Les combustibles (❤️🇧🇪)

Quoi de mieux pour dire à nos chers voisins belges qu’on les aime que de lire une de leurs meilleures représentante?

Je reviens donc aujourd’hui avec le troisième livre d’Amélie Nothomb qui est une pièce de théâtre sous forme de huit-clos. Livre très court puisqu’il n’est composé que de 89 pages.

Je suis dubitative quant à mon avis sur ce bouquin. Je vous explique plus bas.

Résumé royal:

La guerre, l’hiver, le froid, un huit clos, les livres, le dernier que l’on emporterait sur une île déserte…

Résumé au dos du livre:

La ville est assiégée. Dans l’appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l’étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid : les livres…
Tout le monde a répondu une fois dans sa vie à la question : quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? Dans ce huis clos cerné par les bombes et les tirs des snipers, l’étincelante romancière du Sabotage amoureux pose à ses personnages une question autrement perverse : quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu’on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ?
Humour, ironie et désespoir s’entre-tissent subtilement dans cette parabole aux résonances singulièrement actuelles.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: La capacité d’Amélie Nothomb à créer des personnages masculins d’une cinquantaine/soixantaine d’année ventripotents et odieux qui paraissent si réels. Et encore mieux, sa capacité à me les faire aimer! De toute façon avec Nothomb on se retrouve toujours à aimer les « méchants »! J’ai eu l’impression de retrouver le Prétextat Tach d’Hygiène de l’assassin, qui je l’avoue, fait partie de mon Panthéon des personnages de fiction (Hygiène de l’assassin que, je vous l’ai déjà dit il me semble mais mieux vaut deux fois qu’une, je vous conseille à 10000%).

La fin, LA FIN!!! J’adore le cynisme et le côté odieux du professeur! C’est mon côté diabolique qui prend le dessus (quoi tu savais pas? MOUAHAHAHAHAH! Tu veux savoir qui sont mes idoles dans la vie?)

Le sujet : quelle est la place des livres dans une vie, quelle importance leur accorde-t-on, et à partir de quand peut-on ou pas décider de les sacrifier?

Les -: J’ai senti la jeunesse de l’auteur dans ce livre. Contrairement aux deux précédents, je ne sais pas expliquer mais j’ai senti quelquefois un manque de maturité dans l’écriture (les grands mots, me direz vous, il ne s’agit en aucun cas d’une critique étant donné que je serais bien en peine d’écrire un livre du niveau de ce texte, c’est simplement mon ressenti).

Le début un peu laborieux alors que la fin est presque trop rapide; tout se précipite alors que j’aurais aimé que ça dure un peu plus.

Ma note:

14/20  J’ai adoré la fin, mais ce n’est définitivement pas mon préféré des livres d’Amélie Nothomb.

Citations choisies:

« Mais non Daniel! Que cette guerre vous ait au moins appris l’intolérance! Sinon, elle n’aura servi à rien. »

« Mine de rien c’était une sacrée question que me posait votre chère et tendre. La formulation habituelle en est : « Quel livre emmèneriez-vous sur une île déserte? » Interrogation que j’ai toujours trouvée un peu stupide, car absurde : si le métier de professeur d’université devait offrir, en prime, un voyage sur une île déserte, ça se saurait. Mais, posée à l’envers, la question devient essentielle : quels livres auriez-vous le moins de scrupules à détruire? »

« Nous ne sommes pas en train de parler de réalité. Que votre vie n’ait pas de valeur artistique, c’est très possible. Raison de plus pour que la littérature en ait une.

LE PROFESSEUR. Ca vous arrange bien, n’est-ce pas? Votre vie peut être médiocre, puisque la littérature compensera. »

Publicités

Hollow city (Deuxième tome de Miss Peregrine et les enfants particuliers)

Hop! Aussitôt terminé aussitôt résumé! Oui je sais votre majesté est trop bonne! (Et que celui au fond à gauche garde pour lui ses remarques graveleuses)   Je viens donc de terminer Hollow city, le deuxième tome de la saga Miss Peregrine et les enfants particuliers. Et la première chose que je peux vous dire c’est que j’ai été ravie de lire ce livre! Je partais avec quelques à priori du fait que j’avais lu pas mal de commentaires disant qu’il était moins bien que le premier mais personnellement je l’ai préféré. Je vous en dis un peu plus dans ce qui suit…

Résumé royal (attention SPOILER si vous n’avez pas lu le tome I):

Jacob a donc décidé de suivre ses amis particuliers dans leur quête de la dernière ombrune qui n’a pas encore été capturée. Durant leur périple ils vont rencontrer d’autres particuliers, mais aussi d’autres créatures moins agréables. Passant de boucles en boucles, ils vont traverser plusieurs époques en très peu de temps, car le temps leur est compté.

