en fallait peu qu’elle ne crût le haïr, par la douleur que lui donnait cette pensée. »

« La passion de M. de Nemours pour Mme de Clèves fut d’abord si violente qu’elle lui ôta le goût et même le souvenir de toutes les personnes qu’il avait aimées et avec qui il avait conservé des commerces pendant son absence. Il ne prit pas seulement le soin de chercher des prétextes pour rompre avec elles ; il ne put se donner la patience d’écouter leurs plaintes et de répondre à leurs reproches. »

Book haul 20/09/2015

Aujourd’hui je suis allée à un vide grenier qui se tenait à côté de chez moi et j’en ai profité pour faire le plein de classiques à très bas prix (5 euros pour 11 livres je crois qu’on peut difficilement faire mieux!). J’ai décidé de réparer mes lacunes en matière de littérature classique et de relire certains que j’ai pu lire étant adolescente et pour lesquels j’ai envie de me faire un avis avec un œil plus adulte (si tant est que l’on puisse dire que je suis une adulte aujourd’hui mais enfin bref, ce n’est pas le sujet. Je divague, je DIVAGUE!). J’ai aussi trouvé un Nothomb que je n’avais pas encore alors je suis ravie!

Donc voilà je vous fait une petite liste de mes acquisitions et je vous invite à me laisser un commentaire si vous souhaitez que je lise et vous chronique un livre en particulier.

Au niveau des classiques:

  • Stendhal, La chartreuse de parme
  • Racine, Phèdre
  • Molière, Le misanthrope et L’école des femmes
  • Corneille, Le Cid et L’illusion comique
  • Abbé Prévost, Manon Lescaut
  • Balzac, Le père Goriot
  • Marivaux, L’île des esclaves

Et les deux autres, dont un Modiano, auteur que je veux découvrir depuis un bon bout de temps;

  • Nothomb, Le sabotage amoureux
  • Modiano, Rue des boutiques obscures

Voilà! Je suis ouverte à toutes suggestions si vous souhaitez me conseiller des livres classiques ou pas, et je vous souhaite une bonne soirée!