Voilà, je n’en dirai pas plus parce que je ne veux pas dévoiler quoi que ce soit.

Résumé au dos du livre:

Un deuxième tome merveilleux et étrange, tout aussi passionnant.

(Voilà débrouillez vous avec ça!)

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Toujours cet univers particulier avec un voyage dans le temps parfaitement illustré, on s’y croirait! Ce serait prétentieux de ma part, mais je trouve que l’auteur a fait des progrès au niveau de son écriture depuis le tome I (à moins que ce soit la traduction). Un gros point positif également au niveau du rythme! On court avec les enfants, on est angoissé avec eux à cause du temps qui passe trop vite et que la quête de la dernière ombrune n’aboutit pas. Vraiment ravie à ce niveau car je trouvais que le tome I traînait justement en longueur. Et enfin, chapeau bas pour la fin! Je crois que je suis passée par tous les états! Du stress à la déception, puis au ravissement! Encore une fois je n’en dirai pas plus, simplement que je suis ravie que la toute fin soit ouverte, ce qui signifie qu’il y aura certainement une suite, et ça c’est cool! (Ça y est ça lit des romans jeunesses et ça cause comme une roturière! Enfin ressaisissez vous majesté!)

Les -: Le seul point négatif pour moi, c’est que du fait de ce rythme soutenu, l’auteur ne développe pas assez les dons des enfants, leurs particularités. Même s’ils s’en servent pour se défendre et avancer, je regrette qu’ils n’en fassent pas plus usage. Mais je chipote, je chipote!

Ma note:

18/20  J’ai beaucoup aimé. Ce n’est pas un coup de cœur parce que ce n’est pas pour moi de la grande littérature non plus mais j’ai passé un très bon moment. Surtout à la fin! Ah cette fin! J’ai hâte de lire la suite!

Citations choisies:

« Cela dit, j’avais déjà fait ce choix quand j’avais accepté de partir vers l’inconnu avec les enfants particuliers. Et, pour être honnête, j’avais rêvé d’aventure depuis que j’étais petit. A l’époque, je croyais au destin. J’y croyais dur comme fer. J’éprouvais une drôle de démangeaison dans la poitrine quand j’écoutais les histoires extraordinaires de mon grand-père. « Un jour ce sera moi »

« Un être invisible! Quelle rare surprise! J’ai l’impression que vous êtes des particuliers… très particuliers. »

« Je voudrais bien t’acheter pour te libérer, a continué Olive, mais on a dépensé tout notre argent dans les billets de train. On n’a même plus de quoi s’offrir des tartes à la viande, et encore moins une esclave, je suis désolée.

  L’enfant a pivoté vers elle.

  – Je ne suis pas à vendre! a-t-elle crié en tapant du pied.

  – Tu en es sûre?

  – Oui! »

« Depuis le début de notre périple, la situation ne m’avait jamais paru aussi incertaine. Voilà que notre avenir était suspendu au bon vouloir d’un pigeon! »

Miss Peregrine et les enfants particuliers

MISS-PEREGRINE-ET-LES-ENFANTS-PARTICULIERS_ouvrage_popin

Ah ah, se dit-elle, comment donc vais-je pouvoir présenter mon premier livre?

Et bien comme ceci (pardonnez votre majesté si son commentaire n’est pas Tôpissime à votre goût, elle s’améliorera au fil du temps et de vos remarques  – gentilles les remarques hein?):

Je disais donc… Ah oui, Miss Peregrine et les enfants particuliers.

Cela faisait un bon moment que votre majesté louchait sur ce bel ouvrage en se disant « Ça ma reine c’est un livre pour toi! ». Mais disons que suite à de nombreuses péripéties, je ne nommerais point les cadeaux de Noël, votre reine s’est considérablement appauvrie. MAIS les cadeaux de Noël étant à double sens, son budget a quelque peu augmenté et elle a sauté sur l’occasion pour s’offrir son Précieux. Disons que je comptais depuis un moment l’acheter d’occasion mais comme le bruit que mon Seigneur Ô le grand Tim Burton avait eu la merveilleuse et Lumineuse et Ô rutilante idée d’adapter ce roman en une magnifique oeuvre, et bien son prix d’occasion était quasi identique au neuf. Bref tout ça pour dire qu’il est à moi, enfin et que je l’ai dévoré ce week-end. 

Voici donc mon avis, je suis bien entendu en tant que débutante dans la blogosphère ouverte à tout commentaire, réflexion, compliments, flatteries, Éloges, Louanges…

Résumé royal:

Jacob, un adolescent « normal » est très proche de son grand père, qui depuis sa petite enfance lui raconte des histoires complètements loufoques sur son passé avec des personnages aux pouvoirs surnaturels, photos à l’appui. Bien entendu, en grandissant, Jacob se rend compte que ces histoires ne sont que des inventions de son grand père et comprend que celui-ci s’est toujours moqué de lui en lui demandant de les prendre au sérieux. Jusqu’au jour où se produit un événement important (Ah ah je vous tiens! Vous pensiez donc que j’allais tout vous révéler!!!) qui mènera Jacob, après quelques instructions très vagues de son grand-père, sur une île du Pays de Galle qu’il va explorer à la recherche de la vérité. C’est alors qu’il va faire la connaissance de Miss Peregrine et des enfants particuliers…

Voilà n’insistez pas, je n’en dirai pas plus! Sinon autant vous raconter l’histoire hein!

Résumé au dos du livre:

Une histoire merveilleusement étrange, émouvante et palpitante.

Un roman fantastique qui fait réfléchir sur le nazisme, la persécution des juifs, l’enfermement et l’immortalité.

Ce que j’en ai pensé:

Les +: Un univers surnaturel et Noir comme je les aime (dans la limite du raisonnable, nous sommes dans de la littérature jeunesse), qui reste malgré tout très réaliste, ce qui fait que l’on se prend vraiment à penser que ce monde existe, que ces enfants existent, et que l’on a très envie de prendre le bateau jusqu’au Pays de Galles pour les rencontrer. Les photographies sont également très bien choisies, et l’on est d’autant plus ravi d’apprendre que ce sont de vraies photos d’archives. Et bien sûr, gros point positif, les graphismes! Là je suis totalement fan! Les illustrations, les couleurs, si les livres étaient personnalisés, votre reine l’aurait voulu tel quel!

Les -: Et oui, parce-qu’il y en a quand même, d’abord, un début qui traîne en longueur, une histoire qui met beaucoup de temps à se mettre en place, ce que j’ai trouvé dommage car du coup la suite se déroule très (trop) vite. Le livre est à mon avis quasi coupé en deux: l’avant rencontre où tout est lent, où il ne se passe pas grand chose, environ la moitié du roman, et l’après, où tout s’accélère, où Jacob vit à mille à l’heure (ce qui est un comble quand on sait qu’en ce lieu les personnages ne peuvent pas vieillir). En enfin, parce-qu’il faut bien qu’une reine chipote avec les détails, les photos qui sont un peu trop facilement présentées (j’aurais aimé être tenue en haleine avant chacune et avoir hâte de les découvrir, mais elles étaient là avant que je me lamente sur le fait que je ne lis pas assez vite).

Ma note:

17/20  J’ai beaucoup aimé, mais ce n’est pas le coup de cœur que j’attendais. Mais j’ai quand même hâte de lire la suite qui promet d’être palpitante.

Citations choisies:

Citations qui m’ont plu même si elles n’ont pas vraiment de rapport avec l’histoire, mais il y a des choses comme ça qui font sourire!

« De plus près, j’ai constaté que les pots ne contenaient ni fruits, ni légumes, mais des organes. Des cerveaux. Des cœurs. Des poumons. Des yeux. Tous conservés dans du formol, d’où la puanteur… J’ai reculé en suffoquant, à la fois dégoûté et horrifié. Dans quel endroit étais-je tombé? On trouve ce genre de bocaux dans les sous-sols d’une école de médecine, à la rigueur. Pas dans un foyer pour enfants! »

« Mais, si chaque jour était exactement semblable au précédent et si, comme l’avait affirmé Miss Peregrine, les enfants ne pouvaient pas partir, cet endroit n’était pas seulement un paradis. C’était aussi une prison. »

« Pendant cent générations, il a dormi, blotti comme un fœtus dans le ventre mystérieux de la terre, fermentant dans les ténèbres tel un fruit oublié dans un garde manger, jusqu’à ce que la fourche d’un fermier le déterre, brutale sage-femme, étrange récolte. »